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Publié par Hans Yoganand

Et si la gentillesse n'était pas une faiblesse, mais une porte fermée aux méchants ? Un texte simple, presque enfantin, pour retrouver le courage d'être doux. Mais La gentillesse doit rester cachée, préservez-vous. Manifestez-la quand il n'y a pas de méchant aux alentours.

Une personne douce et paisible protège une lumière intérieure face à des silhouettes sombres, dans une atmosphère sobre et contemplative. symbole de lLa gentillesse se protégeant contre la méchanceté.

 

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Cachez votre gentillesse aux méchants

 

Et si la gentillesse n'était pas une faiblesse, mais une porte fermée aux méchants ? Un texte simple, presque enfantin, pour retrouver le courage d'être doux. Mais La gentillesse doit rester cachée, préservez-vous. Manifestez-la quand il n'y a pas de méchant aux alentours.

 

 

La gentillesse doit rester cachée. Manifestez-la quand il n'y a pas de méchant aux alentours. C'est vrai que les méchants, les sans-scrupules, profitent des gentils, et que ce n'est pas agréable pour les gentils, mais ce n'est pas une raison pour devenir méchant à son tour. Simplement, cachez votre gentillesse et montrez-la seulement à ceux qui la méritent.

La gentillesse, une faiblesse ?

 

Dans nos sociétés, la gentillesse est souvent perçue comme une sorte de handicap social. Vous connaissez tous cette pièce de théâtre et ce film, Le Père Noël est une ordure, où l'un des personnages dit d'une personne : « Je ne veux pas dire du mal, mais c'est vrai : il est gentil ! »

 

Dans les cours de récréation comme dans les entreprises, les gentils sont souvent terrorisés par des idiots méchants, et ce sont souvent ces derniers qui gagnent. Pourquoi ? Parce que les méchants se moquent de ce que l'on pense d'eux et n'ont ni scrupule ni empathie.

Les scrupules, seuls les gentils en ont

 

Le mot scrupule vient du latin scrupulus, « petite pierre pointue ». Les légionnaires romains donnaient ce nom aux petits cailloux qui se glissaient entre leurs sandales (les caligae) et la plante de leurs pieds. Ils devaient s'arrêter pour les ôter, tant la douleur et les blessures qu'ils causaient les gênaient pour marcher.

 

On a parfois peur de se montrer gentil, de sourire, de dire de gentilles choses. Peur de quoi ? Peur que les autres nous prennent pour un simple d'esprit et en profitent pour abuser de notre gentillesse. Alors on la garde pour nos proches, on la cache, on en a presque honte.

On veut être fort

 

On souhaite être un esprit fort, un vrai, un à qui « on ne la fait pas ». On n'embobine pas un esprit fort ! On voit bien tous ces gens qui refusent systématiquement de croire ce que disent les médias et les gouvernants, par pure posture de vanité.

 

Mais ce qu'on cherche, ce n'est pas d'être fort ni faible : c'est d'être heureux. Heureux de quoi ? Heureux sans objet, simplement d'avoir, à chaque seconde, la chance d'être en vie, de voir, d'entendre, de ressentir.

 

Le bonheur n'est pas la satisfaction. On est satisfait d'avoir une belle voiture, une maison, un bon repas — mais est-on heureux pour autant ? Non. On confond bonheur et satisfaction, et quand on est pauvre et que l'ascenseur social est en panne, on désespère d'être heureux un jour.

 

Tout est si cher. Les riches, ceux qui ont tout, s'étonnent eux aussi de ne pas être heureux. Alors ils cherchent à l'être à tout prix, amassant toujours plus, parfois au détriment des plus pauvres et de la morale. Mais rien n'y fait : le bonheur n'est ni dans la possession des biens, ni dans la jouissance des plaisirs.

 

Le bonheur est simple, et c'est précisément pour cela qu'il est difficile à atteindre quand on n'est pas simple ! Il est dans la conscience de l'instant, car l'instant contient le trésor que la vie distille à ceux qui sont vivants. En chaque instant se trouve une éternité simple, douce et lumineuse.

Vivez en toute conscience

 

Mettez votre conscience dans l'instant, et vous goûterez le bonheur de l'instant. Il ne règle pas les soucis quotidiens, petits ou grands — ceux-là se règlent en agissant comme il faut, quand il faut — mais il donne ce qu'il est seul capable de donner : la paix.

 

Retrouvez votre centre et vivez en toute conscience, sinon vous passez à côté du sel de la vie. La gentillesse vous y aidera, car la porte de l'instant est interdite aux méchants. Les méchants vivent sur un plan de conscience où cette porte n'existe pas — celle qui mène au centre de l'être. La gentillesse est une vertu, plus qu'une simple qualité, comme l'empathie, la tolérance, l'indulgence, la générosité, la compréhension, la compassion, les scrupules, l'indignation.

 

La méchanceté, elle, est la sœur aînée du cynisme, de l'indifférence, de la cruauté, du mépris, de l'arrogance, de la vanité, du mensonge, de la tromperie, de l'hypocrisie, de la médisance, de la jalousie et de l'avidité.

Parler d'amour à un méchant

 

Quand on parle d'amour à un méchant, il projette sa propre méchanceté sur celui qui lui parle et le soupçonne d'arrière-pensées inavouables, d'une volonté de le tromper. Alors il répond par l'agressivité et l'insulte.

 

Le gentil, lui, parce qu'il est gentil, culpabilise et se demande ce qu'il a fait comme bêtise pour susciter une telle colère. Le gentil trouve rarement qu'un méchant est méchant : il croit plutôt que c'est lui qui a été maladroit, et qu'il mérite la colère d'autrui.

 

La porte de l'instant se trouve sur un plan de conscience accessible au seul gentil. Soyez gentils, même en secret, et sachez que les méchants n'ont pas raison. Cessez de vous culpabiliser, ne vous mettez pas martel en tête : il existe un lieu où votre gentillesse sera reconnue et utile — le Royaume, auquel l'esprit fort ne croit pas. L'esprit fort ne croit qu'en lui-même.

 

Méfiez-vous des méchants. Restez gentils sans le montrer, et éloignez-vous d'eux quand c'est possible. Ne soyez pas gentil avec un méchant : il prendrait votre gentillesse pour de la bêtise, pour une preuve de faiblesse ou de soumission, et il en abuserait avec cynisme. Ne soyez pas méchant avec lui non plus, même s'il faut parfois se défendre — soyez simplement indifférent.

 

Le Royaume appartient aux doux, aux gentils, aux simples et aux modestes. Il faut bien que la gentillesse serve à quelque chose. Profitez de votre vie tant que vous l'avez, faites ce que vous devez dans ce monde des hommes, et mettez le Royaume — l'instant — en première place de vos préoccupations. Jésus disait : « Préoccupez-vous en premier du Royaume, et tout le reste vous sera donné en plus. » (Matthieu 6:33)

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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