Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

English below. Explorez la contemplation silencieuse de Jésus, une pratique qui transcende la simple demande pour atteindre l’harmonie divine. Discover Jesus’ silent contemplation, a spiritual practice transcending mere requests to achieve divine harmony.

 

Prière de Jésus : Une méditation profonde sur La Voie pour s’unir à Dieu. Explorez la contemplation silencieuse de Jésus, une pratique qui transcende la simple demande pour atteindre l’harmonie divine. Jesus’ Prayer: A deep meditation on The Path to unite with God. Discover Jesus’ silent contemplation, a spiritual practice transcending mere requests to achieve divine harmony.
Jésus méditait en silence, comme le font les observants du yoga-Originel

 

The English text follows the French text

 

Accueil / Le blog "La Voie" / Le blog des satsang

 

 

La vraie prière de Jésus

 

 

Jésus, lorsqu’il allait prier, s’éloignait de ses disciples, apôtres et autres suiveurs. Dans plusieurs passages des Évangiles, il est dit : « À la nuit noire, Jésus se leva, sortit et s’en alla dans un lieu désert ; là, il pria… » (Marc 1:35).

 

« En ces jours-là, Jésus s’en alla dans la montagne pour prier et passa la nuit à prier Dieu. » (Luc 6:12).

 

Pourquoi Jésus faisait-il cela ? Pour trouver la paix ? En vérité, sa prière n’avait rien à voir avec ce que la plupart des gens imaginent. Il ne récitait ni le « Notre Père », ni le « Je vous salue Marie ».

 

Certains mystiques chrétiens pratiquent une « prière silencieuse », appelée oraison. Jésus ne pratiquait pas l’oraison de quelques moines : il méditait.

 

Sa prière solitaire ressemble à une méditation contemplative, proche de l’oraison ou des pratiques mystiques juives de son temps. Cette pratique, que j’associe à une méditation unitive depuis mon initiation en 1975, évoque l’union spirituelle, similaire à ce que certaines traditions nomment yoga (union).

 

« Jésus était un jour quelque part en prière. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit : “Seigneur, apprends-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples.” » (Luc 11:1).

 

Je sais que la méditation qu’il pratiquait la nuit, en secret, était celle de La Voie, une pratique que j’appelle yoga-originel, inspirée par l’union spirituelle reconnue dans les paroles de Jésus depuis mon initiation en 1975.

 

Pourquoi prier en secret ?

 

Pourquoi Jésus, lorsqu’il priait, ne voulait-il pas que d’autres l’accompagnent ? Parce que sa prière n’était pas celle qu’on imagine.

 

Le Jean dont il est question est Jean le Baptiste. Il avait appris à ses disciples à prier ! Est-il vraiment nécessaire d’apprendre à prier ? Les mentions de la prière de Jésus, à l’écart ou la nuit, soulignent l’importance de ces moments avec le Père, surtout avant la Passion.

 

« Arrivé sur place, Jésus leur dit : “Priez pour ne pas tomber au pouvoir de la tentation.” » (Luc 22:40).

 

« Quand, après cette prière, il se releva et vint vers les disciples, il les trouva endormis de tristesse. » (Luc 22:45).

 

Jésus leur dit : « Quoi ! Vous dormez ! Levez-vous et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation ! » (Luc 22:46).

 

Comment priait-il toute la nuit, parfois ? Récitait-il le « Notre Père » des centaines de fois, comme un mantra ? Ou sa prière était-elle d’une tout autre nature ? Depuis Irénée, évêque de Lyon, qui a contribué à la canonisation des quatre Évangiles, l’interprétation de la prière comme une « demande » a prédominé, éclipsant sa dimension unitive.

 

Étymologie de prier

 

Jésus disait slota en araméen populaire pour « prière ». Slota signifie prière ou supplication, mais, spirituellement, il peut évoquer un acte de contenir le mal, c’est-à-dire discipliner pensées et émotions négatives pour s’unir au divin, comme dans la méditation contemplative. Par cette méditation silencieuse, Jésus s’unissait au Père, atteignant l’harmonie fondamentale.

 

Les traducteurs grecs, puis latins, ont interprété slota à travers leur culture. Le latin precari (implorer, demander), dérivé de prex (supplication), a été utilisé dans la Vulgate pour traduire les termes grecs de prière (proseuchomai). Cette chaîne de traduction (slota → proseuchomai → precari) a orienté le sens vers la « demande », au détriment de l’union spirituelle.

