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La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai

Retrouver l'enfant

English below. Cet article explore la signification spirituelle de l'invitation à « être comme un petit enfant ». Loin d'être une incitation à l'irresponsabilité, cet état d'esprit est la clé du lâcher-prise et de la paix intérieure. L'auteur, explique que le but de l'existence n'est pas seulement de remplir ses obligations sociales, mais de réaliser le Royaume en soi.

Une vieille dame marche et son ombre, sur le mur, est une enfant, l'enfant qu'elle est restée. An old lady walks, and her shadow on the wall is a child—the child she has remained.

 

Accueil / Le blog des satsang/La Révélation

 

The English text

 

Être comme un enfant

 

 

Résumé : Cet article explore la signification spirituelle de l'invitation à « être comme un petit enfant ». Loin d'être une incitation à l'irresponsabilité, cet état d'esprit est la clé du lâcher-prise et de la paix intérieure. L'auteur, maître de La Voie, explique que le but de l'existence n'est pas seulement de remplir ses obligations sociales, mais de réaliser le Royaume en soi — la conscience du Tout (Tao).

 

Par la pratique du non-agir (Wu-Wei), du service, il est possible d'agir dans le monde tout en restant centré sur l'essentiel. En s'en remettant à la Grâce, comme un enfant se fie à ses parents, on apprend à faire de son mieux sans s'angoisser pour les résultats. C'est dans cet abandon confiant au Saint-Nom que l'on peut enfin vivre un vrai bonheur.

 

Texte

 

« Soyez comme des petits enfants »… Tous les maîtres éveillés l’ont dit en contradiction avec tout ce que l’on vous apprend à être depuis tout petit. On vous dit d’être responsable, fort, autonome, adulte, alors que signifie : « Être comme des enfants » ?

 

« Je vous le dis en vérité, si vous ne recevez pas le baptême dans l'Esprit-Saint et dans le feu et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez pas au Royaume. » (Matthieu 18:3)

Le Royaume est en chacun

 

« Si ceux qui vous guident vous disent : le Royaume est dans le ciel, alors les oiseaux du ciel vous devanceront. S’ils vous disent : il est dans la mer, alors les poissons vous précéderont ; mais le Royaume est au-dedans et au-dehors de vous… » (Thomas, logion 3).

 

Le Royaume n’est pas un endroit, c’est le Tout (Tao pour Lao-Tseu) et la conscience du Tao, du Tout qui est Dieu. En Inde, certains disent, pour désigner le Royaume, « Satçitananda » ou « parfaite conscience de la béatitude ». C’est là que l’âme désincarnée se fond, quand elle s’est libérée. Vous ne pouvez pas entrer au Royaume si vous n’êtes pas comme un petit-enfant.

 

C’est quoi être comme un petit-enfant ? Passer son temps à jouer ? Ne pas s’occuper de ses vêtements ? De sa nourriture ? Ne manger que de la viande, des nouilles et des frites ? Non, ce n’est pas ça ! Être comme un petit enfant ne signifie pas plus être irresponsable que le non-agir (ou Wu-Wei, de Lao-Tseu) n’est le rien faire. Vous trouvez cela compliqué ?

La pratique du non-agir

 

Le non-agir, c’est agir en gardant une part de son attention au centre de soi. C'est possible grâce à une technique de méditation particulière que vous pouvez pratiquer en faisant autre chose en même temps (le service). Cette technique est enseignée lors de la Révélation, que vous pouvez demander par l'adresse mail donnée.

 

Vous savez, il y a une chose que vous êtes supposé faire de cette vie. Cette vie a un but autre que de fonder une famille, d’acheter une maison, de préparer sa retraite, même si ces choses peuvent être faites sans rougir. Vous n’êtes pas sur Terre par accident. Le but de l'existence, sa justification n’est pas d’aider les autres. Il y a une raison à votre vie autre que de s’occuper des autres.

