La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Découvrez la véritable origine des Sanzaru. Leurs mains ne cachent rien, elles désignent quatre techniques de méditation oubliées. Discover the true origin of the Sanzaru. Their hands aren't hiding anything; they are pointing to four forgotten meditation techniques.
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The English text follows the French text
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Les « trois singes de la sagesse », ou Sanzaru en japonais, sont universellement connus. On les retrouve partout : posters, photos et objets de décoration. La plupart du temps, cet ensemble est interprété comme vouloir dire : « Ne pas voir, ne pas entendre, ne pas parler », à la manière d'une loi du silence de la Cosa Nostra ou d'un conseil de prudence sociale. On leur prête souvent une dimension morale : « Ne rien voir de mal, ne rien entendre de mal, ne rien dire de mal. » Selon cette interprétation populaire :
Mizaru (les yeux cachés) conseillerait de ne pas regarder ce qui est mauvais ou impur.
Kikazaru (les oreilles cachées) conseillerait de ne pas écouter les médisances.
Iwazaru (la bouche et le nez cachés) conseillerait de ne pas prononcer de paroles négatives.
Une vérité historique oubliée
Il est à noter que très souvent, Iwazaru ne se cache que la bouche. Or, dans les représentations les plus anciennes, comme les bas-reliefs du sanctuaire Toshogu à Nikko (érigé vers 1636), la posture est bien différente. Bien que ce sanctuaire ne soit pas le lieu d'invention du symbole, il abrite l'œuvre la plus respectée par la tradition spirituelle.
Sur ce bas-relief original, Iwazaru ne pose pas un simple doigt sur ses lèvres : il plaque ses deux mains à plat sur le bas du visage. Ses paumes couvrent la bouche et ses doigts remontent sur les narines.
Les gestes de ces trois singes montrent en réalité « où ça se passe ». Leurs mains sont des index désignant les yeux, les oreilles, la bouche et le nez. Pour l'initié, ces signes rappellent les quatre techniques de méditation reçues lors de la Révélation ou initiation (Dīkṣā) transmise par le guide (Guru) au disciple (Śiṣya).
L'explication originelle a été oubliée depuis des siècles au profit de la morale simplifiée. Voici cette vérité retrouvée : les Sanzaru ne nous imposent pas d'interdits, ils nous indiquent la direction de notre attention.
Mizaru : La vision de la Lumière. En posant ses mains sur ses yeux, Mizaru indique le retrait du regard extérieur. Ce geste évoque la pratique de la technique de méditation Shāmbhavī Mudrā. Il ne s'agit pas de devenir aveugle, mais de stabiliser sa vision pour percevoir la Lumière intérieure sur l'écran de la conscience.
Kikazaru : L'écoute du Son. Les mains sur les oreilles désignent le passage vers le silence du monde. Ce geste évoque la pratique de la technique de méditation Shanmukhī Mudrā. En se détournant des bruits extérieurs, on s'ouvre à l'écoute de la vibration subtile, la musique intérieure qui résonne en soi.
Iwazaru : Le Nectar et le Souffle. En couvrant à la fois la bouche et le nez, Iwazaru désigne l'endroit où se concentre la pratique de deux techniques de méditation fondamentales :
Khecarī Mudrā : pour la bouche, une pratique intérieure liée à la langue et à la perception du Nectar.
Ajapa-Japa : pour le nez, la conscience de la respiration, le Saint-Nom ou Shabda-Brahman.
Cette posture globale illustre le conseil reçu autrefois dans un ashram en Inde : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus important que le nectar, garde le silence. » Ce n'est pas un silence de privation, mais un silence de plénitude.
En nommant ces techniques, on comprend que les singes ne se cachent pas : ils sont en état de méditation. Leurs mains nous disent simplement : « C’est ici que se trouve la Réalité ».
Les détails pratiques de ces quatre techniques de méditation anciennes ne se trouvent dans aucun livre. Elles sont enseignées exclusivement par un maître vivant qui les connaît. Sri Hans Yoganand ji transmet aujourd'hui ces techniques par visioconférence, ceci gratuitement. La Révélation de ces techniques dure à peu près deux heures.
Si vous ressentez le besoin de les connaître et de marcher sur La Voie, vous pouvez demander à les recevoir en écrivant à : lavoie.eu@gmail.com (ou, en cas de besoin : madhyama.marga@gmail.com)
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The "three wise monkeys," or Sanzaru in Japanese, are universally known. They are found everywhere: on posters, in photos, and as Zen decor. Most of the time, this trio is interpreted as "See no evil, hear no evil, speak no evil"—much like a code of silence or advice for social discretion. They are often given a moral dimension:
Mizaru (eyes covered) is said to advise against looking at what is bad or impure.
Kikazaru (ears covered) is said to advise against listening to gossip or slander.
Iwazaru (mouth and nose covered) is said to advise against speaking negative words.
It is worth noting that quite often, Iwazaru is depicted only covering his mouth. However, in the oldest representations—such as the bas-reliefs of the Toshogu Shrine in Nikko (built around 1636)—the posture is quite different. Although this shrine is not where the symbol was invented, it houses the original work most respected by spiritual tradition.
On this original bas-relief, Iwazaru does not simply place a finger over his lips; he presses both hands flat against the lower part of his face. His palms cover the mouth while his fingers reach up over the nostrils.
The gestures of these three monkeys actually show "where it is happening." Their hands are pointers—indices designating the eyes, the ears, the mouth, and the nose. For the initiate, these signs serve as reminders of the four meditation techniques received during the Revelation or Initiation (Dīkṣā) transmitted by the guide (Guru) to the disciple (Śiṣya).
The original explanation has been forgotten for centuries in favor of simplified morality. Here is the rediscovered truth: the Sanzaru do not impose prohibitions upon us; they show us the direction in which to turn our attention.
Mizaru: The Vision of the Light. By placing his hands over his eyes, Mizaru indicates the withdrawal of the outward gaze. This gesture evokes the practice of the meditation technique Shāmbhavī Mudrā. It is not about becoming blind, but about stabilizing one's vision to perceive the Inner Light upon the screen of the consciousness.
Kikazaru: Listening to the Sound The hands over the ears designate the passage toward the silence of the world. This is the essence of Shanmukhī Mudrā. By turning away from external noises, one opens oneself to listening to the subtle vibration—the inner music that resonates within.
Iwazaru: The Nectar and the Breath. By covering both the mouth and the nose, Iwazaru points to where the practice of two fundamental meditation techniques is concentrated:
Khecarī Mudrā: An internal practice involving the tongue and the perception of the Nectar.
Ajapa-Japa: The consciousness of the subtle breath, the Holy Name, or Shabda-Brahman.
This global posture illustrates the advice once received in an ashram in India: "If what you have to say is not more important than the nectar, remain silent." This is not a silence of deprivation, but a silence of fulfillment.
By naming these techniques, we understand that the monkeys are not hiding; they are in a state of meditation. Their hands simply tell us: "This is where Reality is found."
The practical details of these four ancient meditation techniques are not found in any book. They are taught exclusively by a living master who knows them. Sri Hans Yoganand ji transmits these techniques today via videoconference, this for free. The unveiling of these techniques takes about two hours.
If you feel the need to know them and to walk upon The Path (La Voie), you may request to receive them by writing to:
lavoie.eu@gmail.com (or, if needed: madhyama.marga@gmail.com)
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