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Ce titre est un peu accrocheur, c'est fait exprès. Jésus a existé, en Judée. Il était un Homme, comme tous les Hommes, ni plus, ni moins et ceux qui en ont fait le fils de Dieu, ou Dieu lui-même, se trompent.

Texte de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, Jésus, la vérité, La voie et l'éveil.
Aucun Homme, depuis les débuts de l'Humanité, n'a fait de miracle ou été un Dieu vivant

 

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

 

"La vérité sur Jésus", ce titre est un peu accrocheur et c'est fait exprès. Jésus a existé, en Judée, à l'époque du roi Hérode et en Samarie, qui était une province romaine, du temps de l'empereur Auguste. Israël n'existait pas. Avant Rome, il y eut, dans la région, les Perses et les Ptolémées, descendants d'Alexandre le Grand, dont l'empire s'étendait jusqu'aux bords de l'Indus, dans ce qui est devenu le Pakistan. Je souligne que l'origine géographique de La Voie, germe du Yoga originel, est aussi les bords de l’Indus, plus précisément la civilisation harappéenne.

 

 

On ne connaît que trois ans de la vie de Jésus, du point de vue occidental, le temps relaté par les évangiles. Jésus a vécu trente-trois ans, avant sa rencontre (supposée), avec Jean le baptiste. Pour commencer, Jésus parlait l'araméen et dans cette langue, Jésus se disait « Yeshoua », ou « Yehoshua ». « Christ » n'était pas son nom, mais un qualificatif grec, signifiant l'Oint* (du Seigneur), utilisé dans les écrits chrétiens pour dire que Jésus (ou yeshoua) était le Messie. Le mot messie est dérivé de l'araméen « meshiha » et veut dire : « Oint du Seigneur ».

 

* Oint : ayant reçu une onction. Le mot onction, en théologie, signifie « Action pacifiante de la Grâce ».

 

 

 

Homme ou Dieu ?

 

 

 

Jésus était un Homme, comme tous les Hommes, ni plus, ni moins et ceux qui en ont fait le fils de Dieu, ou Dieu lui-même, se trompent, aveuglés par leurs croyances religieuses, leurs dogmes. Jamais aucun être-humain, depuis les débuts de l'Humanité, n'a été autre chose qu'un Homme.

 

 

Marie et Joseph ont eu d'autres enfants que Jésus ; Jacques, surnommé « Le juste », Joseph (Joset), Jude et Simon. Ils eurent aussi deux filles, mais leurs prénoms sont inconnus. Il avait aussi des cousins, dont un prénommé Jean et des cousines. À l'époque, l'âge de la majorité était douze ans. Je vous laisse imaginer le temps que Jésus a eu, jusqu'à trente ans et sa rencontre, vraie ou imaginée, avec Jean le Baptiste, pour voyager et apprendre.

 

 

Les chrétiens n'ont pas été les seuls à transformer un Homme en Dieu : les Indiens (des Indes) ont fait la même chose avec tous les éveillés ayant marqué l'histoire spirituelle de leur pays : le buddha (éveillé) Gautama, du clan des sakyas, est considéré, par les hindouistes, comme un avatar (une incarnation) de Vishnou, un des trois aspects du Dieu suprême Brahman*.

 

*Les deux autres aspects de ce Dieu suprême sont « Brahma » et « Shiva ». Mais, le buddha Gautama ne s'est jamais prétendu autre chose qu'un Homme ordinaire.

 

 

Les hindouistes ont fait mieux encore : ils ont effacé la mémoire d'un homme, qui était un buddha (éveillé) et qui enseigna La Voie de la Libération. Son nom a été ainsi oublié. Les aryas, qui étaient des blancs originaires de la Bactriane et des plateaux de la Perse, avaient surnommé ce maître éveillé, à la peau sombre, natif des Indes ; « krishna ». Ce mot sanskrit était l'équivalent de « nègre ». Ce maître indien, à la peau sombre, a laissé des traces de son enseignement dans un livre, « Le chant de l'éveillé », ou « Bhagavad-Gîtâ », que les hindouistes ont réécrit pour le faire entrer dans une de leurs écritures, le « Mahabharata ». Ils ont fait de ce maître un autre avatar de Dieu, voir Dieu lui-même, pour les shivaïtes.

 

 

 

Le fils de l'Homme,

éveillé

 

 

 

Jésus, comme Gautama, ne s'est jamais prétendu autre chose qu'un Homme ordinaire. Il se faisait appeler « Fils de l'Homme » ou « Bar nasha », en araméen. Ce mot signifie : « Être-humain » ou « Homme ». Il était utilisé pour désigner une personne lambda. Jésus interdisait à ses suivants, apôtres et disciples, de l'appeler « fils de Dieu ». Le buddha Gautama faisait pareil. L'affirmation que Jésus était « fils de Dieu » est tardive et une pure invention des premiers prélats chrétiens*.