 

Cette raison n’empêche pas d'aider les autres, ni les objectifs existentiels, comme d’avoir des enfants, de changer votre automobile, de trouver un emploi, d’économiser pour vos vacances, etc. La spiritualité authentique n’est pas la négation de vos besoins, ni de vos responsabilités vis-à-vis de votre famille, de votre pays, bien au contraire : assumer ses devoirs fait partie d'une spiritualité authentique (Yama et Niyama).

 

C’est la vie, la vie dans le sens d’existence, c’est votre obligation : vivre votre existence au mieux, dans l’harmonie. Tous ces objectifs peuvent paraître, au premier abord, ne pas procéder de la Réalisation spirituelle, pas plus du but suprême ; la Libération. Quand vous fouillez un peu, vous voyez que sans spiritualité la vie n’a pas la même saveur. Il reste à s’entendre sur ce que signifie le mot « spiritualité ».

Le véritable lâcher-prise

 

Tout n’est pas entre vos mains. Vous faites les choses, mais leur aboutissement n’est pas de votre fait. Être comme un petit enfant, c’est lâcher-prise, être tout le temps tourné vers l'amour intérieur, sa paix, par la pratique de techniques appropriées.

 

Finalement, lâcher-prise, qu’est-ce que c’est ? Comment ça se fait ? Imaginez : vous êtes dans l’embarras, vous avez un souci qui vous préoccupe, qu’est-ce que le lâcher-prise, dans ce cas-là ? C’est de faire les choses, mais en gardant conscience de l'essentiel. Si votre inquiétude, votre angoisse est trop forte, fermez les yeux et respirez calmement durant quelques instants, jusqu’à ce que la tension baisse. Si l’émotion, l’angoisse revient, recommencez jusqu’à ce que ça aille mieux. Pour les Observants, méditez sur le Saint-Nom.

 

Faites ce que vous avez à faire, étape par étape, en acceptant de lâcher votre inquiétude. Fermez les yeux et respirez calmement en écartant les pensées. Parfois, vous faites des choses pour résoudre vos problèmes, et vous vous demandez si ce que vous faites portera ses fruits. Acceptez que ça ne soit plus votre affaire, acceptez de vous en remettre à la Grâce, une fois que vous avez fait le maximum. « Aide-toi, le ciel t’aidera » (Jean de La Fontaine, « Le chartier embourbé »).

 

Personne ne méditera à votre place et c’est ça lâcher-prise, c’est de fermer les yeux et de se focaliser sur le centre de soi et d’accepter qu’à ce moment-là, rien d’autre n’ait d’importance.

Laissez faire la Grâce

 

Si vous voulez renverser des quilles, il vous faut prendre une boule et la jeter. Une fois que cette boule roule sur le plancher de la piste, vous n’avez plus rien à faire, vous ne pouvez qu’attendre. C’est pareil au quotidien : vous pouvez faire des choses, mais s’il faut un mois ou deux pour que ça porte ses fruits, qu’allez-vous faire pendant ce temps-là ? Angoisser ?

 

Quand vous rédigez une lettre qui est capable de faire que votre situation sociale ou matérielle s’améliore un peu : demande de recours gracieux, par exemple, il faut parfois six mois pour obtenir une réponse, alors ? Qu’allez-vous faire durant ces six mois ? Angoisser ? Faîtes ce qu’il faut et ensuite, lâchez prise.

 

C’est ça d’être comme un petit-enfant, un petit-enfant n’a pas à se préoccuper de ce qu’il lui arrive, ses parents sont là pour ça. L’enfant range ses vêtements sur le sol de sa chambre, de la salle de bains, du salon, de la cour de récréation de l’école et il les retrouve lavés, séchés, repassés et rangés dans les tiroirs de sa commode. Il fait ce qu’il a à faire, ranger ses vêtements sales par terre, et la Grâce des parents fait le reste.

 

La Grâce ne va pas venir lui arracher les vêtements sales du corps ! C’est pareil pour vous : vous faites ce que vous avez à faire et ensuite vous ne vous en préoccupez plus, la Grâce y pourvoira.

