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La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai

-L'éveil des Bouddhas

English below. Il y a éveil et réveil. Bouddha était un éveillé, pas un woke. Beaucoup de gens qui se réveillent au besoin des choses subtiles croient qu'ils connaissent l'éveil. L'éveil fait les éveillés, il ne se décrète pas. Il vient dans un nirvikalpa-samadhi. 

 L'Éveil des Bouddhas : Nirvikalpa Samādhi et Unité   L'Éveil des Bouddhas : Nirvikalpa Samādhi et Unité

 

The English text follows the French text

 

 

Le blog où se trouvent les satsang est ici

 

L’Éveil des Bouddhas : Une Plongée dans l’Unité

 

Résumé

 

L’éveil, souvent célébré comme celui des Bouddhas, n’est pas un simple « réveil » spirituel, une prise de conscience des réalités subtiles ou une sensibilité accrue. C’est un événement fulgurant, une immersion profonde dans l’Unité lors d’un Nirvikalpa Samādhi, où la conscience se fond dans la lumière intérieure, abolissant espace et temps.

 

Cet éveil, vécu par Sri Gautama Siddhartha (le Bouddha, sage des Shakyas), Lao-Tseu, Jésus, Guru Nanak, Mahavira, et d’autres figures rares, confère deux qualités uniques : la juste-vue (discernement infaillible entre le vrai et le faux) et la capacité à s’effacer devant l’Absolu.

 

Distinct de la Réalisation (sahaja samādhi) ou de la Libération (Moksha), l’éveil est une étape transformative, mais souvent mal comprise dans les discours contemporains sur la spiritualité.

 

L’Éveil, Une Foudre Spirituelle

 

L’éveil, tel que vécu par Sri Gautama Siddhartha, devenu le Bouddha (« l’éveillé »), est un événement brusque, comparable à un « coup de tonnerre » dans une méditation profonde. Il survient lors d’un Nirvikalpa Samādhi (ou Nirbīja Samādhi, Yoga Sūtras, I.51), un état où la conscience se fond totalement dans l’Unité, une lumière intérieure appelée jyoti ou bargho dans le Yoga-originel de La Voie.

 

Dans cet état, espace et temps s’abolissent : ce qui semble durer quelques secondes peut s’étendre sur des heures. À son retour à un état de conscience habituel, le méditant est transformé en éveillé, porteur d’une vision nouvelle.

 

Cet éveil n’est pas une vague prise de conscience spirituelle, comme l’« éveil aux choses subtiles » souvent célébré dans les cercles contemporains. Ce n’est pas non plus la Moksha (libération finale du cycle des incarnations, samsāra) des traditions hindouistes, ni la Réalisation (sahaja samādhi), un état permanent de pleine conscience. Il s’apparente au Satori zen ou à l’extase mystique de Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), un moment où la conscience touche la béatitude, que Jésus nommait le « Royaume » (Satyaloka).

 

Les Qualités de l’Éveillé

 

L’éveillé ne possède pas de pouvoirs paranormaux, contrairement aux idées répandues. Les siddhis (pouvoirs spirituels) sont, selon Patañjali, des obstacles au véritable éveil : « Ces facultés, obstacles au samādhi, apparaissent dans la dispersion, comme des réalisations » (Yoga Sūtras, III.37 : Te samādhau upasargā vyutthāne siddhayaḥ). Le Yoga-originel de La Voie met en garde contre ces pièges de l’ego spirituel, qui flattent la vanité.

 

L’éveillé dispose de deux qualités essentielles : La juste-vue ; un discernement infaillible entre le vrai et le faux, le bien et le mal, la réalité et l’illusion. Cette clarté spirituelle permet de voir l’Unité dans le multiple, transcendant les dualités.

 

L’effacement ; la capacité à s’effacer devant l’Absolu, dans la méditation ou le satsang (parole inspirée), laissant la conscience divine s’exprimer librement. Ces qualités, acquises après un Nirvikalpa Samādhi, distinguent l’éveillé, comme Bouddha, Lao-Tseu, Jésus, ou Mahavira, des prétentions de l’ego spirituel, qui confond l’éveil avec une sensibilité accrue.

