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Publié par Hans Yoganand

Dans un pays lointain, chaque foyer possède un mystérieux oiseau-du-bonheur enfermé dans une cage dorée. Pourtant, celui d’un homme demeure silencieux malgré tous ses efforts. Ce conte parle du bonheur, de ce qui tente de le remplacer, et de cette étrange musique intérieure qui parfois ne se réveille qu’au contact du vivant.

Un oiseaux merveilleux dans une cage en or

 

Accueil / Le blog des satsang/La Révélation

 

L'oiseau du Bonheur, conte spirituel


Il était une fois

 

Il y a très longtemps, dans un pays très lointain, au milieu de tous les autres, vivait un homme. Cet homme possédait, comme tous les autres hommes de ce pays, en ce temps-là, un oiseau-du-bonheur dans une cage dorée.

 

Tous les foyers, toutes les familles possédaient un oiseau-du-bonheur dans une cage dorée et cet oiseau chantait merveilleusement bien. Son chant enchantait ceux qui l'entendaient au point de les rendre heureux et c'est bien pour cela qu'il provoquait un tel engouement.

 

Cet oiseau était donné avec la maison : quand l'habitant y pénétrait, pour la toute première fois, il y trouvait la cage dorée, avec son oiseau-du-bonheur. Il chantait, il chantait tout son saoul et c'était un bonheur de l'entendre. Il chantait jusqu'à ce que l'habitant du foyer change de maison, ce qui prenait plus ou moins de temps, mais arrivait inéluctablement.

Un problème

 

Notre héros avait un problème : son oiseau du bonheur ne chantait pas et il n'avait pas le souvenir qu'il eût chanté un jour. Il avait beau faire : le nourrir des meilleures graines et l'abreuver de l'eau la plus pure, l'oiseau se taisait. L'homme en éprouvait un immense chagrin qui faisait son malheur.

 

Pour tenter d'oublier ce silence, l'homme louait les services d'une musicienne qui venait jouer de son instrument à chaque fois que le chagrin se faisait trop fort. La musicienne jouait de la viole et sa musique était belle, mais le bonheur ne venait pas : l'oiseau-du-bonheur restait silencieux et le bonheur impossible.

 

Les années passaient ainsi, dans cette désespérance.

 

Lorsqu'un jour, après un hiver long et rigoureux, le soleil brilla au dehors au point d'ouvrir la fenêtre. C'est ce que fit notre homme : il ouvrit la fenêtre. L'air du dehors emplit brusquement le dedans de la maison, la lumière avec lui et le bruissement du vent dans les arbres aussi.

 

Notre homme alla s'appuyer au rebord de sa fenêtre ouverte, le nez au dehors, et profita de cet instant magique... Les bambous bruissaient dans la caresse dansante du vent printanier et faisaient une musique apaisante pour le cœur plein d'amertume de notre héros malheureux.

L'oiseau sur la branche


Puis une autre musique se fit entendre : les trilles d'un oiseau. Ils arrivaient d'on ne savait où ; du dehors et pénétraient au dedans. Ils faisaient une mélodie si belle et si prenante que l'homme, bientôt, n'entendit plus qu'elle et que quelque chose de nouveau se dessina sur son visage : un sourire. Un sentiment inconnu vint le remplir : le bonheur.

 

Dans un cerisier en fleur, un oiseau s'égosillait, bec dressé vers le ciel. C'était un oiseau-du-bonheur en liberté. L'homme s'émerveilla et tenta de faire venir à lui le chanteur : il l'appela : « Oiseau du bonheur, viens à moi ! » Cet appel fit peur au volatil, qui s'enfuit d'un élan vers le ciel au grand désarroi de l'homme.

 

Mais quelle ne fut pas la surprise de l'homme : dans son dos, une musique pareille à celle de l'oiseau se faisait entendre, comme un écho en retard, venu du fond de la maison. L'homme se retourna et vit, dans sa cage dorée, son oiseau-du-bonheur, silencieux jusqu'alors, chanter, bec levé vers le plafond. Depuis ce jour béni, l'oiseau chantait chaque jour et le bonheur vint s'installer durablement dans ce foyer qui en avait été privé jusqu'alors.

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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