 

La prière silencieuse

 

« Ferme les yeux, fais silence
et entends la perfection du souffle. »


(Bhaktimàrga 2:5)

 

Il faut mentionner une autre prière chrétienne, plus proche de la vérité christique : l’oraison. Cette prière silencieuse, parfois pratiquée des nuits entières par des moines, comme ceux de l’ordre du Carmel (deux heures par jour), s’apparente à la méditation.

 

La définition des mystiques chrétiens est : « élévation de l’esprit vers Dieu ». Cela se rapproche de la vraie prière de Jésus.

 

Béni par la prière

 

La prière rendait béni. Béni, du grec makarios, traduit par « béni » ou « heureux », signifie littéralement : « qui possède une joie intérieure insensible aux circonstances extérieures ».

 

Cette définition évoque un éveillé à la juste-vue, la conscience chère aux bouddhistes et aux pratiquants du yoga-originel, qui restent dans le service toute la journée, agissant dans le détachement et la pleine conscience de l’Un. La prière originelle n’était pas une supplique.

 

Prier par la parole

 

Rien n’interdit de prier avec des mots, en s’adressant à Jésus, Dieu, Marie ou les saints, ni de demander des Grâces ou faveurs. L’union mystique n’exclut pas la prière parlée. Quand on aime, on fait comme on veut !

 

Jésus méditait, la nuit, pour s’unir à son Père en lui : « Je suis dans mon Père, et mon Père est en moi. » Cela explique pourquoi il fallait apprendre à prier.

 

Jésus a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau est léger. » (Matthieu 11:28-30).

 

En sanskrit, yoga vient de yuj (« joug »), signifiant l’attachement de l’âme à Dieu par l’Observance d’une sadhana. En disant : « Car mon joug est doux, et mon fardeau est léger », Jésus indiquait que son enseignement était simple.

 

Lao-Tzu aurait dit : « Mon enseignement est facile à comprendre et à pratiquer. » (Tao-Te-King 70). Si une vérité fondamentale existe, il n’est pas surprenant que ces mystiques partagent la même essence.

 

Note étymologique

 

Les évangélistes utilisaient le grec ancien pour « prière » (proseuchomai), sans lien avec l’araméen. Les scripteurs français se sont appuyés sur les versions latines (precari). Jésus parlait l’araméen, une langue sémite sans parenté avec l’indo-européen, contrairement au grec ou au sanskrit-védique. Les Évangiles, sauf un, furent écrits en grec, lié à l’indo-européen, qui se divise en indo-iranien (vers le sanskrit) et hellénique.

 

Les langues se sont mêlées dans l’Empire perse (IVe siècle avant J.-C.), couvrant de la Turquie à l’Indus. L’araméen était alors parlé de l’Égypte au Pakistan, et son écriture servait à noter des mots persans indo-européens. Toute langue, même morte, subit des influences. Les mots français viennent du latin, du grec, du franc, du saxon, de l’arabe, ou de l’américain. L’étymologie, comme une enquête policière, reste sujette à caution, surtout loin dans le temps.

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

lavoie.eu@gmail.com

 

 Les boutons de partage sont à la suite de la traduction.

Si ce texte vous a apporté quelque chose,

partagez sur les réseaux sociaux pour que d'autres puissent le lire.

 

Avec un smartphone ou certaines tablettes, ce blog est moins confortable à consulter.

Si possible, visitez-le depuis un ordinateur.

 

The true prayer of Jesus

 

 

When Jesus went to pray, he distanced himself from his disciples, apostles, and other followers. Several passages in the Gospels state: “In the dark of night, Jesus rose, went out, and departed to a deserted place; there he prayed…” (Mark 1:35).

 

“In those days, Jesus went to the mountain to pray and spent the night praying to God.” (Luke 6:12).

 

Why did Jesus do this? For peace? In truth, his prayer was nothing like what most people imagine. He did not recite the “Our Father” or the “Hail Mary.”

 

Some Christian mystics practice a “silent prayer” called oraison. Jesus did not practice the oraison of a few monks: he meditated.

 

His solitary prayer resembles a contemplative meditation, akin to oraison or the mystical Jewish practices of his time. This practice, which I associate with unitive meditation since my initiation in 1975, evokes spiritual union, similar to what some traditions call yoga (union).

 

“Jesus was one day somewhere praying. When he finished, one of his disciples said to him: ‘Lord, teach us to pray, as John taught his disciples.’” (Luke 11:1).

 

I know the meditation he practiced at night, in secret, was that of The Path, a practice I call yoga-originel, inspired by the spiritual union I recognized in Jesus’ words since my initiation in 1975.

 

Why Pray in Secret?

 

Why did Jesus, when praying, not want others to join him? Because his prayer was not what people imagine.

