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Publié par Hans Yoganand

Une soldat en gros pllan avec un visage halluciné, en arrière plan une scène de guerre.

 

Accueil / Le blog des satsang/La Révélation

 

La source de tous les maux

 

 

Résumé : La source de nos maux n'est pas extérieure, mais réside dans le manque de conscience et d'empathie de l'individu. Alors que les écritures anciennes comme le Tao-Te-King valorisaient la sagesse et la liberté, notre époque tourne le bien et le mal en dérision au profit d'une efficacité purement matérielle.

 

Pourtant, la richesse et la puissance restent impuissantes face à la vieillesse et à la mort, car celui qui choisit le camp du mal finit toujours dans la souffrance. Au cœur de ce système destructeur se trouve la vanité, véritable ambassadrice du mal, qui aveugle l'esprit par la jalousie et le désir de domination. Pour retrouver la paix intérieure et le Royaume, l'homme doit impérativement s'en libérer et revenir à la simplicité du discernement.

 

Texte

 

Tous les problèmes existentiels ont une solution, qu'il s'agisse de questions de simple survie — comme l'accès à l'eau, à la nourriture, aux soins médicaux ou à la paix des armes — ou de problématiques liées à la démocratie, à la justice, à la liberté et à l'équité. La raison de ces maux réside à l'intérieur de l'Homme, et la solution s'y trouve également. La paix dans le monde est souvent perçue comme une utopie ; de ce fait, elle n'est plus envisagée comme une option réaliste. Il faut bien avouer que l'histoire de l'humanité tend à confirmer cette assertion.

La racine du mal est unique

 

Lorsque nous établissons l'arborescence des causes, nous parvenons systématiquement à une racine unique. Prenons l'exemple d'une population qui meurt de faim. Nous évoquerons des facteurs climatiques, géopolitiques ou la corruption, mais en vérité, la cause profonde est le manque de conscience et d'empathie des dirigeants du monde.

Autrefois, les choses étaient simples

 

À une époque, les choses étaient simples : il y avait le bien et il y avait le mal. Des écritures anciennes, telles que le Tao-Te-King, nous parlent des « Rois sages ».

 

« Jadis, le peuple ne connaissait de ces souverains que leurs noms. Les suivants, qui étaient justes, furent aimés. Ceux d'après, qui jugeaient, furent craints. Or, on ne saurait accorder sa confiance à celui qui n'a pas confiance en lui-même. Les successeurs, qui étaient prudents, furent méprisés. Les Rois sages, eux, s'exprimaient avec sagesse. Ils étaient des exemples pour tous, et le peuple disait alors : 'C'est nous qui avons tout fait, nous sommes libres» (Tao-Te-King, 17).

 

Les choses se sont brouillées lorsque le peuple a cessé d'avoir confiance en ses dirigeants. Aujourd'hui, peu de gens savent encore distinguer le bien du mal. Ceux qui spéculent sur le prix des céréales sont totalement indifférents à la famine qu'ils provoquent chez des millions de personnes démunies à travers le monde, pourvu qu'ils s'enrichissent. Que ne ferait-on pas pour posséder une maison ou une voiture plus imposantes et plus coûteuses que celles des autres ?

On se rit du bien

 

Désormais, les notions de bien, de mal, de moralité et d'immoralité sont tournées en dérision, traitées comme des concepts naïfs et passéistes. Seules subsistent les notions de légalité et d'illégalité, d'efficacité et d'inefficacité. Le bien est devenu ce qui « nous » fait du bien, le mal ce qui « nous » nuit.

 

En vérité, lorsqu'un enfant est heureux, c'est le bien. Un enfant malheureux, c'est le mal. Une personne épanouie et en bonne santé, c'est le bien. Une personne qui souffre dans sa chair, qui manque de ressources vitales, qui est torturée, spoliée ou dont la dignité est niée, c'est le mal. Respecter la nature, c'est le bien. Les pollueurs volontaires, indifférents à l'avenir des générations futures, représentent le mal. Les choses sont pourtant simples.

La simplicité n'est plus à la mode

 

La simplicité a été dégradée en simplisme, tout comme la solidarité qui est devenue l'assistanat. Le service public s'est mué en secteur public. On s'en amuse, on joue les esprits forts à qui « on ne la fait pas », mais au fond, nous savons pertinemment que la vérité est simple. Nous savons que nos actes sont mauvais, mais nous feignons l'ignorance pour sauvegarder nos intérêts financiers. Nous avons choisi notre camp : celui du profit, peu importe le mal engendré. Pour autant, nier l'existence du bien et du mal ne les fait pas disparaître.

Le bien et le mal existent en vérité

 

Le bien et le mal sont des réalités tangibles. Agir mal vous place dans le camp du mal, tandis qu'agir avec justesse vous place dans celui du bien. Le mal existe. Lorsque vous le choisissez, votre vie finit irrémédiablement par la souffrance, même si vous êtes assis sur un tas d'or. Le milliardaire le plus puissant ne jouit de sa situation que quelques années, trente ou quarante ans tout au plus. Avec l'âge, ses angoisses et ses doutes sont identiques à ceux d'une personne modeste. Un visage lifté peut paraître plus jeune, mais la vieillesse et la proximité de la mort se moquent des apparences. Lorsque nous vieillissons, la richesse ne change rien à la réalité de notre condition.

L'origine de la souffrance

 

La vanité dirige le monde ; elle est une création du mal, son meilleur soldat et son ambassadeur. Qu'est-ce qui pousse un individu à acquérir des biens extrêmement onéreux ? La vanité. Qu'est-ce qui pousse à vouloir dominer et commander les autres ? La vanité. Qu'est-ce qui engendre la jalousie maladive ? Toujours la vanité.

 

La jalousie est la fille de la vanité, et elle est source de grands malheurs. La vanité elle-même est le fruit du mal et du manque de conscience. Elle est sa manifestation la plus puissante dans le cœur des hommes, empêchant leur esprit de connaître la paix.

 

En vérité, seules les personnes capables de transcender leur vanité atteindront le Royaume. La vanité est votre pire ennemie ; méfiez-vous-en comme de la peste. Chaque fois qu'un sentiment ou qu'une pensée émane de votre vanité, sachez qu'elle n'a qu'un but : vous induire en erreur et vous éloigner de la paix intérieure.

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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