 

L’Éveil Mal Compris

 

Le terme « éveil » est souvent galvaudé, associé à un vague « éveil spirituel » ou à une liste de « douze signes de l’éveil » dressée par des auteurs n’ayant pas expérimenté le Nirvikalpa Samādhi.

 

Ces interprétations, influencées par l’ego spirituel, flattent la vanité, comme lorsqu’on se croit « éveillé », ou woke, pour être moins matérialiste ou plus sensible.

 

De même, certains associent l’éveil à des dons paranormaux, une idée rejetée par les véritables mystiques. Patañjali, dans les Yoga Sūtras, met en garde contre les siddhis, qui détournent du véritable samādhi.

 

L’éveil véritable, tel que vécu par Siddhartha, n’est pas une maladie à diagnostiquer par des « signes » ni un état accessible par des pratiques superficielles (récitation de mantras, régime alimentaire). C’est un événement transformateur, survenant dans une méditation si profonde que la conscience s’immerge dans l’Unité, laissant une empreinte indélébile.

 

Nirvikalpa Samādhi : La Porte de l’Éveil

 

Le Nirvikalpa Samādhi, ou Nirbīja Samādhi (Yoga Sūtras, I.51), est la porte de l’éveil. Dans cet état, la conscience se fond dans l’Unité, abolissant espace, temps, et dualité. Ce qui semble durer quelques secondes peut s’étendre sur des heures, comme en témoigne une expérience personnelle où la lumière intérieure a révélé la béatitude du Satyaloka.

 

Dans l’Advaita Vedānta, Ramana Maharshi décrit cet état comme une immersion totale dans le Soi (Ātman = Brahman), sans pensée ni corps. Dans le jaïnisme, il s’apparente au Kevala Jnana, la connaissance absolue.

 

Cet état est distinct de la Réalisation (sahaja samādhi), un état permanent de pleine conscience de la Grâce et de l’harmonie fondamentale, maintenu par une sādhanā (pratique continue).

 

L’éveil, bien qu’il soit une étape transformative, n’est pas la Libération (Moksha), qui implique la fin du cycle des incarnations. L’éveillé reste incarné, avec un ego fonctionnel, mais sa conscience est profondément transformée.

 

Ego et Faux-Ego : La Grâce et l’Illusion

 

Dans le Yoga-originel de La Voie, l’ego est une Grâce divine, un outil permettant à l’âme de s’incarner, de dire « je », et d’exercer son libre arbitre. Comme un lichen, où le champignon et l’algue s’unissent, l’âme est « mariée » à l’ego lors de l’incarnation. « L’âme vient du Tout, la Grâce lui donne chair et la marie à l’ego pour qu’elle prenne conscience et puisse dire « je » en toute liberté » (Bhaktimàrga, 62).

 

Ce libre arbitre est essentiel au dessein spirituel de l’existence. Le faux-ego, en revanche, est l’illusion d’individualité, alimentée par rajas (agitation, désir) et tamas (ignorance, inertie), qui voile la conscience de l’Absolu. « Le faux-ego s’attache à la terre et aux sens en oubliant l’essence » (Bhaktimàrga, 79).

 

Lorsque le mental, système d'exploitation de l'ordinateur du corps, est dirigé par le faux-ego plutôt que par la conscience, il engendre confusion, dualité, et souffrance. Krishna, dans la Bhagavad-Gītā, explique en substance : « Les actions sont effectuées par les gunas, mais l’ego illusoire pense : ‘Je suis l’auteur’ ».

 

L’éveillé, grâce au Nirvikalpa Samādhi, transcende le faux-ego, mais l’ego (Grâce) demeure tant que le corps est vivant. La Libération (Moksha) n’intervient qu’à la mort, lorsque l’âme se désincarne. Ainsi, l’éveil n’est pas la disparition de l’ego, contrairement aux idées répandues.

