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Publié par Hans Yoganand

Dans cet échange informel, l’auteur rappelle que bien des souffrances quotidiennes viennent moins de la réalité elle-même que du regard porté sur elle. Lorsque l’essentiel est assuré, les désirs, la frustration, la vanité et certaines réactions du mental finissent souvent par envahir inutilement l’existence.

Joli dessin d'un juene homme heureux qui fait du vélo dans un parc, jambes écartées. Des pigeons éffrayés s'envolent et le jeune homme souris, amusé.

 

Accueil / Le blog des satsang/La Révélation

 

En vérité, la vie est belle

 

 

Résumé : Dans cet échange informel, l’auteur rappelle que bien des souffrances quotidiennes viennent moins de la réalité elle-même que du regard porté sur elle. Lorsque l’essentiel est assuré, les désirs, la frustration, la vanité et certaines réactions du mental finissent souvent par envahir inutilement l’existence. À travers une approche simple et vécue, ce texte montre comment le discernement et la méditation permettent de désamorcer cette agitation intérieure pour retrouver une paix plus stable.

 

Texte

Changer de regard

 

La vie est belle, quand on ne manque pas de l’essentiel. Dans nos pays riches, notre mauvaise humeur et notre souffrance viennent souvent davantage de la façon dont nous regardons les choses que de la réalité elle-même. Il faut parfois apprendre à déplacer son regard.

 

Je dis cela parce que je ne manque de rien d’essentiel : je suis en sécurité, à l’abri, j’ai à manger et à boire, je ne suis pas malade et je vis en bonne compagnie. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que je sois heureux. Et, cerise sur le gâteau, je suis observant de La Voie : je peux, quand je le veux, m’abriter en ce centre intérieur où règne la paix.

 

« Construis une île pour ton refuge, hâte-toi, efforce-toi, deviens un sage. Des souillures purifié, sans tache, tu ne reviendras plus à la naissance ni à la vieillesse. » (Paroles du Bouddha, Dhammapada, 238)

Stress, agitation et oubli de l’essentiel

 

Quel dommage que la société génère tant de stress, d’angoisses et de questions sans réponse. La vie est pourtant si belle. La Création est faite pour nous. Voyez comme les poissons sont heureux… Vous devriez l’être aussi.

 

Certaines idéologies enferment les hommes dans une agitation permanente. On voit parfois des personnes qui semblent consumées par la colère, la haine ou le besoin d’avoir raison. Elles crient, insultent, vitupèrent, sans jamais trouver la paix. Au fond, elles souffrent souvent plus qu’elles ne le pensent.

 

Elles oublient leur impermanence. Elles oublient que cette vie est courte. Alors leur mal-être finit par être projeté sur le monde entier.

 

« Beaucoup ne réalisent pas que nous sommes ici pour mourir. Ceux qui le réalisent, par cette compréhension, font cesser leur esprit querelleur. »
(Paroles du Bouddha, Dhammapada, 6)

Le cortège des désirs

 

Quand les besoins fondamentaux sont satisfaits, les désirs prennent le relais. Avec eux viennent la vanité, la frustration et le sentiment de manque.

 

Quand vous êtes frustré, votre attention se fixe aussitôt sur ce que vous n’avez pas. Alors les désirs viennent, et c’est parti ! La course à leur satisfaction finit par occuper tout l’espace intérieur. La publicité, le marketing et la comparaison permanente avec les autres viennent sans cesse surligner ce manque jusqu’à lui donner une place excessive.

 

Bien souvent, l’enfer de l’homme est mental. La douleur ressentie est réelle, mais elle est parfois nourrie par des interprétations, des concepts, des fantasmes ou des attentes blessées. Quelqu’un vous parle mal, ne vous considère pas comme vous pensez le mériter, vous vous sentez méprisé ou injustement traité… et l’amertume commence à s’installer.

La méditation dans la vie quotidienne

 

Que faire dans ces moments-là ?

 

Quand je sens remonter en moi ce petit pincement de la frustration ou de la vanité, je ferme les yeux et je pratique la méditation comme on me l’a enseignée. Peu importe l’endroit ou ce que je suis en train de faire : conduire, marcher, faire des courses ou attendre quelque part.

 

Je pratique la technique du Saint-Nom jusqu’à ce que cette tension intérieure disparaisse. Ainsi, je fais cesser l’amertume avant qu’elle ne prenne trop de place. Il faut avoir la volonté de repousser ce genre de feeling avant qu’il ne s’installe, afin de ne pas nourrir ce “côté obscur” qui existe aussi en nous.

Pourquoi désamorcer ces émotions ?

 

À moins de devoir réellement signifier un désaccord utile, mieux vaut évacuer ce genre de ressentiment, car il finit surtout par nous empoisonner nous-mêmes.

 

Et puis, bien souvent, l’autre n’a même pas voulu nous blesser. C’est notre sensibilité, notre vanité ou notre attente qui ont transformé un événement ordinaire en souffrance intérieure.

 

La méditation, lorsqu’elle est pratiquée avec sincérité et régularité, permet peu à peu d’effacer ces réactions automatiques.

 

Encore faut-il avoir la volonté de s’en servir. Car la technique seule ne suffit pas. Il faut aussi du recul, du discernement et une forme d’humilité.

 

L’Observance de La Voie est un outil précieux pour mieux se connaître, reconnaître ce que nous sommes réellement et laisser de côté certaines réactions du faux-ego. Mais, au bout du compte, il faut aussi vouloir changer.

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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