Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

En spiritualité il y a une différence entre les connaissances et la Connaissance. La Connaissance (ou shruti) est une évidence qui vient par la pratique, inspirée, révélée par l'expérience du plus profond de son véritable être: l'âme et le Saint-Nom.

 

In english

 

Résumé :

 

La Connaissance dont il est question sur la voie de la Liberté, le yoga-originel, n'est pas une des connaissances apprises (dites ''avec-graines'') à l'école, dans des livres. La Connaissance n'est pas les connaissances.

 

La Connaissance spirituelle dont il est question sur la voie est une Connaissance révélée, la Shruti de l'école védique Sâmkhya. C'est une Connaissance comme une évidence venue de profond à force de plonger dans la béatitude, la contemplation à travers l'Observance de l'Agya (les trois pratiques réunies formant le yoga-originel).

 

[l'astérisque* renvoie au lexique]

 

 

Question de mot

 


Qu'est-ce que la Connaissance, spirituellement ?

Est-elle la somme des choses apprises ?

Est-elle l'instruction, le savoir ? Évidemment non.

La vraie Connaissance* n'est pas

celle que vous trouvez dans les livres, aussi sacrés soient-ils,

pas plus que celle des temples.

 

 

Prenez, par exemple, une voie spirituelle très honorable comme le Bouddhisme. Il n'y a pas un bouddhisme mais une multitude suivant qu'ils soient indiens, tibétains, japonais, chinois, vietnamiens, américains, français etc. De toutes façons le bouddhisme nie l'existence de l'âme*, lui préférant un agrégat de sept éléments impermanents et interdépendants formant l'être. Pourtant il croit que l'Esprit, qui est d'ordinaire lié au corps physique, peut s'en détacher dans les Dhyàna et aller jusqu'au nirvàna [le nirvikalpa-samadhi, pour le yoga] s'établissant ainsi dans l'éveil.

 

Différents bouddhismes tibétain, japonais,indien,occidental


 

"Le samadhi est Satçitananda le Royaume dont le Christ parlait ''

[Bhaktimàrga 2-5-14]

 

 

Il existe là une incohérence, ou tout au moins un paradoxe. Comment, sans croire en l'existence de l'âme transcendant l'existence du corps physique, peut-on, en même temps dire qu'un des sept éléments formant l'être se détache des autres et connaît le nirvàna, sur la route de l'éveil* ?

 


Un paradoxe

 


Cet apparent paradoxe s'explique par une simple question de vocabulaire : le mot âme est remplacé par celui d'Esprit. Les bouddhistes croient que l'Esprit, ou le mental*, est un sixième sens [manas] indépendant du cerveau de telle sorte que si on transplantait deux cerveaux d'une personne à une autre chacun resterait lui. Le Dalaï-lama dit que : '' Le niveau [de conscience] le plus élevé échappe au support matériel. La conscience est indépendante des particules physiques ''.

 

Cette description ressemble à celle que l'on pourrait donner de l'âme. Comment expliquer le samsàra, les incarnations multiples, en niant la transcendance d'une partie des sept constituants de l'être humain ? Si ces sept agrégats sont bien, comme le dit le bouddhisme, impermanents, indissociables et interdépendants, comment justifier que l'Esprit puisse quitter le corps ; seul, pour aller s'incarner ailleurs et poursuivre sa route vers la Libération* ?

 

 

 

 

Le bouddhisme est une école spirituelle attachée à des théories et à des choses écrites dans des livres. Il est pourtant plus simple de réaliser la pleine Conscience avec cette juste-vue, si chère au bouddhisme, donnée par la fréquentation du centre de soi ! Le bouddhisme se sert de concepts, figés sur des pages et des pages, pour tout expliquer et encadrer une pratique dont le but n'est pas très lisible à cause de tous ses paradoxes et incohérences.

 

Les Écritures nous parlent de deux types de connaissance: ''para et apara''. Ce concept védique désigne la connaissance du monde phénoménal, des choses que l'on voit, que l'on touche, que nos sens perçoivent sous le nom de apara, celle du domaine subtil de la spiritualité est nommée para. Le mot connaissances, avec un ''c'' minuscule'' et un ''s'' désigne apara et le mot Connaissance, avec un ''C'' majuscule et sans ''s'', désigne les ''choses'' de la spiritualité vraie. C'est seulement para qui peut conduire à la réalisation de soi sur le plan spirituel.

 

 

La Connaissance dont il est question sur la voie de la Liberté

(le yoga-originel) est la Shruti de l'école Sâmkhya:

la Connaissance révélée, venue du plus profond

grâce à l'Observance de l'Agya.