 

La Sādhanā : Discipline de l’Éveil

 

L’éveil, bien que fulgurant, ne garantit pas la Réalisation (sahaja samādhi), qui exige une sādhanā continue, comparable au dhamma du Bouddha (Noble Sentier Octuple). Cette discipline, dans le Yoga-originel, implique la méditation sur le Satnam, ou Saint-Nom (Nom véritable), une vibration divine proche du son primordial du Sant Mat, pour maintenir la pleine conscience de la Grâce. La sādhanā maîtrise les vṛttis (fluctuations du mental, Yoga Sūtras, I.2) et les gunas, empêchant le faux-ego de reprendre le contrôle.

 

Krishna, dans la Bhagavad-Gītā (XIV.20), enseigne la transcendance des gunas pour atteindre l’immortalité spirituelle. Lao-Tseu, dans le Tao Te King (chap. 51), décrit le wu wei comme une action spontanée en conscience du Te, exigeant une discipline intérieure. Jésus, en parlant du « Royaume », et Mahavira, à travers l’ahimsa, incarnent cette vigilance continue. La sādhanā unifie ces traditions dans le Yoga-originel, menant à la Réalisation.

 

Les Éveillés : Porteurs de l’Unité

 

Le Yoga-originel envisage Siddhartha, Lao-Tseu, Jésus, Guru Nanak, Krishna, et Mahavira comme des éveillés humains, non des figures divines, ayant expérimenté le Nirvikalpa Samādhi. Leur enseignement, centré sur la juste-vue et l’effacement, reflète une conscience de l’Unité :

Siddhartha : Son éveil sous l’arbre de Bodhi, après un Nirvikalpa Samādhi, lui conféra la juste-vue et l’effacement, fondements du dhamma.

 

Krishna : Dans la Bhagavad-Gītā, il enseigne le Karma Yoga comme méditation en action, en conscience du Satnam.

 

Lao-Tseu : Son wu wei, en conscience du Te, incarne l’harmonie avec l’Absolu.

 

Jésus : Son « Royaume » reflète la béatitude de l’Unité.

 

Mahavira : Son ahimsa et son Kevala Jnana incarnent la maîtrise du faux-ego.

 

Guru Nanak : Sa mystique du Satnam unit l’âme à l’Absolu.

 

Ces éveillés, bien que transformés par l’éveil, n’avaient pas de pouvoirs paranormaux, mais une conscience profonde de la Grâce.

 

Conclusion : L’Éveil, une Étape vers la Réalisation

 

L’éveil des Bouddhas, loin des clichés de l’ego spirituel, est un événement fulgurant survenant dans un Nirvikalpa Samādhi, où la conscience s’immerge dans l’Unité. Conférant la juste-vue et l’effacement, il transforme l’éveillé, mais n’est qu’une étape vers la Réalisation (sahaja samādhi), un état permanent de pleine conscience de la Grâce, maintenu par une sādhanā continue.

 

Dans le Yoga-originel de La Voie, cette discipline, centrée sur le Satnam, transcende le faux-ego pour vivre en harmonie avec l’Absolu, unifiant des éveillés comme Siddhartha, Krishna, Lao-Tseu, Jésus, Guru Nanak, et Mahavira. Cette voie intemporelle invite chacun à chercher l’Unité, non dans les illusions du faux-ego, mais dans la lumière intérieure de la vérité.

 

 

#Bouddha, #ÉveilSpirituel, #Samadhi, #ConsciencePleine,
#YogaOriginel, #PaixIntérieure

 

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

lavoie.eu@gmail.com

 

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The Awakening of the Buddhas: A Dive into Unity

 

Summary

 

The awakening, often celebrated as that of the Buddhas, is not a mere “spiritual wake-up,” an awareness of subtle realities, or heightened sensitivity. It is a sudden, transformative event, a deep immersion in Unity during a Nirvikalpa Samādhi, where consciousness merges with the inner light, transcending space and time.

 

This awakening, experienced by Sri Gautama Siddhartha (the Buddha, sage of the Shakyas), Lao-Tzu, Jesus, Guru Nanak, Mahavira, and other rare figures, grants two unique qualities: clear vision (infallible discernment between truth and falsehood) and the ability to step aside before the Absolute.