La Grâce y pourvoira

 

La Grâce y pourvoira… à condition que vous vous en remettiez à elle. Les disciples de La Voie savent comment faire ça, ils ont les quatre piliers de la pratique, mais pour ceux qui ne sont pas disciples et qui ne savent pas comment faire ? Ils peuvent demander à recevoir la Révélation, et ainsi devenir capables de pratiquer l'agya, c’est une solution.

 

Si vous n’êtes pas observant et que vous ne voulez pas l’être, servez-vous de ces petits moments où vous fermez les yeux pour respirer calmement en laissant retomber la pression mentale. Je sais que ce n’est pas toujours évident d’avoir ce recul sur soi. Parfois, je suis chiffonné et je n’ai pas envie de ne plus l’être. Je sais que la paix est là en moi et qu’il m’est si facile de la retrouver. Pourtant, je considère que j’ai une raison d’être fâché, alors je n’y vais pas ; je préfère être un peu fâché pour marquer le coup. Parfois, quand nous avons affaire à des fâcheux, on se soulage comme on peut !

 

Vous pouvez souffrir ou ne pas souffrir, choisissez, c’est entre vos mains, c’est votre libre-arbitre, mais croyez-moi, en vérité, L’Un a mis en vous une grande paix, toujours à votre disposition. C’est à vous d’y puiser.

 

Jésus a dit, un jour : «… Et, vous, vous n’avez rien à me dire ? Pourquoi serait-ce la source qui devrait aller au-devant des pèlerins ? Le pèlerin oublie parfois qu’il a des jambes pour marcher. Il oublie que ce n’est pas la route qui défile sous lui, mais son esprit qui se projette vers l’horizon. Demandez, si votre intention est de recevoir. Lorsque la terre a soif, c’est elle qui doit appeler la pluie. » (Évangile de Marie, au feuillet 1:8)

 

Pour partager sur les réseaux sociaux

 

 

Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :

madhyama.marga@gmail.com

English

Being Like a Child

 

 

Summary: This article explores the spiritual significance of the call to "be like a little child." Far from being an invitation to irresponsibility, this state of mind is the key to letting go and finding inner peace. The author, master of The Path, explains that the goal of existence is not merely to fulfill social obligations, but to realize the Kingdom within—the consciousness of the Whole (Tao).

 

Through the practice of non-action (Wu-Wei), which is service, one can act in the world while remaining centered on what is essential. By surrendering to Grace, just as a child trusts their parents, one learns to do their best without worrying about the results. It is in this trusting surrender to the Holy Name that one can finally experience true happiness.

 

Text

 

"Be like little children"… All the awakened masters have said this, in contradiction to everything you have been taught to be since you were very young. You are told to be responsible, strong, autonomous, an adult; so what does "being like children" actually mean?

 

"Truly I say to you, if you do not receive the baptism in the Holy Spirit and in fire, and if you do not become like little children, you will not enter the Kingdom." (Matthew 18:3)

The Kingdom is Within Everyone

 

"If those who lead you say to you: the Kingdom is in the sky, then the birds of the sky will precede you. If they say to you: it is in the sea, then the fish will precede you; but the Kingdom is within and without you…" (Thomas, logion 3).

 

The Kingdom is not a place; it is the Whole (Tao for Lao-Tzu) and the consciousness of the Tao, of the Whole that is God. In India, some say, to designate the Kingdom, "Satchitananda" or "perfect consciousness of bliss." This is where the disembodied soul merges when it has been liberated. You cannot enter the Kingdom if you are not like a little child.

 

What is it to be like a little child? Spending your time playing? Not taking care of your clothes? Your food? Eating only meat, noodles, and fries? No, that is not it! Being like a little child no more means being irresponsible than non-action (or Wu-Wei, from Lao-Tzu) means doing nothing. Do you find this complicated?

The Practice of Non-Action

 

Non-action is acting while keeping a part of your attention at the center of yourself. This is possible thanks to a particular meditation technique that you can practice while doing something else at the same time (service). This technique is taught during the Revelation, which you can request through the email address provided.

 

You know, there is one thing you are supposed to do with this life. This life has a goal other than starting a family, buying a house, or preparing for retirement, even if these things can be done without shame. You are not on Earth by accident. The goal of existence, its justification, is not just to help others. There is a reason for your life other than taking care of others.

