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En spiritualité il y a des maîtres et des maîtres éveillés. C'est quoi la différence ? Un prof d'université, un swami, un coach sont des maîtres, ils enseignent mais ils ne sont pas des éveillés: ils n'ont pas connu le nirvikalpa-samadhi.

 

 

Résumé :

 

Il existe de nombreux maîtres qui enseignent dans de très nombreuses matières, intellectuelles, scientifiques, techniques, artistiques, philosophiques, religieuses etc. Selon le pays, l'époque et la matière on les désignera par les mots maîtres, professeurs, swamis, guru.

 

Un maître éveillé est un éveillé guidant des disciples sur la voie où lui-même a rencontré l'éveil.

 

L'éveil est un état de la Conscience après un nirvikalpa-samadhi. Un nirvikalpa-samadhi est aussi nommée, chez les chrétiens, l'extase, quand la Conscience s'est fondue dans le Un.

 

L'éveil arrive d'un coup, comme un accident, dans la vie d'un mystique, au cours d'une Méditation particulièrement profonde. Il existe de nombreux stades de concentration dans la Méditation yogique et le nirvikalpa-samadhi est le plus élevé.

 

Sri Gautama (le bouddha historique) était un éveillé. Certains éveillés enseignent, d'autres non . Tous les guru ne sont pas des éveillés. Un éveillé est très rare : il y en a très peu. Le but de la vie spirituelle n'est pas l'éveil mais la Libération et on peut atteindre la Libération sans passer par la case éveil. Il faut pour ça atteindre la Réalisation, c'est à dire mener une existence entièrement dévouée à l'Observance de l'Agya, mais c'est un autre sujet.

 

l'astérisque* renvoie au lexique

 

 

 

La voie et son guide

 

 

La voie de la liberté est une voie spirituelle révélée,

c'est à dire qu'elle ne se base pas

sur un apprentissage, des études, un dogme.

Si son nom est récent elle remonte loin dans le temps

et aurait ses origines sur les berges d'un fleuve aujourd'hui disparu,

le fleuve saraswati, mentionné dans le Rig Véda,

qui coulait de l’Himalaya au Pakistan actuel,

se jetant dans la mer d'Arabie.

 

 

Cette spiritualité* se développait au sein de villes disparues, comme Mohenjo-Daro et Harappa, de la civilisation harrapéenne (ou de l'Indus). Cette époque est le néolithique supérieur, dans un temps où l'écriture n'existait pas, il y a sept à neuf milles ans.

 

Cette civilisation a disparue en même temps que le fleuve saraswati, suite à une série de catastrophes sismiques ayant détourné son cours. Les villes bâties sur ses rives ont été désertées vers mille six cent ans avant notre ère.

 

C'est exactement à cette époque qu'apparu une spiritualité venue des plateaux de l'Iran avec le peuple arya : le védisme. Ces indos-aryen ne sont pas venu d'un coup, comme des hordes mongoles, mais par inter-pénétration, mélange avec les autochtones dont beaucoup étaient les anciens habitants des citées disparues de la civilisation harrapéenne.

 

Les indos-aryen ont assimilé la mystique de ces peuplades dispersées sur le cachemire actuel et le nord de l'Inde et l'ont intégrée au védisme. Le védisme n'est pas l'hindouisme ni le brahmanisme. En même temps la forme originelle de la voie continuait d'exister, même si ce n'était pas sous ce nom. Le nom a changé souvent selon l'époque, le pays et son temps.

 

 

L'héritage de la voie de la liberté

 

 

 

 

Comme une plante sème ses graines, par le vent et les oiseaux, la voie a essaimée dans plusieurs mystiques comme l'Ājīvika, le bouddhisme originel, qui n'a rien à voir avec la pratique du bouddhisme héritée de ses écritures. Le bouddhisme originel a cessé de vivre à partir du moment où sri Gautama a disparu, au fur et à mesure que son enseignement a été déformé, interprété à force d'être transmit oralement et ce jusqu'à sa rédaction par écrit, quatre cent ans après la mort physique de Bouddha. Cette affirmation n'est pas un jugement à propos du bouddhisme mais un constat. Entre le bouddhisme du grand véhicule, pratiqué par les tibétains, et l'enseignement qui a fait de Gautama un éveillé, il y a la même différence qu'entre ce que vivait Jésus et l'église orthodoxe russe.