 

* « Jésus Christ, fils de Dieu », par Albert Dondeyne, Jean Mousson, Antoine Vergote, Michel Renaud et Adolphe Gesché, Presses de L'Université Saint-Louis, Bruxelles.

 

 

Jésus était donc un Homme, comme tout le monde, à ceci près qu'il était un éveillé. Quand je parle d'éveillé, je ne veux pas dire comme les complotistes qui pensent être les seuls à connaître la vérité et considèrent la majorité des gens comme des aveugles et des moutons. Quand je parle d'éveillés, je ne parle pas des wokes, sensibles aux souffrances des minorités et des animaux, qui luttent pour plus d'empathie et d'inclusion, souvent avec une véhémence qui les aveugle, au risque de détruire les bases même de leur identité humaine et d'armer la main de personnes mal intentionnées, qui veulent leur disparition.

 

 

Jésus avait voyagé, dans sa jeunesse. L'empire voisin de son pays (La perse) s'étendait des frontières de l'empire proche-orientale romain, Turquie actuelle comprise, Syrie, Irak, Iran, jusqu'aux rives de l'Indus, dans ce qui est, aujourd'hui, le Pakistan. Il avait utilisé les nombreuses caravanes de la route de la soie. Dans ce pays, au nord, dans ce que l'on connait aujourd'hui comme le Cachemire, Jésus rencontra un éveillé qui l'initia à la mystique, source de tous les yogas mystiques, ancêtre du védisme, après les ajouts des spiritualités Aryas. C'est cette mystique qu'il enseigna, ayant connu l'éveil, quand il fut revenu, à trente ans, dans son pays d'origine.

 

 

Un éveillé, dans le sens mystique du mot, est un buddha, ou budha. L'éveil est le fait d'avoir conscience de l'Unité, de pouvoir se connecter à cette Unité avec facilité et de discerner, infailliblement, ce qui vient de la vérité, l'Unité et ce qui vient de l'illusion. L'éveil est provoqué par un samadhi* particulièrement profond ; le « nirvikalpa-samadhi ».

 

 

Sans ce passage par ce samadhi, pas d'éveil possible. Beaucoup de croyants confondent l'éveil et la Libération (du cycle des incarnations) et disent qu'un éveillé n'a plus d'égo. C'est une erreur ; l'ego est ce qui permet à l'âme d'avoir conscience d'elle-même, d'être une âme incarnée, individuelle. L'ego reste jusqu'à la mort. Ce que les gens nomment « ego » est, en fait, le « faux-ego* ».

 

 

*Samadhi : état de parfaite conscience de la béatitude (satçitananda). Le samadhi désigne aussi un stade de la méditation profonde, venant après « Prànàyàma », qui est le fait de devenir conscient de la respiration. "Patanjali n'a jamais parlé de contrôle de la respiration." (Wikipédia). Après ce stade de conscience du souffle, vient « pratyàhàra », stade où le méditant peut distinguer l'objet de sa perception de cet objet. Ici, le mot « objet » parle de l'objet de la méditation, par exemple, la respiration, la lumière intérieure, les sons intérieurs ou Nada, etc. Ensuite viens "Dhyàna", la méditation profonde, quand rien ne vient troubler la concentration, puis samadhi. Il existe plusieurs degrés de profondeur du samadhi, jusqu'au plus profond, le « nirvikalpa-samadhi ». L'éveil est provoqué par ce samadhi, quand la conscience se fond dans l'Unité.

 

*Faux-ego : le faux-ego est ce que la plupart des gens nomment l'ego. On peut apparenter le faux-ego à la vanité. Le faux-ego est le fruit de l'ignorance, de l'aveuglement, quand la conscience s'identifie au mental, aux émotions, au corps, à la personnalité, aux connaissances apprises. Le faux-ego est le résultat de l'ignorance. L'ignorance de quoi ? Du Véda. Le Véda dont il s'agit ici ne désigne pas l'ensemble de textes sacrés, mais peut se traduire par « connaissance ». Cette connaissance est non apprise, révélée par l'expérience de la conscience de l'Unité. Le maître oublié, que les aryas ont surnommé krishna (le noir ou nègre), a parlé du faux-ego dans « Le chant de l'éveillé » ou « Bhagavad-Gîtâ » : « Celui que les plaisirs matériels n’attirent plus, qui n’est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s’est libéré du faux-ego, peut seul connaître la paix parfaite. Celui qui, au moment de sa mort, retrouve le chemin de l'Unité, celui-là entrera au Royaume. » ( ''Le chant de l'éveillé'' 1.17 ou la ''Bhagavad-Gîtâ'', 2:71/72)

 

 

 

Paroles d'évangiles

 

 

 

Jésus a vécu, avant l'âge de trente-trois ans et les débuts de l'épisode de sa vie relaté par les évangiles et tout ce que racontent les évangiles n'est pas à prendre comme paroles d'évangiles. Les quatre évangiles canoniques ont été rédigés dans une forme littéraire très à la mode à l'époque : la « vita ».