 

This reason does not prevent helping others, nor does it prevent existential goals like having children, changing your car, finding a job, saving for your vacation, etc. Authentic spirituality is not the negation of your needs, nor of your responsibilities toward your family or your country; quite the opposite: assuming one's duties is part of an authentic spirituality (Yama and Niyama).

 

It is life—life in the sense of existence—that is your obligation: living your existence to the fullest, in harmony. All these goals may appear, at first glance, not to proceed from spiritual Realization, nor from the ultimate goal: Liberation. When you dig a little deeper, you see that without spirituality, life does not have the same flavor. It remains to be agreed upon what the word "spirituality" means.

True Letting Go

 

Everything is not in your hands. You do the things, but their outcome is not of your doing. Being like a little child is letting go, being turned toward inner love and its peace at all times through the practice of appropriate techniques.

 

Ultimately, what is letting go? How is it done? Imagine: you are in a bind, you have a worry that preoccupies you. What is letting go in that case? It is doing things while keeping consciousness of the essential. If your worry or your anxiety is too strong, close your eyes and breathe calmly for a few moments until the tension drops. If the emotion or anxiety returns, start again until it gets better. For the Observants, meditate on the Holy Name.

 

Do what you have to do, step by step, by accepting to let go of your worry. Close your eyes and breathe calmly, pushing thoughts aside. Sometimes you do things to solve your problems and you wonder if what you are doing will bear fruit. Accept that it is no longer your business; accept to surrender to Grace once you have done your best. "God helps those who help themselves" (Jean de La Fontaine, "The Bogged Carter").

 

No one will meditate for you, and that is what letting go is: closing your eyes and focusing on the center of yourself, accepting that at that moment, nothing else matters.

Let Grace Act

 

If you want to knock down pins, you have to take a ball and throw it. Once that ball is rolling on the floor of the lane, you have nothing more to do; you can only wait. It is the same in daily life: you can do things, but if it takes a month or two for them to bear fruit, what are you going to do during that time? Worry?

 

When you write a letter that is capable of making your social or material situation a little better—a request for an ex-gratia appeal, for example—it sometimes takes six months to get a response. So? What are you going to do during those six months? Worry? Do what needs to be done and then, let go.

 

That is what it is to be like a little child; a little child does not have to worry about what happens to him; his parents are there for that. The child leaves his clothes on the floor of his room, the bathroom, the living room, or the school playground, and he finds them washed, dried, ironed, and put away in his dresser drawers. He does what he has to do—leave his dirty clothes on the floor—and the Grace of the parents does the rest.

Grace is not going to come and tear the dirty clothes off his body! It is the same for you: you do what you have to do and then you no longer worry about it; Grace will provide.

Grace Will Provide

 

Grace will provide… provided that you surrender to it. The disciples of The Path know how to do this; they have the four pillars of practice, but what about those who are not disciples and do not know how to do it? They can request to receive the Revelation and thus become capable of practicing Agya; that is a solution.

 

If you are not an observant and do not want to be, use these small moments where you close your eyes to breathe calmly, letting the mental pressure subside. I know it is not always easy to have this perspective on oneself. Sometimes, I am upset and I don't want to stop being upset. I know that peace is there within me and that it is so easy for me to find it again. Yet, I consider that I have a reason to be angry, so I don't go there; I prefer to be a little angry to make a point. Sometimes, when we deal with troublesome people, we find relief however we can!

 

You can suffer or not suffer—choose. It is in your hands; it is your free will. But believe me, in truth, The One has placed a great peace within you, always at your disposal. It is up to you to draw from it.

 

Jesus said one day: "… And you, do you have nothing to say to me? Why should it be the source that must go before the pilgrims? The pilgrim sometimes forgets that he has legs to walk. He forgets that it is not the road that unfolds beneath him, but his spirit that projects itself toward the horizon. Ask, if your intention is to receive. When the earth is thirsty, it is the earth that must call for the rain." (Gospel of Mary, at sheet 1:8)

 

Ask whom? Ask me: madhyama.marga@gmail.com

 

 

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