 

La voie de la Liberté a infusé aussi le yoga*, repris à son compte par l'hindouisme, mais pas seulement: elle continue d'exister actuellement en Inde, sous des formes plus ou moins fidèles selon les pratiques en vigueur dans les différentes sectes [en Inde ce terme n'a rien de péjoratif, comme le mot guru] qui ont une part de son héritage comme, par exemple, les Radhasoamis, avec leurs lignées de satguru.

 

 

La voie est portée par un maître

 

 

Mais la voie de la Liberté, le yoga-originel

n'appartient à aucune religion ni secte :

elle est portée par un maître ou guide* qui la révèle,

il est la parole-vivante.

Les spiritualités orientales sont enseignées par des maîtres,

des guides, swamis et gurus.

 

 

Le corpus mystique de la voie

 

 

La voie, son corpus est constitué de l'Agya* [sa Sadhàna comme disent les yogis] et par son guide. Le maître spirituel n'est pas l'héritier automatique et obligé d'un enseignement donné par un autre maître. Le maître spirituel n'est pas un swami qui a suivi des cours et passé un diplôme, comme un prêtre de l'église catholique, par exemple. Il n'est pas élu; comme le pape, ni désigné par un maître auquel il succéderait.

 

 

L'Agya: Service, Satsang, Méditation

 

 

Dans les ashram Radhasoamis, dont l'enseignement est l'héritier de la voie, comme le zen, le sickisme et le taoïsme le sont aussi, les maîtres sont désignés, cooptés par leurs prédécesseurs ce qui fait qu'en lieu et place d'un Satguru il en est de nombreux qui se ''disputent'' l'héritage. C'est comme une propriété agricole ou forestière : le fondateur décède et les terres sont partagées en autant de part qu'il y a d'héritiers. Des guru maharaj ji [titre du satguru] il n'y en a pas eu qu'un seul en même temps et pour trouver le bon il faut du courage et du temps ! Même si certains ont connu plus de succès, ont fait plus le buzz que d'autres en occident.

 

La voie-originelle est faite de l'Agya*, de ses trois ''pratiques'': la Méditation* profonde, la méditation en action, ou Service*, et le Satsang*.

 

 

La voie est incarnée par son guide.

C'est lui qui donne la Révélation*

et qui inspire, encourage les initiés pratiquants par son Satsang

et en répondant à leurs questions.

 

 

Qu'est-ce qu'un maître spirituel ?

 

 

Pour la voie qu'est-ce qu'un maître spirituel, un guide ? Ou plutôt, qu'est-ce qui le qualifie en tant que tel ? Un maître spirituel n'est pas seulement un enseignant. Pour être maître, ou guide, il faut être un éveillé*. Un éveillé n'est pas obligatoirement maître spirituel mais un maître spirituel doit absolument être un éveillé.

 

 

''Le guide est éveillé il connaît le chemin pour l'avoir parcouru '' 

[Bhaktimàrga 3-1-29]

 

 

Qu'est-ce qu'un éveillé ? C'est un pratiquant qui a vécu au moins un Nirvikâlpa-samadhi. C'est le fait du Nirvikâlpa-samadhi* qui provoque l'éveil. Un samadhi est une fusion dans la Lumière intérieure. Le samadhi est la concentration totale de l’esprit [dhyana], l'extase, la contemplation, l'absorption. Quand on est en samadhi on ne peut rien faire, aucun geste : on est absorbé dans la contemplation au delà de l'espace et du temps. Celui ou celle qui affirme être en samadhi 24/24 ment ou se trompe. Sans cette expérience on ne peut être un guide pour d'autres.

 

 

L'éveil

 

 

Il ne faut aucune compétence ni mérite particulier

pour entrer en samadhi, cela relève plus de l'accident que du mérite .

Par contre pour guider les autres il faut certaines qualités

facilitant ce dharma.

