La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Découvrez comment cesser de vieillir en atteignant le cœur de l'instant. Une réflexion sur l'Hridaya et la conscience pure qui nous ramène à l'essentiel. Discover how to cease aging by reaching the heart of the moment. A reflection on the Hridaya and the pure consciousness that brings us back to the essential.
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The English text follows the French text
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Résumé : Dans ce texte intitulé « Cesser de vieillir », l'auteur nous invite à une exploration de l’Hridaya, le cœur spirituel. Il y décrit un centre immobile et infini où la conscience pure réside, au-delà des limites du corps physique. En s'appuyant sur l'agya (la pratique spirituelle), ce texte démontre que la vieillesse n'est qu'un concept social et mental. En retrouvant « le goût du présent » — identique à celui de l'enfance — nous accédons à une dimension où le temps est aboli. L'invitation est de cesser de s'attacher à l'éphémère qui change pour s'établir dans l'immuable, devenant ainsi un résident permanent de l'éternité de son vivant.
« La vie sans conscience de la vie n’est pas une vie. »
(Bhaktimàrga, 86)
Je vous parle souvent du centre, de l’Hridaya (le Cœur Spirituel) : du vôtre, du mien, du nôtre, le centre de soi. Le centre de soi est cet espace intérieur où l’on se regroupe, où l’on se rassemble, où l’on se retrouve. Cet endroit, au plus profond de nous, est infini… N’est-ce pas étrange ? Nous ne sommes pas infinis, et pourtant, je vous dis qu’au cœur de nous réside un espace infini. Plus qu’un lieu, c’est un état : l’état de conscience de la béatitude.
Cet état est potentiellement infini, et notre corps est une porte, la porte qui permet d’y accéder. Mais être devant cette porte ne signifie pas entrer. Parfois, vous restez dans le vestibule. Même une fois à l’intérieur, vous n’en avez pas forcément pleine conscience. Ce n’est pas parce que vous nagez au milieu de l’océan que vous mesurez son immensité.
Vous ne percevez de cet océan que ce que vos capacités sensorielles vous permettent de saisir. Pour atteindre cette porte, vous avez l’agya* et ses quatre piliers. Ils sont là pour cela. Ils guident et canalisent votre esprit vers la conscience. Lorsque vous méditez ou que vous êtes en service*, c’est pour parvenir à cette fin.
* Mot hindi signifiant « commandement », c'est la sadhana, c'est-à-dire l'ensemble des pratiques et des recommandations de La Voie. *le service est une des composantes de l'agya, avec la méditation et le satsang. C'est faire les choses, tout au long de la journée, en conscience de ce « centre ». Lao-Tseu parlait de « wuwei » ou « non-agir ».
Ce centre est un point. Le monde tourne autour, comme autour d’un trou noir. Passez par ce trou, et vous arrivez au Royaume (Tao). Plus vous êtes proche du centre, plus il est facile d’y demeurer et de s’en rapprocher encore. À l’inverse, plus vous en êtes éloigné, plus cela devient difficile.
Au centre, le temps est aboli. Tout tourne autour, et vous voyez les images de votre passé défiler comme sur un mur d’écrans animés. Vous apercevez ce qui vous est arrivé à huit ans, mais ce ne sont que des images. Votre existence est sur pause.
Au centre réside l’instant. S’il semble ne durer qu’un instant, plus vous y êtes, plus vous êtes au centre, et plus cet instant se dilate pour perdurer. J’ai le goût du présent, son parfum, son essence, et savez-vous quoi ? C’est le même que celui de mon enfance : le présent d’aujourd’hui est identique à celui de jadis. Le goût du présent ne change pas. Tout change, sauf lui.
Ce sont nos pensées, nos émotions (vrittis) et nos concepts qui transforment les choses. Soyez dans l’instant, détaché de tout concept, et vous ne vieillirez pas. Sans doute quitterez-vous ce corps, mais sans avoir vieilli. La vieillesse est un concept, une case sociale où l’on nous range à un certain âge, mais l’essentiel reste inchangé.
Attachez-vous à l’essentiel, et vous ne changerez pas. En méditation, je retrouve l’enfant que j’étais en retrouvant mon essence. Bien sûr, d’autres disent que je vieillis, car ils s’attachent à l’éphémère, aux apparences ; mais ils sont aveugles à l’essentiel, pour moi comme pour eux.
L’Observance assidue de l’agya de La Voie vous ramène au centre éternel. À force de le fréquenter, vous en devenez un résident permanent. Tel est le but. Ne vous laissez plus vieillir par l’inconscience des autres.
