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L'Agya est cité dans les textes de la voie mais peu de gens savent ce que ce mot désigne. Il est l'ensemble des trois pratiques de la voie qui couvre toute la journée. On parle de Sadhàna. L'Agya possède, en plus, la parole vivante d'un guide vivant.

In english

 

Résumé :

 

Le mot Agya est celui que l'on donne à la pratique du yoga-originel. Les pratiques spirituelles ont ce qui est désigné par le mot ''Sadhàna''. La Sadhàna est un ensemble de pratiques, comme des postures, des rituels, des chants, des façons de manger etc. Qui constitue le socle d'une voie.

 

La Sadhàna de la voie, de son yoga-originel porte ce nom ''Agya''. L'Agya est composé de trois pieds que sont le Service, le Satsang et la Méditation.

 

Le Service est le fait d'agir, tout au long de la journée, en restant le plus centré possible. Cet ''exercice'' se fait grâce à une des quatre techniques de Méditation, celle dite du ''Saint-Nom''. En souvenir inconscient du Service, le bouddhisme pratique la respiration consciente. C'est un peu de cet ordre là.

 

Le Satsang est l'écoute ou la lecture de témoignages du maître de la voie ou des disciple du quatrième degré de pratique, les premie. Avant de parler, le disciple médite et quand il ressent le Saint-Nom, et que ses pensées se sont calmées, il peut dire son témoignage de La Grâce dans la vie. Le Satsang motive le disciple.

 

La Méditation (formelle) est le fait de s'installer confortablement et d'entrer en contemplation. Il y a quatre techniques de Méditations différentes, sur la voie. En méditation assise il s'en pratique trois, les unes après les autres.

 

L'Agya est un socle à trois pieds sur lequel repose le disciple. Il lui faut les trois pieds, pas un, ni deux. La différence entre l'Agya de la voie et la Sadhàna d'une voie spirituelle traditionnelle, qui n'est pas la voie, c'est l'enseignement du guide. Le guide est la parole vivante. Cette parole vivante fait la différence entre la voie et une religion. L'enseignement passe par le Satsang.

 

l'astérisque* renvoie au lexique

 

 

 

Toute voie spirituelle, selon l'enseignement du yoga*, dont la voie est une expression, possède un cheminement, une ascèse qui lui est propre. Vous savez déjà que le mot yoga signifie liberté et puis, plus tard, union. Il existe un certain nombre de voies du yoga, ou voies vers la liberté, l'Unité. Parmi les plus connues des spécialistes, il y a les trois de la Trimàrga, ou voie vers la Libération*: Jnana, bhakti et karma-yoga.

 

La liberté dont il est question ici est celle de l'esprit libéré des fluctuations du mental et de ses souffrances. L'Unité dont il est question ici est le contraire de la dualité*. C'est l'union de la Conscience* et de L'Un* [Dieu pour certains, le Tao pour d'autres].

 

Vous voyez comment sont construits les nom des ces voies: en préfixe il y a le mot qui désigne la Sàdhana, suivi du mot yoga. Prenez, par exemple, le jnana-yoga: le mot est composé de jnana qui signifie Connaissance* [notez que le mot Veda désigne aussi la Connaissance]. Certains pensent que cette Connaissance se trouve dans l'étude. Le mot est alors utilisé dans le sens des connaissances*.

 

Mais la Connaissance dont il s'agit, en Vérité*, est celle de la béatitude* [apa]. C'est une Connaissance sensuelle, même s'il s'agit ici des sens intérieurs. Dans cette Connaissance il n'y a aucun concept, aucun enseignement que l'on puisse apprendre ou communiquer. Chacun doit faire son expérience intérieure par la pratique. C'est l'enseignement de l'école Sàmkhya, à laquelle appartenait ''Patanjali'' et de la Shruti.

 

L'expression ''ils se connaissent bibliquement '', en parlant d'un couple, parle de gens qui ont des relations charnelles. C'est de ce type de Connaissance dont il est question dans le Jnana-yoga: l'union sensuelle à la Connaissance, sous entendue de la béatitude.