 

 

Cette forme de narration mélangeait le vrai et le faux, le symbolique. C'était comme une « chanson de geste », comme le Mahabharata indien et les miracles, la crucifixion ont été ajoutés au récit de la vie de Jésus après coup, pour plaire aux gens de l'époque. Par exemple, l'épisode de la crucifixion a été inspiré par le mythe d'Orphée.

 

 

La famille de Jésus, sa mère et ses frères, surtout Jacques, juif très pieux, n'adhérait pas à sa mystique, qui s'éloignait trop, à son goût, des valeurs juives. Quand ils cherchaient à le sermonner, à ce propos, et qu'ils demandaient à le voir, alors qu'il donnait satsang à la foule, il répondait : « Ma mère et mes frères sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique. » (Luc 8, 19-21)

 

 

Jésus a vécu longtemps après la fin du récit évangélique. Pour éviter d'être tué par les Romains, il s'est réfugié dans l'empire perse, qui allait de la Syrie jusqu'au Pakistan actuels, aux rives de l'Indus, en passant par l'Irak et l'Iran. Des livres de l'époque, écrits par des habitants de ces contrées, relatent le passage de Jésus. Un texte parle de ça avec plus de détails, ici. Il est mort à plus de cent ans, au Cachemire. Il existe, encore aujourd'hui, une tombe qui serait celle de Jésus, au Pakistan.

 

 

 

Fiabilité des évangiles

 

 

 

Ne prenez pas les évangiles pour argent comptant. « De nombreux évangiles ont circulé, pendant les premiers siècles du christianisme. » (Wikipédia). Seulement quatre évangiles sont reconnus par l'église : L'évangile selon Matthieu, Marc, Luc et Jean. Deux ont été rédigés par des apôtres, ceux de Matthieu et de Jean. Marc était un disciple de Pierre (Siméon Bar-Yohah ou « Simon, fils de Jonas »). Luc était un disciple de Paul (de tarse ou saul). Paul, un citoyen Romain, n'a pas connu Jésus.

 

 

Aux débuts de la communauté chrétienne, deux "écoles" se disputaient l'héritage de Jésus : une, dirigée par la famille de Jésus, avec Jacques et Marie à sa tête et une autre, celle de ses disciples, dirigée par Pierre et d'autres apôtres. Ces deux écoles tenaient des propos différents.

 

 

Pour en revenir aux évangiles, ce qui est étrange, pour celui selon Matthieu (qui a connu Jésus), c'est que les chercheurs le considèrent comme ultérieur (après) aux épîtres de Paul, écrites entre 50 et 65 de notre ère. On a vu que Paul n'avait pas connu Jésus. Ces mêmes chercheurs considèrent même l'évangile selon « Matthieu », comme ultérieure à celui de Marc. De plus, on a vu que Marc, disciple de « Pierre », n'avait pas connu Jésus.

 

 

Les recherches actuelles considèrent que l'évangile selon Matthieu a été rédigé à partir de deux sources différentes ; l'évangile selon Marc et un recueil de paroles de Jésus, la « source Q ». Il ne resterait plus, comme évangile rédigé par un apôtre de Jésus, que celui de Jean. La plupart des historiens réfutent l'hypothèse de Jean, comme rédacteur de cet évangile. Ils sont d'accord pour dire que les rédacteurs de l'évangile, selon jean, seraient les membres d'une « communauté johannique », à la fin du premier siècle. Donc, aucun des quatre évangiles n'a été rédigé par quelqu'un qui aurait connu Jésus.

 

 

Pourquoi est-ce important qu'un évangile ait été rédigé par une personne ayant connu Jésus ? En fait, c'est plus que ça : un évangile devrait avoir été rédigé par un disciple de Jésus. Tous ceux qui ont rencontré Jésus n'étaient pas de ses disciples et même ses apôtres n'étaient pas tous ses disciples. Qu'est-ce que c'est, être disciple de Jésus ? C'est avoir reçu son baptême « dans l'Esprit-Saint et dans le feu.* ».

 

*« Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. » (évangile selon Luc, 3 : 16)

 

 

Ce baptême est une initiation, une révélation que seul un maître éveillé, un buddha peut donner. Baptiser d'eau, aujourd’hui les prêtres et pasteurs chrétiens le font, mais ils n'administrent pas le baptême que Jésus administrait. Il a été mentionné que Luc n'avait pas connu Jésus, qu'il était un disciple de Paul, qui n'avait pas non plus connu Jésus. Même la rencontre entre Jésus et Jean le Baptiste est remise en cause par les historiens, les exégètes et les mandéens (disciples de Jean le Baptiste).

 

 

Il existe un évangile qui serait plus près de la vérité historique et spirituelle, l'évangile selon Jésus. Vous pouvez le lire, le télécharger (en PDF), ici.

 

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

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Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #Jésus, #vérité, #religion, #évangiles, #HansYoganand
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