 

Distinct from Realization (sahaja samādhi) or Liberation (Moksha), awakening is a pivotal step, often misunderstood in contemporary spiritual discourse.

 

Awakening: A Spiritual Thunderbolt

 

The awakening, as experienced by Sri Gautama Siddhartha, who became the Buddha (“the awakened”), is a sudden event, like a “bolt of lightning” in deep meditation. It occurs during a Nirvikalpa Samādhi (or Nirbīja Samādhi, Yoga Sūtras, I.51), a state where consciousness fully merges with Unity, an inner light known as jyoti or bargho in the Original Yoga of The Path.

 

In this state, space and time dissolve: what feels like seconds may span hours. Upon returning to a more ordinary state of consciousness, the meditator emerges as an awakened one, bearing a new vision.

 

This awakening is not a vague spiritual awareness, like the “awakening to subtle things” often praised in modern circles. Nor is it Moksha (final liberation from the cycle of rebirth, samsāra) in Hindu traditions, nor Realization (sahaja samādhi), a permanent state of full consciousness. It resembles the Satori of Zen or the mystical ecstasy of Saint Teresa of Avila (1515–1582), a moment when consciousness touches bliss, which Jesus called the “Kingdom” (Satyaloka).

 

Qualities of the Awakened

 

The awakened one has no paranormal powers, contrary to popular belief. The siddhis (spiritual powers) are, according to Patanjali, obstacles to true awakening: “These faculties, obstacles to samādhi, appear in distraction as accomplishments” (Yoga Sūtras, III.37: Te samādhau upasargā vyutthāne siddhayaḥ). The Original Yoga of The Path warns against these traps of the spiritual ego, which fuel vanity.

 

The awakened one possesses two essential qualities: Clear vision: Infallible discernment between truth and falsehood, good and evil, reality and illusion. This clarity allows one to see Unity within multiplicity, transcending dualities.

 

Stepping aside: The ability to surrender to the Absolute, in meditation or satsang (inspired speech), letting divine consciousness flow freely. These qualities, gained after a Nirvikalpa Samādhi, distinguish the awakened, such as Buddha, Lao-Tzu, Jesus, or Mahavira, from the pretensions of the spiritual ego, which mistakes awakening for heightened sensitivity.

 

Awakening Misunderstood

 

The term “awakening” is often misused, equated with a vague “spiritual awakening” or a list of “twelve signs of awakening” crafted by authors who haven’t experienced Nirvikalpa Samādhi.Such interpretations, driven by the spiritual ego, flatter vanity, as when someone feels “awake” or “woke” for being less materialistic or more sensitive.

 

Some even link awakening to paranormal gifts, an idea rejected by true mystics. Patanjali, in the Yoga Sūtras, cautions against siddhis, which divert from true samādhi.

 

True awakening, as lived by Siddhartha, is not a condition to diagnose with “signs” nor an outcome of superficial practices (mantra recitation, dietary choices). It is a transformative event, occurring in meditation so profound that consciousness merges with Unity, leaving an indelible mark.

 

Nirvikalpa Samādhi: The Gateway to Awakening

 

Nirvikalpa Samādhi, or Nirbīja Samādhi (Yoga Sūtras, I.51), is the gateway to awakening. In this state, consciousness merges with Unity, dissolving space, time, and duality. What seems to last seconds may span hours, as evidenced by a personal experience where the inner light revealed the bliss of Satyaloka.

 

In Advaita Vedānta, Ramana Maharshi describes this as total immersion in the Self (Ātman = Brahman), without thought or body. In Jainism, it aligns with Kevala Jnana, absolute knowledge.

 

This state is distinct from Realization (sahaja samādhi), a permanent state of full consciousness of the Grace and fundamental harmony, sustained by a sādhanā (continuous practice).

 

Awakening, though transformative, is not Liberation (Moksha), which entails the end of the cycle of rebirth. The awakened remains incarnate, with a functional ego, but their consciousness is profoundly transformed.

