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Publié par Hans Yoganand

Les vertus telles que l'humilité, la simplicité et le détachement ne sont pas des objectifs à atteindre, mais les fruits naturels d'une conscience qui s'approfondit. En pratiquant avec constance et détermination, nous alignons notre existence sur l'harmonie fondamentale pour récolter la paix et l'accomplissement.

Dessin d'un enfant humble qui balaie son ombre à l'allure royale, sur un mur.

 

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Les vertus spirituelles

 

 

Résumé : Les vertus telles que l'humilité, la simplicité et le détachement ne sont pas des objectifs à atteindre, mais les fruits naturels d'une conscience qui s'approfondit. En pratiquant avec constance et détermination, nous alignons notre existence sur l'harmonie fondamentale pour récolter la paix et l'accomplissement.

 

Texte

 

Quand nous empruntons une voie spirituelle authentique, certaines vertus sont les bienvenues, comme l'humilité, la simplicité, le détachement et la dévotion (bhakti). Il ne s'agit pas d'acquérir ces vertus pour approfondir sa conscience ; c'est l'approfondissement de la conscience qui les fait fleurir. La constance est aussi une belle vertu pour une pratique spirituelle, mais elle ne vient pas naturellement : il faut s'y efforcer.

 

Chacun donnera un sens différent à ces mots, selon sa compréhension. Voici tout de même quelques explications pour l'humilité :

 

« Vertu qui nous donne le sentiment de notre faiblesse, qui réprime en nous les mouvements de l'orgueil. » C'est la définition donnée par l'Académie française. La faiblesse, ici, est celle de notre nature humaine et de ses limites.

 

L'humilité est le résultat de l'objectivité : se jauger tel que l'on est, sans illusion narcissique ni mésestime, ce qui confinerait au masochisme. L'humilité permet aussi de s'occuper d'autre chose que de soi-même.

 

La simplicité vient avec la pratique régulière d'une sadhana, des préceptes et des pratiques d'une voie spirituelle authentique. Tout ce qui relève du divin — ou, si l'on ne croit pas en Dieu, de l'harmonie fondamentale — est simple. Quand ce n'est pas simple, quand c'est compliqué, c'est qu'il s'agit d'une invention humaine.

 

Le détachement est une liberté à ne pas confondre avec l'indifférence. Quand on prône le détachement, certains évoquent les ermites qui rejettent loin d'eux les êtres et les choses. Ce n'est pas là du détachement. Tant que l'on rejette et que l'on méprise, c'est que l'on considère l'objet ou l'être comme dangereux.

 

Le vrai détachement n'a peur ni des objets ni des gens. Il consiste à s'attacher à l'amour de Dieu, ou à la simplicité de l'harmonie fondamentale, à cette paix du dedans. Lorsque nous en sommes là, alors nous sommes détachés. Le détachement n'étant pas l'indifférence, il est tout à fait possible d'aimer un conjoint, sa famille, ses amis, ses enfants, son pays et son travail tout en étant détaché.

 

La dévotion est faite d'amour et de reconnaissance. Il ne faut pas la confondre avec la bigoterie. Ici, le sens de ce mot n'est pas : « zèle dans la pratique religieuse catholique romaine », comme le propose le dictionnaire. Il s'agit plutôt d'un amour sans limites pour Dieu. Cet amour naît de la reconnaissance d'avoir trouvé la paix. Le dévot entretient une relation régulière et forte avec le Divin. Il voit sa Grâce en chaque événement de sa vie.

Les fruits de La Voie

 

Ajoutez à ces qualités la détermination et vous obtenez le quinté gagnant en spiritualité. C'est ce qui permet de connaître un vrai bonheur, en récoltant, sans les avoir cherchés, les justes fruits de votre pratique. Ces fruits sont :

 

- La plénitude : le fait d'être plein de sens et de raison.

- L'accomplissement : le fait de faire ce pour quoi nous sommes faits.

- L'amour : il s'agit ici de celui que chaque personne porte en elle et qui ne dépend de rien ni de personne. C'est l'amour de Dieu.

- La paix : non pas l'absence de guerre, mais le fait d'être dans l'instant présent, complet et sans question.

 

Si l'on ne goûte pas à ces fruits, c'est peut-être que la démarche spirituelle est insuffisante. Qu'en pensez-vous ? Il y a toujours une marge de progression. La vie est, entre autres choses, faite pour cela : pour progresser vers la conscience profonde et vers la libération des souffrances dues à l'ignorance.

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

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