 

Pour le Bhakti-yoga il s'agit de s'unir, ou de connaître l'Unité, par la dévotion*...mais cette dévotion n'a rien à voir avec les rituels de dévotion. Autrement dit: il ne s'agit pas de se prosterner en pranam pour connaître l'Unité mais c'est en connaissant l'Unité que l'on se prosterne, par reconnaissance.

 

Le karma-yoga est l'Unité dans l'action ou, pour les zen et les taoïstes, le non-agir*. Sur la voie ce serait un des trois pieds de son Agya*, le Service* ou ''Méditation-en-action''. Les bouddhistes pratiquent la respiration consciente.

 

 

La Sàdhana de la voie est l'Agya*

 

"Observer l'Agya est se soumettre à L'Un"

[Bhaktimàrga 1-4-41]

 

 

 

L'Agya est fait de trois pratiques ou ascèses:

le Service, le Satsang et la Méditation.

 

 

Le Service*, ou Méditation-en-action, consiste à faire tout ce que l'on a à faire en pratiquant, en même temps, une technique particulière désignée la technique du Saint-Nom*. Cette technique est invisible au regard des autres et permet, dans l'absolu, de garder une part de son attention sur une ''région'' de soi où règne le calme, la Paix* que certains nomment la vacuité.

 

L'Agya est composé de trois pieds, comme vous le savez maintenant. Ces trois pieds sont interdépendants. Par exemple la posture de désintéressement du Service influe directement sur la Méditation-formelle [zazen pour certains]: selon le verset 2.45 du traité du yoga-originel, "la dévotion au Seigneur a le pouvoir de conduire à l'extase parfaite".

 

Le second pied de l'Agya est le Satsang*, ce qui signifie la compagnie de la Vérité. Le guide donne le Satsang ainsi que les premie* -troisième degré de pratique-. Le Satsang est en même temps l'enseignement, la parole du maître inspiré et le témoignage.

 

Le troisième pied de l'Agya est la Méditation-formelle. Cette Méditation* peut se faire grâce à trois des quatre techniques révélées. Parmi celles-ci il en est une, la technique du Saint-Nom, qui peut se pratiquer de façon ''légère'' dans le Service et d'une façon plus profonde. Au chapitre I.28 du traité il est dit: ''La méditation sur ce son qui se répète est la méditation sur Dieu''

 

Le Nom de Dieu ne peut se dire ni s'écrire: il s'entend et s'écoute et la Méditation sur Son Nom n'est pas la répétition d'un mantra mais l'écoute exclusive du saint-Nom. Le Saint-Nom est révélé au cours de l'initiation à tout aspirant demandeur.

 

L’attention est le confinement du mental* en une région. Confiner son mental c'est le maîtriser. La Région dont il est question est l'objet de la Méditation. Chacune des trois techniques de la Méditation formelle possède sa propre ''région'' révélée au cours de l'initiation. Chacune de ces ''régions'' est le vestibule de Satçitananda, le Royaume comme le désignait le Christ: la parfaite Conscience de la béatitude.

 

 

L'Agya n'est pas seulement une Sàdhana,

vous pouvez trouver une Sàdhana dans un livre et vous y conformer.

L'Agya est plus que ça, il est avant tout une prescription du guide,

sa parole vivante.

Pour avoir un Agya il doit exister un guide vivant

capable de le dire, de retrancher et d'ajouter à l'Agya.

Il existe un Agya direct,

quand le Maître demande une chose spécifique.

Un Agya ne peut pas être au détriment de la sécurité,

de l'intégrité physique, morale et du libre-arbitre du Chela.

 

 

La pratique de cette Sàdhana, ou Observance* de l'Agya, n'est possible qu'après avoir reçu la Révélation* faite par le maître de la voie. Pour cela il est nécessaire de la demander.

 

 

Satsang en relation:

-Un deux trois méditez

-Observance

-Observer l'Agya

 

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Tag(s) : #yoga, #agya, #sadhàna, #spiritualité, #yogaoriginel, #lavoie

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