 

Ego and False Ego: Grace and Illusion

 

In the Original Yoga of The Path, the ego is a divine Grace, a tool enabling the soul to incarnate, say “I,” and exercise free will. Like a lichen, where fungus and algae unite, the soul is “wed” to the ego during incarnation: “The soul comes from the Whole, Grace gives it form and weds it to the ego so it can become conscious and say ‘I’ with full freedom” (Bhaktimàrga, 62).

 

This free will is essential to the spiritual purpose of existence. The false ego, however, is the illusion of individuality, fueled by rajas (agitation, desire) and tamas (ignorance, inertia), which veils consciousness of the Absolute: “The false ego clings to the earth and senses, forgetting the essence” (Bhaktimàrga, 79).

 

When the mind, the body’s operating system, is driven by the false ego rather than consciousness, it breeds confusion, duality, and suffering. Krishna, in the Bhagavad-Gītā (paraphrased from a personal translation, III.27), explains: “Actions are performed by the gunas, but the illusory ego thinks, ‘I am the doer.’

 

”The awakened, through Nirvikalpa Samādhi, transcends the false ego, but the ego (Grace) remains as long as the body lives. Liberation (Moksha) occurs only at death, when the soul discarnates. Thus, awakening is not the dissolution of the ego, despite common misconceptions.

 

Sādhanā: The Discipline of Awakening

 

Awakening, though sudden, does not guarantee Realization (sahaja samādhi), which requires a continuous sādhanā, akin to the Buddha’s dhamma (Noble Eightfold Path). In the Original Yoga of The Path, this discipline involves meditation on the Satnam (True Name), a divine vibration akin to the primordial sound of Sant Mat, to sustain full consciousness of the Grace.

 

Sādhanā masters the vṛttis (mental fluctuations, Yoga Sūtras, I.2) and gunas, preventing the false ego from regaining control.Krishna, in the Bhagavad-Gītā (XIV.20), teaches transcendence of the gunas for spiritual immortality. Lao-Tzu, in the Tao Te Ching (chap. 51), describes wu wei as spontaneous action in harmony with the Te, requiring inner discipline. Jesus, speaking of the “Kingdom,” and Mahavira, through ahimsa, embody this continuous vigilance. Sādhanā unifies these traditions in the Original Yoga, leading to Realization.

 

The Awakened: Bearers of Unity

 

The Original Yoga of The Path views Siddhartha, Lao-Tzu, Jesus, Guru Nanak, Krishna, and Mahavira as human awakened ones, not divine figures, who experienced Nirvikalpa Samādhi. Their teachings, centered on clear vision and stepping aside, reflect consciousness of Unity:

 

Siddhartha: His awakening under the Bodhi tree, after a Nirvikalpa Samādhi, granted clear vision and stepping aside, the foundation of the dhamma.

 

Krishna: In the Bhagavad-Gītā, he teaches Karma Yoga as meditation in action, in consciousness of the Satnam.

 

Lao-Tzu: His wu wei, in consciousness of the Te, embodies harmony with the Absolute.

 

Jesus: His “Kingdom” reflects the bliss of Unity.

 

Mahavira: His ahimsa and Kevala Jnana embody mastery of the false ego.

 

Guru Nanak: His mysticism of the Satnam unites the soul with the Absolute.

 

These awakened ones, transformed by awakening, had no paranormal powers but a profound consciousness of the Grace.

 

Conclusion: Awakening, a Step Toward Realization

 

The awakening of the Buddhas, far from the clichés of the spiritual ego, is a sudden event in a Nirvikalpa Samādhi, where consciousness merges with Unity. Granting clear vision and stepping aside, it transforms the awakened but is only a step toward Realization (sahaja samādhi), a permanent state of full consciousness of the Grace, sustained by continuous sādhanā.

 

In the Original Yoga of The Path, this discipline, centered on the Satnam, transcends the false ego to live in harmony with the Absolute, uniting awakened ones like Siddhartha, Krishna, Lao-Tzu, Jesus, Guru Nanak, and Mahavira. This timeless path invites all to seek Unity, not in the illusions of the false ego, but in the inner light of truth.

 

 

#Buddha, #SpiritualAwakening, #Samadhi, #PureConsciousness,
#OriginalYoga, #InnerPeace

 

 

 

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