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En Inde, les aryens définirent un périmètre comme le « pays des nobles », leur pays. Ce territoire, l' « Aryàvarta », était définit ainsi, vers 150 avant notre ère par le grammairien Patanjali (ne pas confondre avec celui du Yogasûtra).

 

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A l'origine de beaucoup de philosophies qui ont leurs origines en Inde, il y a les aryens. Les Aryens, ou Arya, n'étaient pas originaires du sous-continent. Ils venaient de régions au sud de la Russie, entre les mers Caspienne et d'Aral, puis sont descendus vers le sud, jusqu'en Iran (la Perse) puis en Inde, en passant par la Bactriane, un territoire à cheval sur l’Ouzbékistan, l’Afghanistan, le Tadjikistan et les montagnes de l'Hindu-kush. Le mot Aryens ou Arya signifie « noble ».

 

En Inde, les aryens définirent un périmètre comme le « pays des nobles », leur pays. Ce territoire, l' « Aryàvarta », était définit ainsi, vers 150 avant notre ère par le grammairien Patanjali (ne pas confondre avec celui du Yogasûtra) :

 

« C'est la région située à l'est du lieu où disparaît le fleuve Sarasvati, à l'ouest de la forêt nommée Kàlaka, au sud du mont Himalaya et au nord du mont Pàriyàtra. La forêt nommée Kàlaka se situait probablement au confluent du Gange et de la Jamna. Pour ce qui est du lieu où disparaît la Sarasvati, il se trouve au centre de la région désertique qu'on appelle aujourd'hui « le Thar » qui sépare l'inde actuelle du Pakistan. Le pays des nobles avait donc son centre de gravité dans la région comprise entre les deux grands fleuves Gange et Jamna (le Yamuna). » (Johannes Bronkhorst, infolio éditions, « Aux Origines de la philosophie indienne »).

 

Ce centre de gravité du « grand Magadha », situé dans l'état actuel de l'Uttar-Pradesh entre New-Delhi et Allahabad comprend, plus largement, Varanasi (Bénarès) et Patna dans l'état du Bihar. Dans cette région, à l'est du confluent entre le Gange et le fleuve Jamna (Yamuna), étaient nées, quelques siècles plus tôt, des philosophies importantes dont le bouddhisme et le jaïnisme.

 

 

Tronc commun

 

 

Les philosophies de ces régions, à cette époque, avaient en commun leurs croyances en la renaissance et en la « rétribution-karmique ». Les mouvements religieux se demandaient si le cycle des incarnations avait une fin et qu'elle pouvait bien être la méthode pour y arriver. Parmi eux les jaïnas concluaient que la seule façon de faire cesser le cycle des réincarnations et de la rétribution-karmique était de s'abstenir de toute action. En n'agissant plus on coupait la source de la rétribution karmique, et par là le cycle des réincarnations.

 

Un des points culminants du Jaïnisme était la suppression totale des mouvements du corps, du souffle, de la parole et de la pensée. Cette ascèse devait être poursuivie durant plusieurs vies, ceci afin d'épuiser le « crédit-karmique » accumulé au cours des précédentes vies. Aussi les jaïnas anciens résolurent-ils ce problème en décidant que leur ascèse (ou Sàdhanà) avait deux vertus : d'une part elle coupait la source des actes, en ne faisant plus rien, d'autre part elle considérait que les souffrances, que cette ascèse entraînait, rachetaient les actes du passé.

 

Un autre mouvement philosophique de l'époque, L'àjivikisme, admettait que l'absence de toute action épuisait le karma, mais l'idée que l'ascèse puisse effacer, racheter le karma du passé, d'avant le début de l'ascèse et des vies précédentes, cette idée L'àjivikisme ne l'admettait pas. L'àjivikisme considérait que les hommes n'avaient aucune prise sur le karma, mais que malgré tout ce cycle avait une fin naturelle et que l'ascèse était tout à fait inutile, pour la plupart des gens, qu'elle n'était bonne que pour ceux qui en étaient à la fin du cycle.

