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Publié par Hans Yoganand

Les traditions parlent de la Parole, du Nom de Dieu, du Saint-Nom, du Satnam ou encore du Shabda-Brahman. Ces mots désignent une même réalité vécue, qui ne peut ni s’écrire ni se prononcer. Elle s’écoute, se reconnaît dans l’expérience directe, lorsque l’attention cesse de se disperser.

Jolie dessin d'"un homme assis en méditation et qui respire profondément, les yeux fermés et une main sur le coeur.

 

Accueil / Le blog des satsang/La Révélation

 

Le Saint-Nom expliqué

Ce qui ne se dit pas, mais se reconnaît

 

Résumé : Les traditions parlent de la Parole, du Nom de Dieu, du Saint-Nom, du Satnam ou encore du Shabda-Brahman. Ces mots désignent une même réalité vécue, qui ne peut ni s’écrire ni se prononcer. Elle s’écoute, se reconnaît dans l’expérience directe, lorsque l’attention cesse de se disperser. En revenant à une présence simple, il devient possible de percevoir en soi une paix stable, indépendante des circonstances.

 

Texte

 

« Si vous demeurez en ma Parole, vous êtes vraiment mes disciples, et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres. » (Jean, 8:31-32)

 

Les textes parlent de la Parole, du Nom de Dieu, du Saint-Nom. Les mots varient, mais ils désignent une même réalité. Non pas quelque chose que l’on peut définir, mais quelque chose que l’on peut vivre.

 

Ce Nom ne se prononce pas. Il ne s’écrit pas. Et pourtant, il s’entend. Il n’a pas besoin d’être répété : il se prononce seul. Il est déjà là.

Une présence simple

 

Le « demeurer en ma Parole » ne signifie pas penser à quelque chose, ni répéter des mots. Il s’agit de rester attentif à une présence intérieure, toujours disponible, mais souvent recouverte par le mouvement des pensées.

 

Cette présence n’a rien d’extraordinaire. Elle est simple, immédiate, sans effort. Elle ne dépend ni des circonstances, ni des objets, ni des situations.

Une expérience connue

 

Même si vous n’avez pas été renseigné à propos du Saint-Nom, il est possible de le ressentir. Par exemple, et ce n'est qu'un exemple ; un jour de vent, allongez-vous sur l’herbe, fermez les yeux. Écoutez le bruissement des feuilles, laissez-vous aller sans chercher à comprendre.

 

Au bout d’un moment, quelque chose se détend en vous. Une sensation apparaît dans la poitrine : comme une caresse qui vous ouvre et vous calme, une paix simple, sans cause apparente. C’est un bonheur essentiel.

 

Ce n’est pas quelque chose que vous fabriquez. C’est quelque chose que vous cessez d’empêcher.

Ce qui est toujours là

 

Cette sensation, vous la connaissez déjà. On la retrouve parfois dans l’amour, dans certains moments de silence, lorsque le mental cesse de commenter.

 

On pourrait croire qu’elle dépend d’une situation, d’une personne, d’un événement. En réalité, elle est toujours là. Ce qui change, c’est l’attention que vous lui accordez.

 

Le corps peut l’exprimer, le mental peut l’interpréter, mais elle ne vient pas d’eux. Elle est plus simple que cela.

Une pratique

 

Pour la reconnaître de façon stable, une pratique est nécessaire. Sur La Voie, cela prend la forme de la sadhana, c’est-à-dire l’ensemble des pratiques qui ramènent l’attention vers ce qui ne change pas.

 

Parmi ces pratiques, il y a la méditation et le yoga-originel de La Voie en enseigne quatre, l'une d'entre elle, la technique dite « du Saint-Nom, permet d'en prendre conscience. Elle ne consiste pas à prononcer quelque chose, mais à se rendre disponible à ce qui est déjà là.

 

Ce n’est pas une contrainte. Ceux qui s’y attachent ne le font pas par obligation, mais parce qu’ils reconnaissent là ce qu’ils aiment le plus.

 

On pourrait multiplier les explications, comparer les traditions, discuter des mots. Mais cela n’ajoute rien à l’essentiel. Le Saint-Nom ne se comprend pas. Il se reconnaît.

Conclusion

 

Lorsque l’attention se pose sur ce qui est toujours là, sans se disperser, une évidence apparaît. Elle ne dépend pas de ce que vous faites, ni de ce que vous vivez.

« Frappez et l’on vous ouvrira, demandez et l’on vous donnera… » (Matthieu, 7:7)

 

Rien ne vous en empêche, sinon l’habitude de chercher ailleurs.

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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