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Publié par yoganand

Ce texte définit la soumission spirituelle non comme une aliénation, mais comme un acte de liberté supérieure. En s'appuyant sur des analogies naturelles et sur les piliers de La Voie, il démontre que se soumettre à l'harmonie intérieure (le Dharma) permet de gagner la paix sans perdre son discernement. Grâce au libre-arbitre, l'individu choisit de s'orienter vers la Grâce pour s'affranchir des forces d'inertie et réaliser sa véritable identité.

Une dévot indien tient dans sa main un plateau avec des fleurs et une lampe à huile pour chanter Aarti

 

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La Soumission Librement Consentie

 

 

Résumé : Ce texte définit la soumission spirituelle non comme une aliénation, mais comme un acte de liberté supérieure. En s'appuyant sur des analogies naturelles et sur les piliers de La Voie, il démontre que se soumettre à l'harmonie intérieure (le Dharma) permet de gagner la paix sans perdre son discernement. Grâce au libre-arbitre, l'individu choisit de s'orienter vers la Grâce pour s'affranchir des forces d'inertie et réaliser sa véritable identité.

 

Texte

 

Dans la démarche spirituelle de La Voie, l'engagement commence par la connaissance des techniques de méditation et leur mise en pratique. Devenir un observant de l'Agya (les quatre piliers) consiste à intégrer la pratique dans le quotidien, notamment à travers le service (la technique du Saint-Nom) et la méditation formelle. Cette discipline, loin d'être une contrainte, devient une source de plaisir et de conscience.

La réhabilitation d'un concept

 

Le mot « soumission » est souvent mal perçu car il heurte l'ego, qui revendique sa liberté et ses droits de manière absolue. Pourtant, l'être humain accepte quotidiennement d'être soumis à un employeur, à ses désirs, à ses dépendances ou à ses propres concepts mentaux.

 

La soumission à la source (Dieu) est d'une nature différente. Elle n'entraîne ni la perte du libre-arbitre, ni celle du discernement. Au contraire, elle est le chemin vers la paix intérieure.

 

Comme l'enseignait le Bouddha Gautama dans le Dhammapada : « Quoiqu'il récite peu les textes, il agit en accord avec le dharma et se défaisant du désir, de la haine et de l’ignorance, connaissant la vérité, avec un esprit libre, ne s’attachant à rien ici et après, cet Homme vigilant connaît la béatitude. »

L'analogie naturelle

 

Pour comprendre la soumission spirituelle, on peut observer la nature. Dire que la mer est « soumise » aux rayonnements solaires ne signifie pas qu'elle est faible ou sans valeur ; c'est un état de fait lié à sa nature. Dire que les prédateurs sont soumis à leurs instincts ne leur enlève ni leur courage, ni leur noblesse.

 

De la même manière, l'Homme se soumet librement à son créateur parce que cela correspond à sa véritable identité. Le libre-arbitre a été donné à l'être humain précisément pour rendre possible cette soumission choisie. Sans libre-arbitre, il n'y aurait pas de soumission librement consentie, seulement une nécessité mécanique.

Un choix renouvelé

 

L'observant qui choisit de se soumettre à la paix qu'il trouve en lui n'est pas un robot. Il garde à chaque instant la possibilité de se reprendre et de cesser sa pratique. C'est précisément parce que cet amour est celui d'un être libre qu'il possède une valeur spirituelle.

 

« L'amour d'un être libre a plus de valeur que celui d'un obligé. » (Bhaktimàrga, 93)

 

La confusion et la souffrance font partie de la condition humaine. Même engagé sur une voie de réalisation, l'individu doit composer avec les forces d'inertie (Guna Tamas). La paix durable ne s'atteint pas par le seul mérite personnel, mais par l'aide de la Grâce. Cette force coule en chacun à chaque instant ; la soumission librement consentie est simplement le moyen d'aller vers elle et de s'y abreuver.

 

La condition préalable à cette réalisation est la soif de vérité. Lorsque cette soif rencontre la pratique, la vie change de dimension. Comme le souligne le texte « Le grand secret » : « Voyez la vérité, plus simple et si parfaite : il y a Dieu partout, et son temple est en nous. »

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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