La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Quitter les connaissances livresques et l'illusion du savoir pour s'engager sur La Voie et vivre l'expérience réelle de la conscience ; un enseignement pour sortir de l'ignorance, apaiser le mental et permettre à l'âme de retrouver sa véritable nature.
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Résumé : Ce texte explore la nature plurielle de l’être humain, souvent piégé entre les exigences du corps, les remous du mental et les illusions de l'ego. Face au labyrinthe des théories ésotériques et des connaissances livresques (jñāna), l'auteur invite à une transition radicale vers la connaissance intérieure (vijñāna). En identifiant l’ignorance comme la source de la division et du mal, cet enseignement propose de retrouver l'unité originelle de l'âme au cœur du Satçitananda. C’est un appel à quitter la bibliothèque des concepts pour s’engager concrètement sur La Voie.
Texte
S’il vous est déjà arrivé de vous sentir multiple, ne vous inquiétez pas : tant que vous n’entendez pas de voix distinctes dans votre tête, il n’y a pas de quoi s’alarmer. Vous êtes constitué de plusieurs « couches », des plus manifestes, comme le corps, aux plus subtiles, le mental (citta) comme l’âme (jīvātman ou puruṣa).
Certains s’amusent à dénombrer ces couches et en comptent treize, plus ou moins, selon qu’ils incluent les « dossiers » ou les « sous-dossiers ». Tapez « corps subtils » dans votre moteur de recherche ou votre IA, et vous trouverez une multitude de théories fascinantes, mais souvent inutiles pour une spiritualité pratique. L’essentiel est de vivre pleinement avec tout ce qui vous compose. La Voie et son Observance vous y aident.
Ne vous est-il jamais arrivé de vous sentir « schizo », comme si plusieurs « vous » coexistaient ? Parfois, vous vous réprimandez, parfois vous vous encouragez ou vous vous félicitez. Cette dualité est tenace ! Rassurez-vous, c’est universel, et pour une bonne raison : nous sommes effectivement multiples !
L’être humain n’est pas monolithique ; il est fait de plusieurs couches, comme un oignon. Peu importe le nom, le nombre ou la fonction de ces couches : ces connaissances intellectuelles ne vous aideront pas à trouver la paix intérieure.
Les amateurs de concepts pourront explorer sur Internet des notions issues de l’hindouisme, du bouddhisme ou de l’ésotérisme occidental. On y parle de corps astral, éthérique, de taux vibratoires, de chakras et de bien d’autres choses encore.
Pourtant, ces notions ne contribuent pas à l’accomplissement du sens de votre vie. En matière de spiritualité, les connaissances livresques (jñāna), sans une conscience issue de l’intériorité, ne font qu’alimenter la confusion et ce que l’on appelle l’« ego spirituel ».
Si ce n’est pas votre métier, évitez de vous perdre dans ce labyrinthe dont vous n’avez pas la carte. Si vous possédez déjà une juste vision et la connaissance intérieure (vijñāna), celle qui ne s’écrit dans aucun livre, ces informations ne vous seront d’aucune utilité ; tout au plus, elles vous amuseront.
La connaissance essentielle, celle dont parlent tant de livres mais qui ne s’y trouve pas, est unique. Les savoirs livresques sont nombreux, leur lecture prend du temps. Pourtant, sans pratique, ces connaissances restent vaines. Elles peuvent, au mieux, vous inciter à entreprendre le voyage, mais il faudra un jour quitter votre bibliothèque pour aller sur La Voie.
Revenons à l’idée que vous n’êtes pas monolithique. Il est facile de constater que vous avez un corps physique, né de l’union d’un homme et d’une femme, et qui cessera de vivre un jour. Vous êtes aussi vos pensées et vos émotions, qui sont immatérielles.
Sur La Voie, nous savons que nous sommes essentiellement l’âme, même si, durant notre existence, nous sommes aussi le corps, le mental, ses souvenirs, sa personnalité et ses émotions. Mais ce qui traverse la mort, c’est l’âme, et non le reste, qui disparaîtra.