 

 

Le soi

 

 

Ces philosophies considéraient que le noyau de notre être, le soi, n'était pas ce qui agit. Le corps et l'esprit sont ce qui agit, le soi n'agit pas. C'est notre ignorance de ce vrai soi qui entraîne le karma et, donc, le cycle des incarnations à cause de la rétribution-karmique.

 

Aussi la recherche de la connaissance de notre vrai soi est le moyen de se libérer de la rétribution karmique. C'est tout de même un peu tiré par les cheveux, car si notre vrai soi (l'âme) n'agit jamais, à cause de sa nature, et que seuls le corps et l'esprit (le mental ) agissent, pourquoi voudriez-vous que l'âme soit tenue pour responsable des actes du corps et du mental ? Le corps et le mental disparaissent à la mort et changent à chaque incarnation. La seule chose qui reste de nous, à travers le cycle des incarnations, est le vrai soi, ou âme. L'âme ne devrait pas avoir à payer pour les actes du corps et du mental.

 

Qu'est-ce qui existe à part le « vrai-soi » ? Le soi étant par nature inactif, tout ce qui agit n'est pas le soi. Ce qui agit implique non seulement le corps mais également les pensées et la réflexion. Le soi inactif côtoie ainsi de nombreux éléments actifs. Pour reconnaître ce vrai soi, l'âme, il est donc nécessaire de calmer tout ce qui est actif, durant la méditation, corps comme mental, afin de voir ce qui reste quand tout se calme. Ce qui reste est alors le vrai soi.

 

 

Les trois causes

 

 

Les sages anciens, comme les anciens médecins, se demandaient ce qui pouvait bien causer cette intense et incessante activité, ils en avaient conclu que cette activité constante était due à l'interaction de trois forces qui, tout en étant complémentaires, s'opposaient.

 

Pour ce qui est de l'activité mentale on isola trois éléments qui en seraient à l'origine : Le bien-être (Sukha), la douleur (Duhkha) et la confusion (Moha). Pourquoi trois éléments ? Parce que deux se seraient annulés, auraient trouvé un équilibre, tandis qu'avec trois, c'était le déséquilibre, donc le mouvement assuré.

 

D'autres ont préféré expliquer l'activité mentale par trois autres facteurs, les gunas : sattva (pureté, vérité, bonheur, connaissance), rajas (l'énergie, la passion, la force, le désir, les instincts) et tamas (l'obscurité, les ténèbres, la lourdeur, l'inertie, l'ignorance, la stupidité, l'engourdissement).

 

Rapidement les trois gunas perdirent leurs attributions purement mentales pour devenir les constituants fondamentaux des aspects matériels autant que spirituels.

 

 

Karma et désirs

 

 

Le bouddhisme, comme le jaïnisme et L'àjivikisme, considèrent la renaissance et la rétribution karmique comme fondamentales mais pensent que la rétribution karmique ne concerne que les actes volontaires résultant du désir, quand les deux autres mouvements spirituels tiennent pour responsables du karma tous les mouvements, même automatiques comme la respiration.

 

Pour les bouddhistes le problème est le désir plus que les mouvements du mental, ses fluctuations selon le Yogasûtra. Le bouddhisme n'accorde aucune importance aux ascèses visant à l'immobilisation, pas plus qu'à la connaissance du vrai-soi. Le moyen d'atteindre la libération sera alors la destruction du désir. Au début du bouddhisme, jusqu'à plus de quatre cent ans après la disparition du maître, la vie des disciples se passait en récitations communes de ses paroles apprises par cœur. En effet l'écriture n'existait pas encore.

 

Mais cette récitation constante des conseils et de certains discours (satsang) du maître ne satisfaisait pas tous les disciples. Ceux que la fonction de mémoire et de récitation n’intéressait que très moyennement commencèrent un long travail de conceptualisation de l'enseignement du maître et de classement de ces concepts. C'était les débuts d'une autre branche du bouddhisme, la scolastique (abhidharma) et c'est ainsi que de l'enseignement pratique d'un maître vivant le bouddhisme est devenu une religion.