(Agya: ensemble des trois pratiques constituant le yoga-originel).

 

 

La lecture ne donne pas l'expérience

de la Paix* intérieure

 

 

Vous pouvez passer toute votre vie à lire tous les écrits bouddhistes de toutes les différentes écoles bouddhistes sans avancer sur la route de la Réalisation*. Les enseignements tournent sur eux-mêmes et on se perd à ces jeux dignes de la thora et de la Kabbale. Les écrits ne suffisent pas.

 

 

 

Le bouddhisme est fondé sur le socle de l'éveil* vécu par sri Gautama

qui n'a pas connu l'éveil en passant sa vie à lire :

il s'est assis sous son figuier

et il est entré en Méditation* profonde [Dhyàna]

jusqu'au nirvikalpa-samadhi* et à l'éveil,

motivé par un grand désir de se fondre dans l'Unité.

 

"La Méditation est contemplation "

[Bhaktimàrga 2-5-3]

 


Plusieurs centaines d'années [450] plus tard des descendants de descendants de descendants de disciples qui avaient connu Bouddha vivant et avaient écouté ses sermons [Satsang] ont mis noir sur blanc les lointains souvenirs de l'enseignement du maître disparu. Cet enseignement s'était, au fil du temps, transformé en concepts.

 

Que penserait sri Gautama, à votre avis, s'il revenait aujourd'hui et suivait les enseignements délivrés dans une lamaserie du Tibet ? Reconnaîtrait-il ce qu'il a vécu ? Pourrait-il, en suivant cet enseignement, aller s’asseoir sous un arbre et connaître l'éveil en pratiquant la Méditation enseignée ?

 

La Vérité* est en tout

 

Si vous cherchez un chemin de vie, que vous aimez faire tinter les cymbales, tourner les moulins à prière, faire brûler les encens, alors le bouddhisme vous donnera ce que vous cherchez. C'est une voie noble et belle, mais la Vérité ne s'y rencontre que quand cessent les études, quand la Conscience* s'approfondit. La Vérité est en soi et celui qui la trouve dans une religion ne la trouve pas grâce à la religion mais malgré elle; parce qu'il l'avait déjà en lui.

 


Les réponses et la réponse

 


Si vous avez vraiment soif de Vérité, alors ne placez pas votre espoir dans les études. Vous pouvez lire des livres à propos de la spiritualité*, comme un passe temps, une source d'inspiration mais aucun écrit n'a jamais remplacé la pratique.

 

 

Il existe une réponse unique à toutes les questions.

Elle ne se trouve dans aucun livre. Même le Bhaktimàrga,

qui chante les louanges de la Vérité, ne donne aucune réponse.

La seule réponse qui vaille est celle qui permet à une personne

de poser sa Conscience au bon endroit, en elle

et de l'y garder autant qu'elle le désire.

Pour dissiper les ténèbres de l'ignorance

il faut la Lumière de la Connaissance.

 

 

La Connaissance et les graines

 

 

Le mot Connaissance, à l'origine, ne désignait pas les connaissances intellectuelles. La racine du mot est sanskrite et elle est la même que celle du mot jnana, celui du jnana-yoga, le yoga de la Connaissance. Du sanskrit ce mot est passé au perse, puis au grec et, enfin, au français en passant par le latin. Le mot Connaissance signifiait, à l'origine sanskrite, connaître, et sous-entendait : la gnose de Shiva [ou Shiva-jnana], c'est-à-dire vivre ce que révélait Shiva.

Cette Connaissance n'a rien à voir avec les connaissances livresques, théoriques, avec le savoir. Cette Connaissance est le fait de voir et de comprendre [de prendre avec soi, de réaliser]. La voie spirituelle a besoin de réalisation, de faire.

 

La vraie Connaissance ne s'apprend pas, elle se reçoit et se vit. La Révélation* et l'Agya* portent cette Connaissance en germe. La pratique, l'Observance* fait grandir cette graine. Cette même graine qu'il faut semer en faisant attention aux oiseaux et aux ronces, celle dont parlait le Christ dans le Nouveau Testament, cette graine qui donne un arbre dont les fruits sont reconnaissables.

 

''...Vous les reconnaîtrez (les prophètes bon ou mauvais) à leurs fruits.

Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons?

Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits.''

[Matthieu 7/16/17]

 

 

Satsang référant:

-Prenez, n'apprenez-pas !

-Mots vains

-Comprendre sans réfléchir


Avec un smartphone, ou certaines tablettes, le blog est moins confortable

Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur

Tag(s) : #spiritualité, #connaissance, #yogaoriginel, #lavoie

Partager cet article

Repost 0