La paix qui ne dépend de rien
Tantôt une joie surgit sans raison, tantôt un fond de peine s'installe malgré tout ce qui va bien : nos humeurs échappent souvent à notre contrôle. Cet article explore pourquoi l'accumulation de biens, de réussites ou même d'amour ne suffit jamais à combler le vide intérieur — et où se trouve, en réalité, la paix qui ne dépend de rien.
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Tantôt une joie surgit sans raison, tantôt un fond de peine s'installe malgré tout ce qui va bien : nos humeurs échappent souvent à notre contrôle. Cet article explore pourquoi l'accumulation de biens, de réussites ou même d'amour ne suffit jamais à combler le vide intérieur — et où se trouve, en réalité, la paix qui ne dépend de rien.
Parfois, la lumière d'un soir de printemps éclaire votre cœur
Parfois, vous avez toutes les raisons du monde d'être heureux et pourtant, vous ne l'êtes pas : il y a en vous un fond de peine qui vous plonge dans la souffrance, quoi que vous fassiez.
Parfois, une bouffée de joie surgit sans que vous ayez fait quoi que ce soit pour la provoquer. Elle vient, comme une bulle, éclater à la surface et vous surprend par sa soudaineté et sa gratuité.
Parfois, la lumière d'un soir de printemps éclaire votre cœur en se réfléchissant sur les murs des maisons et fait disparaître le voile enténébré qui vous maintenait dans cette humeur grise.
La plupart du temps, quand il vous reste du courage, vous œuvrez pour votre bien-être et celui de vos proches. Vous travaillez sans relâche, sans calculer vos efforts. Il faut bien l'avouer : le rendement de ces efforts n'est pas à la hauteur de vos attentes. Alors, vous désespérez de vous-même, de votre capacité à soulever les montagnes qu'on vous demande de déplacer.
Il faut en faire de plus en plus pour simplement survivre
L'inflation des efforts à fournir vous devient insupportable. Il faut en faire toujours plus pour simplement survivre, se loger, se nourrir. Alors, vous faites le gros dos, espérant vaguement que « ça se tasse ».
Tout occupé à survivre, vous oubliez de vivre, de simplement vivre. Vous avez besoin de paix, mais comme ce besoin vous semble moins urgent que celui du gîte et du couvert, vous remettez sa quête à plus tard.
Pourtant, la paix est l'état d'âme le plus beau que l'on puisse connaître : cet état d'âme est ce qu'il vous faut, ce que vous cherchez. Le manque de cette paix est la cause de votre souffrance, que ni l'accumulation des biens matériels ni les succès de vos entreprises ne peuvent apaiser. « Va au Royaume intérieur et reste pour toujours dans la plus parfaite béatitude. » (Bhaktimārga, 101)
Si vous aviez une maison à vous, vous seriez heureux
Certains gardent l'espoir que quelque chose comblera ce vide, satisfera leur soif d'accomplissement. Quand vous manquez d'amour, vous pouvez vous dire : « Quand une personne m'aimera, je serai heureux. »
Quand vous n'avez pas de maison à vous, vous vous dites que si vous en aviez une, vous seriez heureux, et vous travaillez à réaliser ce rêve. La réalisation de ses rêves est le travail de toute une vie, et tant que vous avez des rêves et l'espoir de les réaliser, vous continuez à tenir debout.
Mais, en fin de compte, la frustration est au rendez-vous, car le vrai bonheur, le véritable accomplissement, ne viennent pas de la possession. Non pas que vivre avec une personne aimée et aimante soit vain, ni que posséder une maison soit mauvais, mais le bonheur, la satisfaction ne viennent pas de là.
Cette paix ne dépend de rien
Cette paix en vous ne dépend de rien, même s'il faut, pour en avoir conscience, ne pas être affamé, frigorifié ou couché sur un trottoir. Cette paix est en vous, car elle est l'état naturel de l'âme. Là réside le défi du chercheur : maintenir cette conscience en tout temps en posant son attention au bon endroit. Il existe un moyen. Cent pour cent de ceux qui l'ont trouvé l'ont cherché.
Si vous ne cherchez pas, vous ne trouverez pas. « Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez ; frappez, et l'on vous ouvrira. » (Matthieu 7:7)
La Voie vous invite
Sa pratique vous propose de découvrir le centre de vous-même et le moyen de vous y reposer chaque fois que vous le souhaiterez. Ensuite, ou en même temps, vous pourrez travailler à l'achat d'une maison, à bâtir l'avenir de vos enfants ou à vous offrir des vacances au bord de la mer. Mais tous ces plaisirs, toutes ces satisfactions, aussi agréables soient-ils, ne peuvent à eux seuls vous combler.
Chaque chose a sa place. Les biens matériels peuvent satisfaire les désirs matériels et offrir un certain confort, voire du plaisir. Les choses spirituelles ont vocation à combler le vide de l'âme. La plupart du temps, ceux qui souffrent de ce vide n'identifient pas la cause de leur souffrance, et c'est la raison de leurs errements.
À l'impossible, nul n'est tenu, mais quand vous ignorez que les biens matériels sont incapables de combler ce vide, vous vous croyez incapable, et vous désespérez. À la frustration s'ajoutent la honte, l'incompréhension et la colère.
La colère sans raison se tourne vers vos proches
Quand la colère n'identifie pas son ennemi, elle se tourne vers les proches. Dans un cas comme dans l'autre, cette colère vous entraîne dans une spirale d'échec : celle de votre couple, de votre famille, de vos amitiés et de votre vie sociale.
Cette frustration et cette colère, qui ne savent où se poser, engendrent confusion et souffrance. Et pourtant, la paix est là, au fond de vous, même dans les pires moments de votre vie.
« Cherchez d'abord le Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. » (Matthieu 6:33), disait en son temps Jésus, qui connaissait cette paix — une paix qu'il n'a jamais gardée pour lui seul, mais toujours partagée avec ceux qui venaient à sa rencontre.
Si vous souhaitez, vous aussi, entamer cette recherche et poser vos questions sur La Voie, un e-mail de contact est à votre disposition ; nous pourrons alors commencer une correspondance.
Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :
madhyama.marga@gmail.com
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