Ce que nous savons également, c’est que l’âme ne dirige pas toujours l’Homme et sa société. Alors, qui dirige ? Existe-t-il un être maléfique responsable de la cruauté, des meurtres, de l’injustice, de l’indifférence, du mépris, de la souffrance imposée et de la confusion ?
S’il y a un Dieu, y aurait-il son contraire ? S’il y a le bien, y aurait-il le mal ? Oui, le bien et le mal existent. Je ne dresserai pas de liste de ce qui est bien ou mal ; les religions, la morale et les lois s’en chargent déjà.
Ce qui est bien pour certains peut être mal pour d’autres. Les différences entre un libéral danois et un paysan afghan sont aussi grandes qu’entre l’eau et le feu, et chacun a sa propre conception du bien et du mal. Pourtant, cela n’empêche pas l’existence objective du bien et du mal.
Comme Dieu, le diable n’est pas anthropomorphe. Le diable existe, mais que signifie ce nom ? Selon l’étymologie, « diable » vient du grec ancien diabállō, signifiant « celui qui divise » ou « qui jette en travers ». On pense souvent qu’il divise les hommes entre eux, mais la raison profonde de son nom est ailleurs : les anciens l’ont appelé « celui qui sépare » car il sépare la conscience de l’âme de celle de Dieu.
Connaissez-vous le concept d’égrégore ? C’est une entité formée par de multiples consciences unies dans une même volonté. Pensez à un stade de football où les supporters fusionnent en une seule entité. L’esprit d’une fourmilière est aussi un égrégore. Le mal, ou le diable, est un égrégore composé de toutes les ignorances.
En chaque homme, il y a le corps physique, qui naît et meurt, et le mental, avec ses souvenirs et ses instincts, qui disparaît avec le corps.
En chaque être humain, il y a aussi l’âme et l’ego. L’ego (asmitā) est une grâce : il permet à l’âme de prendre conscience d’elle-même et de devenir un esprit individuel. Mais lorsqu'il est perverti par l'ignorance, il devient le faux-ego (ahaṅkāra), ce « diviseur » qui nous égare.
L’origine de l’âme est le « Royaume » ou Satçitananda (la parfaite conscience de la béatitude). Les taoïstes parlent du Tao. Avant sa première incarnation, l’âme individuelle n’existe pas en tant que telle, tout comme une goutte d’eau n’est pas distincte de l’océan.
C’est là que l’ego intervient : il permet à l’âme incarnée, ou esprit, de prendre conscience d’elle-même. L’homme marche sur deux pieds et possède deux faces : l’une matérielle, siège de la conscience et des sens physiques, l’autre spirituelle, siège de la conscience et des sens spirituels.
L’absence de conscience spirituelle entraîne des conséquences néfastes, tant pour soi que pour autrui. Les consciences tournées uniquement vers le matériel, unies dans des intérêts égoïstes, forment cet égrégore appelé le mal, qui dirige la société humaine.
La Voie offre les moyens de s’identifier à sa vraie nature sans nier sa dimension éphémère, mentale et humaine. Ces moyens sont la Révélation, les quatre piliers de l’agya et le Maître vivant. Vous y êtes invité.
Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :
madhyama.marga@gmail.com
Summary: This text explores the multifaceted nature of human existence, often caught between the demands of the body, the restlessness of the mind, and the illusions of the ego. Facing a labyrinth of esoteric theories and bookish knowledge (jñāna), the author invites a radical shift toward inner knowledge (vijñāna). By identifying ignorance as the root of division and evil, this teaching offers a way to rediscover the soul's original unity within Satçitananda. It is a call to leave the library of concepts behind and step firmly onto The Path.
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If you have ever felt like you are multiple, do not worry: as long as you do not hear distinct voices in your head, there is no cause for alarm. You are made of several "layers," from the most manifest, like the body, to the most subtle, the mind (citta) and the soul (jīvātman or puruṣa).
Some enjoy counting these layers and find thirteen, more or less, depending on whether they include "folders" or "sub-folders." Type "subtle bodies" into your search engine or AI, and you will find a multitude of fascinating theories, but they are often useless for practical spirituality. The essential thing is to live fully with everything that composes you. The Path and its Observance help you do just that.