C'est pourquoi tous les éveillés ne sont pas guide

si tous les guides de la voie sont des éveillés.

On peut être un swami, un saint,

un digne enseignant des saintes-écritures sans être un guide éveillé.

 

 

On peut trouver l'éveil sur d'autres voies, on peut même le trouver accidentellement sans aller sur une voie spirituelle. Certains l'on connu par un concours de circonstances, un bouleversement dans leur existence et un accident qui les a projeté dans la fusion de leur Conscience*. Mais sans savoir ce que l'on a vécu on ne se sent pas éveillé mais...bizarre, étranger sur cette terre. Un éveillé ''accidentel'' ne peut aider d'autres à s'éveiller puisqu'il ne sait pas reproduire cette expérience, il n'a pas les ''outils''.

 

Un éveillé c'est quoi ? Un éveillé était un être humain avant l'éveil* et il le reste après : il n'est pas un avatar, une incarnation de Dieu. L'éveillé n'a pas de pouvoir particulier, il n'est pas télépathe, il ne change pas l'eau en vin ni ne soigne les maladies. Les seuls pouvoirs qu'a un éveillé est celui de s'effacer et la juste-vue.

 

 

Les trois qualités d'un éveillé

 

 

Trois choses le différencient de ceux qui ne sont pas éveillés, première chose : il a la juste-vue, ce discernement immédiat de ce qui relève du vrai, du bien, du bon et ce qui relève du faux, du mal et du mauvais. Il reconnaît immédiatement ce qui est de la Grâce* et ce qui est du faux-ego* [ce que la plupart des gens nomme l'ego*]. Il connaît l'unité. Ce qui ne signifie pas qu'il a toujours raison sur tout. Deuxième chose : il entre facilement et profondément en Méditation. Troisième chose : il peut laisser facilement passer le Satsang à travers lui et l'exprimer, c'est à dire être comme un médium, s'effaçant pour laisser s'exprimer la Conscience par sa bouche, à travers le Satsang. Ce sont ces qualités qui le qualifient pour guider les autres.

 

 

S'effacer pour mieux se retrouver

 

 

Un maître éveillé n'est pas exempt d'ego, sans ego l'âme ne peut rester incarnée, et sa personnalité ne disparaît pas. L'ego est donné à l'âme par L'Un* afin qu'elle gagne la Conscience. En étant capable de dire : ''je'', l'âme éthérée peut s'incarner et avoir conscience d'elle même. En même temps lui est donné le libre-arbitre, le choix de dire ''oui'' ou de dire ''non'' à l'unité ou à la dualité.

 

 

Le guide éveillé est un être humain vivant et à cause de ça

il possède un ego et comme toute personne vivante,

s'il a un ego il a aussi un faux-ego.

Le faux-ego est ce que les gens nomment, habituellement, l'ego.

Donc un éveillé à un faux-ego.

Mais il l'identifie immédiatement

et ne tombe pas dans ses pièges, ou il s'en relève vite.

 

 

Un maître spirituel peut venir du sein d'un groupe spirituel, avoir été initié par un maître spirituel éveillé ou non. Mais une fois qu'il a connu l'éveil, le maître spirituel ne relève plus d'aucune secte ni religion : il est le guide de la voie, il donne la Révélation et sert les pratiquants en les inspirant, en leur donnant le Satsang et son Darshan*, c'est à dire sa présence. Pour discerner un maître rapportez vous à la citation du Christ donnée plus haut : ''Vous les reconnaîtrez à leurs fruits''. On reconnaît un maître à son enseignement.

 

Le nombre de disciples n'est pas le gage de la Vérité* d'un enseignement : nombreux sont les maîtres qui n'ont eu que très peu de disciples. Certains n'en ont eu qu'un ou deux, d'autres une vingtaine et d'autres douze. Les voies spirituelles qui attirent des millions de fidèles sont-elles les plus pures et les plus proches de la Vérité ?

 

 

 

Satsang en relation

-Le pouvoir du maître éveillé

-Principe de réalité

-Première rencontre maître-disciple

 

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Tag(s) : #spiritualité, #éveil, #maître, #guru, #yogaoriginel, #lavoie

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