Le présent d’aujourd’hui est le même que celui d’hier, d’avant-hier, de jadis et de toujours. Les choses changent : les arbres croissent ; des maisons sont bâties, d’autres détruites ; des routes sont tracées, d’autres disparaissent. Mais l’instant reste toujours égal à lui-même. À quoi voulez-vous vous attacher ? À ce qui demeure constant ou à ce qui change ?
L’instant et son harmonie sont la constante de votre vie, de ma vie, de notre vie. Placez-y votre conscience, si vous savez comment faire. Et si vous ne le savez pas, demandez à ceux qui savent.
Tous les êtres vivants sont embarqués sur le même fleuve, avançant à la même vitesse dans la même direction. Vous n’y pouvez rien. Alors, détendez-vous et profitez du paysage.
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Summary : Summary: In this text entitled "Ceasing to Age," the author invites us to explore the Hridaya, the spiritual heart. He describes a still and infinite center where pure consciousness resides, beyond the limits of the physical body. Drawing upon agya (spiritual practice), this text demonstrates that old age is merely a social and mental concept. By rediscovering the "taste of the present"—identical to that of our childhood—we access a dimension where time is abolished. The invitation is to stop clinging to the changing ephemeral and instead ground ourselves in the unchanging, thus becoming a permanent resident of eternity within this very lifetime.
"Life without consciousness of life is not a life." (Bhaktimàrga, 86)
I often speak to you about the center—the Hridaya (the Spiritual Heart). Yours, mine, ours: the center of the self. The center of the self is that inner space where we gather, where we collect ourselves, where we find ourselves again. This place, deep within us, is infinite… Isn't that strange? We are not infinite, and yet, I tell you that at our very core lies an infinite space. More than a place, it is a state: the state of consciousness of bliss.
This state is potentially infinite, and our body is a door—the door that allows us to enter. But standing before this door does not mean entering. Sometimes, you remain in the hallway. Even once inside, you are not necessarily fully aware of it. Just because you are swimming in the middle of the ocean does not mean you can measure its immensity.
You only perceive of this ocean what your sensory capacities allow you to grasp. To reach this door, you have the agya* and its four pillars. They are there for this purpose. They guide and channel your mind toward consciousness. When you meditate or when you are in service*, it is to achieve this end.
*agya: A Hindi word meaning "commandment," referring to the set of practices and recommendations of The Path. *service: One of the pillars of agya. It is the act of acting with consciousness. Lao Tzu called it "wuwei."
This center is a point. The world revolves around it, like it would around a black hole. Pass through this hole, and you arrive at the Kingdom (Tao). The closer you are to the center, the easier it is to remain there and draw even closer. Conversely, the further away you are, the more difficult it becomes.
At the center, time is abolished. Everything revolves around it, and you see images of your past flickering by like on a wall of animated screens. You see what happened to you at eight years old, but they are only images. Your existence is on pause.
At the center lies the instant. Although it seems to last but a moment, the more you are there, the more you are at the center, the more that instant expands to endure. I have the taste of the present, its fragrance, its essence—and you know what? It is the same as that of my childhood. Today’s present is identical to that of long ago. The taste of the present does not change. Everything changes, except it.
It is our thoughts, our emotions (vrittis), and our concepts that transform things. Be in the moment, detached from all concepts, and you will not grow old. No doubt you will eventually leave this body, but without having grown old. Old age is a concept, a social category where we are filed away at a certain age, but the essential remains unchanged.
Attach yourself to the essential, and you will not change. In meditation, I find the child I once was by finding my essence. Of course, others say I am growing old because they cling to the ephemeral, to appearances; but they are blind to the essential, for me as well as for them.
The diligent Observance of the agya of The Path brings you back to the eternal center. By spending time there, you become a permanent resident. This is the goal. Do not let yourself be aged by the unconsciousness of others.
Today's present is the same as yesterday's, the day before's, the present of long ago and of forever. Things change: trees grow; houses are built, others destroyed; roads are paved, others disappear. But the instant always remains equal to itself. What do you want to attach yourself to? To that which remains constant or to that which changes?
The instant and its harmony are the constant of your life, of my life, of our life. Place your consciousness there, if you know how. And if you do not know, ask those who do.
All living beings are embarked upon the same river, moving at the same speed in the same direction. You can do nothing about it. So, relax and enjoy the scenery.
lavoie.eu@gmail.com
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