Have you ever felt "schizo," as if several "yous" coexisted? Sometimes you scold yourself, sometimes you encourage or congratulate yourself. This duality is stubborn! Rest assured, it is universal, and for a good reason: we are indeed multiple!
Human beings are not monolithic; they are made of several layers, like an onion. Regardless of the name, number, or function of these layers, this intellectual knowledge will not help you find inner peace.
Those who love concepts can explore notions from Hinduism, Buddhism, or Western esotericism on the Internet. They speak of the astral or etheric body, vibrational rates, chakras, and many other things.
Yet, these notions do not contribute to fulfilling the purpose of your life. In matters of spirituality, bookish knowledge (jñāna), without a consciousness born of interiority, only feeds confusion and what is called the "spiritual ego."
If it is not your profession, avoid getting lost in this labyrinth for which you have no map. If you already possess right vision and inner knowledge (vijñāna)—the kind that is written in no book—this information will be of no use to you; at most, it will amuse you.
Essential knowledge, the kind so many books speak of but which cannot be found within them, is unique. Bookish knowledge is vast, and reading it takes time. Yet, without practice, this knowledge remains vain. At best, it can inspire you to undertake the journey, but one day you must leave your library to step onto The Path.
Let us return to the idea that you are not monolithic. It is easy to see that you have a physical body, born of the union of a man and a woman, which will one day cease to live. You are also your thoughts and emotions, which are immaterial.
On The Path, we know that we are essentially the soul, even if, during our existence, we are also the body, the mind, its memories, its personality, and its emotions. But what crosses through death is the soul, and not the rest, which will disappear.
What we also know is that the soul does not always lead Man and his society. So, who leads? Is there a malevolent being responsible for cruelty, murder, injustice, indifference, contempt, imposed suffering, and confusion?
If there is a God, would there be His opposite? If there is good, would there be evil? Yes, good and evil exist. I will not draw up a list of what is good or bad; religions, morality, and laws already take care of that.
What is good for some can be evil for others. The differences between a Danish liberal and an Afghan peasant are as great as those between water and fire, and each has their own conception of good and evil. Yet, this does not prevent the objective existence of good and evil.
Like God, the devil is not anthropomorphic. The devil exists, but what does this name mean? According to etymology, "devil" comes from the Ancient Greek diabállō, meaning "the one who divides" or "who throws across." It is often thought that he divides men from one another, but the deep reason for his name is elsewhere: the ancients called him "the one who separates" because he separates the consciousness of the soul from that of God.
Are you familiar with the concept of the egregore? It is an entity formed by multiple consciousnesses united in a single will. Think of a football stadium where supporters merge into a single entity. The spirit of an anthill is also an egregore. Evil, or the devil, is an egregore composed of all ignorances.
In every man, there is the physical body, which is born and dies, and the mind, with its memories and instincts, which disappears with the body. In every human being, there is also the soul and the ego. The ego (asmitā) is a grace: it allows the soul to become aware of itself and to become an individual spirit. But when it is perverted by ignorance, it becomes the false-ego (ahaṅkāra), that "divider" which leads us astray.
The origin of the soul is the "Kingdom" or Satçitananda (the perfect consciousness of bliss). Taoists speak of the Tao. Before its first incarnation, the individual soul does not exist as such, just as a drop of water is not distinct from the ocean.
This is where the ego comes in: it allows the incarnate soul, or spirit, to become aware of itself. Man walks on two feet and has two faces: one material, the seat of physical consciousness and senses; the other spiritual, the seat of spiritual consciousness and senses.
The absence of spiritual consciousness leads to harmful consequences, both for oneself and for others. Consciousnesses turned solely toward the material, united in selfish interests, form this egregore called evil, which directs human society.
The Path offers the means to identify with one's true nature without denying one's ephemeral, mental, and human dimension. These means are Revelation, the four pillars of the agya, and the living Master. You are invited.
madhyama.marga@gmail.com
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