 

 

Le point de vue de La Voie

 

 

La Voie se distingue de ces trois courants spirituels par ce qu'elle apporte une solution à la question de la rétribution karmique qui, selon certains, serait de ne rien faire. Cette solution c'est le « service » ou le « non-agir ». Le non-agir de La Voie n'est pas le rien faire du jaïnisme. Le non-agir de La Voie est le même que celui décrit par Lao-Tseu dans le « Tao-Te-king » et dans « le chant du bienheureux » (ou Bhagavad-Gîtâ) avec le Service ou « l'abandon du fruit de ses actes ».

 

 

« Celui qui a réalisé l'Unité agit dans le non-agir, l'action faite dans le détachement de ses fruits et l'attachement constant à l'Unité. » (Lao-Tseu, dans le Tao-Te-King, extrait du chapitre 2 du livre un).

 

 

« Le Tao est constamment dans le non-agir, pourtant il fait tout. Si tous, puissants et moins puissants pouvaient garder leur Conscience centrée, toute l'humanité serait convertie à la paix. Si, une fois convertis, ils voulaient encore prétendre diriger, je les remettrais* dans le non-agir grâce au tao. » (Lao-Tseu, dans le Tao-Te-King, extrait du chapitre 37 du livre un).

 

 

« Reste fermement libéré des fluctuations du mental. Fais ton devoir, sans être lié ni par le succès ni par l’échec, c'est ta liberté.

 

Libère-toi des conséquences par le Service; absorbe-toi en L'Un. Avares sont ceux qui aspirent aux fruits de leurs actes.

 

Le Service peut, dans cette vie, libérer qui s’y engage des suites de l’action, bonnes ou mauvaises. Efforce-toi d'agir en renonçant aux fruits de tes actes. » (Extrait de 1.10, du chant du bienheureux ou 2-48 à 50, de la Bhagavad-Gîtâ)

 

 

« Absorbé dans le Service, le premie (amoureux de Dieu), a son refuge dans L'Unité et, renonçant en ce monde aux fruits de ses actes, il s’affranchit du cycle des morts et des renaissances, libre de toute souffrance. » (Extrait de 1.11, du chant du bienheureux ou 2-51, de la Bhagavad-Gîtâ)

 

 

« Toute action en état de service échappe au karma.» (Le livre de La Voie, ou Bhaktimàrga 2-3-6)

 

 

«Reste dans le service détaché, sinon indifférent, ne te crois pas l'auteur de tes œuvres.» (Le livre de La Voie, ou Bhaktimàrga 2-3-9)

 

Nous croyons en la réincarnation et au karma mais comme l'âme n'agit pas, comme il a été vu plus haut, que ceux qui agissent sont le mental et le corps, le karma ne poursuit pas l'âme, de vies en vies, quand elle change de corps et de mental. Un autre texte parle de ça plus précisément.

 

La façon d'arriver au but suprême, pour La Voie, c'est de se placer hors du karma par la pratique du service. Le service est une des quatre pratiques, ou piliers, de La Voie, avec la méditation, le satsang et les angas. Le service permet de rester hors du karma dans les actions, par la pratique d'une technique particulière, la méditation permet à l'âme, ou vrai soi, de ne plus s'identifier au mental et au corps, le satsang permet d'éclaircir son mental, de «ranger son bureau» , de «classer ses papiers» et les angas nous permettent de rester dans un état de conscience, de  santé favorables à l'Observance.

 

Mais le principal, pour un initié à La Voie, n'est pas tant de se tenir abrité du karma que d'affiner sa conscience et de rester émerveillé dans l'harmonie. cette harmonie, qui est d'origine divine, ne peut être atteinte que par la pratique assidue du service.

 

Vous voyez, La Voie est une Sàdhanà complète qui couvre tout le champs de chaque journée à travers la pratique des piliers (ou agya).

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

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Tag(s) : #lavoie, #spiritualité, #vérité, #bonheur, #patanjali, #karma, #méditation

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