 

The John in question is John the Baptist. He had taught his disciples to pray! Is it really necessary to learn to pray? Mentions of Jesus’ prayer, in solitude or at night, highlight the importance of these moments with the Father, especially before the Passion.

 

“Arriving at the place, Jesus said to them: ‘Pray that you may not fall into temptation.’” (Luke 22:40).

 

“When, after this prayer, he rose and came to the disciples, he found them asleep from sorrow.” (Luke 22:45).

 

Jesus said to them: “What! You’re sleeping! Get up and pray so you don’t fall into temptation!” (Luke 22:46).

 

How did he pray all night, sometimes? Did he recite the “Our Father” hundreds of times, like a mantra? Or was his prayer of a different nature? Since Irenaeus, Bishop of Lyon, who helped canonize the four Gospels, the interpretation of prayer as a “request” has prevailed, overshadowing its unitive dimension.

 

Etymology of Prayer

 

Jesus used the Aramaic word slota for “prayer.” Slota means prayer or supplication, but spiritually, it can suggest an act of containing evil, that is, disciplining negative thoughts and emotions to unite with the divine, as in contemplative meditation. Through this silent meditation, Jesus united with the Father, achieving fundamental harmony.

 

Greek and Latin translators interpreted slota through their own cultures. The Latin precari (to implore, request), derived from prex (supplication), was used in the Vulgate to translate Greek terms for prayer (proseuchomai). This translation chain (slota → proseuchomai → precari) shifted the meaning toward “request,” at the expense of spiritual union.

 

Silent Prayer

 

“Close your eyes, be silent,
and hear the perfection of the breath.”


(Bhaktimàrga 2:5)

 

Another Christian prayer, closer to the Christic truth, must be mentioned: oraison. This silent prayer, sometimes practiced all night by monks, like those of the Carmelite order (two hours daily), resembles meditation.

 

The Christian mystics’ definition is: “elevation of the spirit toward God.” This approaches the true prayer of Jesus.

 

Blessed by Prayer

 

Prayer made one blessed. Blessed, from the Greek makarios, translated as “blessed” or “happy,” literally means: “one who possesses an inner joy untouched by external circumstances.”

 

This definition evokes an awakened one with right vision, the consciousness cherished by Buddhists and practitioners of yoga-originel, who remain in service all day, acting in detachment and full awareness of the One. The original prayer was not a supplication.

 

Praying with Words

 

Nothing prevents praying with words, addressing Jesus, God, Mary, or the saints, or asking for Graces or favors. Mystical union does not exclude spoken prayer. When you love, you do as you wish!

 

Jesus meditated at night to unite with his Father within him: “I am in my Father, and my Father is in me.” This explains why learning to pray was necessary.

 

Jesus said: “Come to me, all you who are weary and burdened, and I will give you rest. Take my yoke upon you and learn from me, for I am gentle and humble in heart, and you will find rest for your souls. For my yoke is easy, and my burden is light.” (Matthew 11:28-30).

 

In Sanskrit, yoga comes from yuj (“yoke”), meaning the soul’s attachment to God through the Observance of a sadhana. By saying, “My yoke is easy, and my burden is light,” Jesus indicated his teaching was simple.

 

Lao-Tzu reportedly said: “My teaching is easy to understand and practice.” (Tao-Te-King 70). If a fundamental truth exists, it’s no surprise that these mystics share the same essence.

 

Etymological Note

 

The evangelists used ancient Greek for “prayer” (proseuchomai), unrelated to Aramaic. French scribes relied on Latin versions (precari). Jesus spoke Aramaic, a Semitic language with no ties to Indo-European, unlike Greek or Vedic Sanskrit. The Gospels, except one, were written in Greek, linked to Indo-European, which splits into Indo-Iranian (toward Sanskrit) and Hellenic.

 

Languages mingled in the Persian Empire (4th century BCE), spanning from Turkey to the Indus. Aramaic was spoken from Egypt to Pakistan, and its script was used to write Persian Indo-European words. Every language, even a dead one, bears influences. French words come from Latin, Greek, Frankish, Saxon, Arabic, or American sources. Etymology, like a detective investigation, is cautious, especially far back in time.

 

 

If you have any questions, you can ask them here:

lavoie.eu@gmail.com

If you liked this text, don’t forget to share on the networks

 

The satsang blog

With a smartphone or some tablets, this blog is less comfortable.

If you can, visit it from a computer.

Tag(s) : #Jesus, #spiritualité, #spirituality, #prière, #prayer, #meditation, #YogaOriginel, #OriginalYoga, #LaVoie, #ThePath, #HansYoganand, #Christ
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :