La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. La quête de la paix intérieure à travers la pratique du Yoga-originel et l'enseignement de La Voie. Il souligne que la vanité et l'accumulation de savoirs théoriques sur le karma ou les chakras constituent souvent des obstacles à la véritable béatitude. En s'appuyant sur les textes du Bhaktimàrga et les paroles de Jésus sur le Royaume, l'auteur invite à retrouver une conscience pure, semblable à celle d'un petit enfant.
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Résumé : Cet article explore la quête de la paix intérieure à travers la pratique du Yoga-originel et l'enseignement de La Voie. Il souligne que la vanité et l'accumulation de savoirs théoriques sur le karma ou les chakras constituent souvent des obstacles à la véritable béatitude. En s'appuyant sur les textes du Bhaktimàrga et les paroles de Jésus sur le Royaume, l'auteur invite à retrouver une conscience pure, semblable à celle d'un petit enfant. La transition vers la Grâce nécessite l'abandon des concepts intellectuels pour embrasser l'humilité et la soif de vérité.
Corps de texte
Dans une spiritualité bien comprise, le but est la paix intérieure. Certains la cherchent dans une thérapie ou en pratiquant un des nombreux yogas*, pour d'autres, ce sera la pêche à la ligne.
*Le Yoga-originel de La Voie n'est pas un yoga comme ce mot est entendu en Occident, tel que le Hatha-Yoga, souvent détourné en une sorte de fitness de l'esprit. Le Yoga-originel est une voie spirituelle très ancienne, une sadhana qui remonte aux Upanishads, voire plus loin.
Pour ceux qui croient en Dieu, le but est aussi de le rencontrer et d'avoir une relation privilégiée avec lui. Si ce mot vous gêne, je nous propose l'Un ou le Tao. Dieu est en tout et, comme nous faisons partie du Tout, une part de lui est en nous. Alors, plutôt que d'aller à droite et à gauche pour trouver cette part de lui, autant aller au plus près et chercher en soi.
L'abandon de toute confiance en notre vanité est une condition impérative à l'établissement d'une relation intime avec le Divin en nous. Comme l'indique l'enseignement : « Pour qui a soif de vérité, le Saint Nom est la source où il peut s'abreuver et trouver le repos. » (Bhaktimàrga, 6)
Ce préambule n'est pas une figure de rhétorique. « La souffrance, le doute, l'ignorance, l'aveuglement, la peur et la honte sont le prix du libre-arbitre. » (Bhaktimàrga, 92).
Il est possible de regrouper notre conscience et de trouver la paix. Non pas l'absence de guerre, mais la paix qui est là tout le temps, même quand nous sommes en conflit et que nous ne la percevons plus.
Quand on sait comment faire, on peut se rassembler et aller au-delà des pensées, des concepts et des émotions pour être simplement dans la vraie paix ou le Royaume, comme disait Jésus. En nous règne la béatitude en permanence, de notre naissance à notre dernier souffle. Elle ne dépend pas des événements, ni de qui nous croyons être.
Cette béatitude est en nous, même dans les moments de profonde tristesse ou de grande détresse. Elle n'a pas besoin que nous ayons conscience d'elle pour exister. De deux choses l'une : soit nous avons conscience de cette béatitude et nous en jouissons, soit nous n'en avons pas conscience et nous restons dans la dualité, la confusion, le doute et la peur.
C’est comme utiliser un bouton électrique : « clic, lumière, clac, ténèbres, clic, lumière, clac, ténèbres », aussi automatiquement et invariablement que cela. Il y a plusieurs conditions pour brancher sa conscience sur la béatitude qui règne en nous.
Tout le monde a besoin de béatitude, qui la refuserait ? Pourtant, peu demandent à recevoir le moyen d'en prendre conscience. Pourquoi ? Parce qu'il faut en formuler la demande et c'est là que la vanité intervient. Elle empêche de demander.
L'abandon de la vanité est la première condition. Croyez-vous que les âmes avides de connaître la paix se rencontrent majoritairement dans les rangs des religieux ? Non, rarement. En général, elles se trouvent parmi ceux qui souffrent et qui ne connaissent rien à la spiritualité théorique.
Quand on possède une grande quantité de connaissances sur Dieu, l'âme, le karma ou les chakras, on s'est forgé une opinion. Tout ce savoir intellectuel nous empêche paradoxalement de demander des explications concrètes sur le Royaume.
« Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit ; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire ; et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus ; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves. » (Marc 2:21-22)
Il faut accepter d'oublier tout ce que l'on croit savoir, ce qui demande deux qualités difficiles à réunir : l'humilité et la soif de vérité. « Nul ne peut servir deux maîtres, car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre ; ou il s'attachera à l'un, et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon. » (Matthieu 6:24). Jetons nos théories pour aller vers la Grâce comme un petit enfant.
Jésus a été clair à ce propos : « Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne sera pas comme un petit enfant ne connaîtra pas le Royaume. » (Marc 10:14-15).
Les personnes "pleines de spiritualité" sont souvent attirées par le discours de La Voie. Pourtant, elles s'arrêtent parfois au seuil de la Révélation, car elles ne peuvent laisser tomber leur bagage. Elles sont comme cet homme qui s'en va tout triste, parce qu'il possède de grands biens (Marc 10:22).
« Un prince sage se garde de glorifier les sages, de promouvoir le luxe et se méfie des objets du désir, afin de ne pas blesser le peuple, qu'il reste dans sa pureté originelle, loin des vaines connaissances-apprises. Il demande aussi aux savants de se méfier de leurs savoirs. Ce prince pratique le non-agir, ainsi tous ses actes sont sages. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, 3)
Que celui qui a des oreilles pour entendre entende, que celui qui a des yeux pour voir voie, et que celui qui a une bouche pour demander demande.
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Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :
madhyama.marga@gmail.com
Summary : This article explores the quest for inner peace through the practice of Original-Yoga and the teachings of The Path. It highlights how vanity and the accumulation of theoretical knowledge about karma or chakras often act as barriers to true bliss. Drawing on the Bhaktimàrga and the words of Jesus regarding the Kingdom, the author encourages a return to a pure consciousness, much like that of a little child. Moving toward Grace requires letting go of intellectual concepts to fully embrace humility and a thirst for truth.
Text
In a well-understood spirituality, the goal is inner peace. Some seek it through therapy or by practicing one of many yogas*; for others, it might be fishing.
*The Original-Yoga of The Path is not yoga as the word is understood in the West, such as Hatha-Yoga, which is often distorted into a kind of fitness for the mind. Original-Yoga is a very ancient spiritual path, a sadhana that dates back to the Upanishads, or even further.
For those who believe in God, the goal is also to meet Him and have a privileged relationship with Him. If that word makes you uncomfortable, I suggest the One or the Tao. God is in everything and, since we are part of the Whole, a part of Him is within us. So, rather than going here and there to find this part of Him, we might as well go as close as possible and look within.
Surrendering all trust in our vanity is an imperative condition for establishing an intimate relationship with the Divine within us. As the teaching states: “For those who thirst for truth, the Holy Name is the source where they can drink and find rest.” (Bhaktimàrga, 6)
This preamble is not a rhetorical device. “Suffering, doubt, ignorance, blindness, fear, and shame are the price of free will.” (Bhaktimàrga, 92).
It is possible to regather our consciousness and find peace. Not the absence of war, but the peace that is there all the time, even when we are in conflict and no longer perceive it.
When we know how, we can gather ourselves and go beyond thoughts, concepts, and emotions to simply be in true peace or the Kingdom, as Jesus said. Within us, bliss reigns constantly, from our birth to our last breath. It does not depend on events, nor on who we believe we are.
This bliss is within us, even in moments of deep sadness or great distress. It does not need us to be aware of it to exist. It is one of two things: either we are aware of this bliss and we enjoy it, or we are not aware of it and we remain in duality, confusion, doubt, and fear.
It is like flipping a light switch: “On, light; off, darkness; on, light; off, darkness,” as automatically and invariably as that. There are several conditions for connecting one's consciousness to the bliss that reigns within us.
Everyone needs bliss—who would refuse it? Yet, few ask to receive the means to become aware of it. Why? Because one must ask for it, and that is where vanity intervenes. It prevents us from asking.
The abandonment of vanity is the first condition. Do you believe that souls eager to know peace are mostly found in the ranks of the religious? No, rarely. Generally, they are found among those who suffer and know nothing of theoretical spirituality.
When we possess a vast amount of knowledge about God, the soul, karma, or chakras, we have formed an opinion. All this intellectual knowledge paradoxically prevents us from asking for concrete explanations about the Kingdom.
“No one sews a piece of unshrunk cloth on an old garment; otherwise, the patch pulls away from it, the new from the old, and a worse tear is made. And no one puts new wine into old wineskins; or else the new wine bursts the wineskins, the wine is spilled, and the wineskins are ruined. But new wine must be put into new wineskins.” (Mark 2:21-22)
We must accept forgetting everything we think we know, which requires two qualities that are difficult to bring together: humility and a thirst for truth. “No one can serve two masters; for either he will hate the one and love the other, or else he will be loyal to the one and despise the other. You cannot serve God and Mammon.” (Matthew 6:24). Let us cast aside our theories to go toward Grace like a little child.
Jesus was clear about this: “Let the little children come to Me, for the Kingdom belongs to such as these. Assuredly, I say to you, whoever does not receive the Kingdom as a little child will by no means enter it.” (Mark 10:14-15).
People "full of spirituality" are often attracted to the message of The Path. Yet, they sometimes stop at the threshold of Revelation because they cannot let go of their baggage. They are like that man who went away sorrowful, because he had great possessions (Mark 10:22).
“A wise prince refrains from glorifying the wise, from promoting luxury, and is wary of objects of desire, so as not to harm the people, that they may remain in their original purity, far from vain learned-knowledge. He also asks the learned to be wary of their knowledge. This prince practices non-action, thus all his acts are wise.” (Lao-Tseu, Tao-Te-King, 3)
He who has ears to hear, let him hear; he who has eyes to see, let him see; and he who has a mouth to ask, let him ask.