La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Ce texte explore la distinction entre les sentiments humains et la raison d'être de l'existence. L'auteur y explique que, bien que l'amour sentimental soit une composante belle et légitime de la vie, il n'est pas le but de la vie, le but est la réalisation spirituelle.
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Résumé : Ce texte explore la distinction entre les sentiments humains et la raison d'être de l'existence. L'auteur y explique que, bien que l'amour sentimental soit une composante belle et légitime de la vie humaine, il n'est pas le but de la vie. L'incarnation a pour propos fondamental la réalisation spirituelle et le retour à la source en pleine conscience. En s'appuyant sur des textes comme la Bhagavadgitopanishad (une proto-Bhagavad-Gîtâ) et les paroles de Jésus, il précise que le rôle d'un guru sur La Voie n'est pas d'enseigner l'altruisme, mais de transmettre une sadhana permettant la Libération. La véritable unité ne se trouve pas dans les concepts extérieurs, mais dans la découverte intérieure de la source commune à tous.
Le Texte
Des personnes soutiennent que l'amour — entre deux personnes — est ce qu'il y a de plus important dans la vie. Il y en a même qui disent que c'est ce qu'il y a de plus beau, que c'est comme toucher les ailes des oiseaux ; mais en vérité, aimer n’est pas le but de la vie.
L'amour est beau, il n’y a pas à le nier, et s’aimer est préférable à se haïr ou à l’indifférence. Pourtant, ce n’est pas pour s’aimer ni pour être aimé que notre âme s’est incarnée. Il y a un but à l’incarnation qui n’est pas celui-là.
En même temps, rien n’empêche d’accomplir le propos de son incarnation tout en aimant et en étant aimé ; ce n’est pas incompatible. À vrai dire, tout est une histoire d’amour, mais il s’agit de celui que Dieu* donne, même sans le vouloir, à ses créatures, et cet amour n'est pas un sentiment.
* Si le mot Dieu vous dérange, remplacez-le par un autre, par exemple « Tao », « L’Unité » ou « le Tout ».
L’amour humain le plus beau, le plus altruiste, est le reflet de l’Amour Divin, comme la lumière de la Lune est le reflet de celle du Soleil. Ne confondez pas l’amour et le désir, même si les deux cohabitent souvent. Quand le désir est lié au sentiment amoureux sincère, il est approprié. Quand il ne s'agit que du désir de jouissance du corps de l'autre, alors ce désir est un frein.
L’amour n’est pas la raison d’être de votre existence. Autrement dit, vous n’êtes pas en vie pour aimer des gens, ni pour être aimé d'eux. C’est bien d’aimer et d’être aimé, et c’est mieux que de détester tout le monde, mais ce n’est pas le propos fondamental, le but de la vie humaine.
Je lis souvent sur les réseaux sociaux des partages de gens qui prônent l’empathie, la compassion ou l’amour pour autrui. Ils vantent les méritent de tel sage indien ou de tel guru qui parle d’altruisme. Certains croient que l’éveil se manifeste par le fait d’aimer inconditionnellement tout le monde. Même si cette conviction est belle, elle n’est pas une réalité pour autant.
Dans un livre spirituel ancien, il est dit : « Enfin, la charité qui n'est faite ni en temps ni en lieu convenable, ni à des gens qui en sont dignes, ou qui s'exerce de façon irrespectueuse et méprisante, on la dit relever de tamas. » (Bhagavad-Gîtâ, 17, 22, Bhagavadgitopanishad, 15:20).
Les gurus qui prônent l’amour universel sans condition ne sont pas des maîtres spirituels au sens où on l'entend sur La Voie. Peut-être sont-ils de saintes personnes ou des influenceurs, mais pas des gurus. Un sage qui enseigne l’amour est une belle personne, méritant le respect et l'exemple pour le bien de tous. Pourtant, la raison d’être de votre vie n’est pas là.
Un guru doit vous permettre de découvrir et d’accomplir la raison de votre venue sur Terre, pas vous enseigner l’amour. Les saints sont là pour ça, et un guru n’est pas un saint. Le but de la vie humaine n’est pas de devenir saint, ni gentil, ni amoureux. Cette idée est un héritage de la religion chrétienne : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. » (Jésus, Jean 13:34).
En vérité, Jésus, quand il a prononcé ces paroles, ne s’adressait pas à tous les Hommes, mais à ses quelques rares disciples afin qu’ils soient solidaires et exemplaires dans leur mission. La citation exacte est :
« Je suis pour peu de temps encore avec vous... Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. À ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples. » (Jean 13 : 33-35).
Un guide doit amener ses disciples à la réalisation spirituelle en leur enseignant une sadhana (méthode) pour sortir de l'ignorance, de l’illusion et de la souffrance. Cette démarche spirituelle vraie est intérieure ; les autres n’entrent pas en ligne de compte dans la méditation profonde.
Les plus grands mystiques s’isolent du monde pour se consacrer à la quête de la Libération. Rassurez-vous, ce n’est pas un passage obligé : il est parfaitement possible de vivre une belle vie spirituelle en famille. Pour vos relations sociales ou amoureuses, l’amour se conçoit et se justifie ; il est le sel de la vie. Mais cette qualité de sentiments ne vous fera pas avancer d’un millimètre vers l’accomplissement de votre raison de vivre : « Chaque incarnation donne à l’âme un peu plus de conscience. » (Bhaktimàrga, 64).
La religion chrétienne enseigne que cultiver ces vertus permet de gagner le Royaume des cieux. L’enseignement de Jésus ne dit pas tout à fait ça, car le Royaume à gagner est à l’intérieur : « Le Royaume est au-dedans de vous et il est au-dehors de vous. » (Évangile selon Thomas, logion 3).
L’amour et le bonheur sont plus agréables que la haine et le malheur. Si vous avez le choix, il est logique de les privilégier, mais cela n’empêche pas d’œuvrer pour sa Libération. Ce sont des choses différentes. Si vous êtes un chercheur de vérité, la recherche du bien-être sentimental ne devrait pas vous détourner de votre accomplissement spirituel.
Le but de votre vie est de revenir à la source du Tout en pleine conscience. Pour y arriver, il y a des choses à faire, et l’amour sentimental n’en fait pas partie, même s’il n’est pas interdit d'aimer et d'être aimé.
Un aspirant à la Révélation m’a posé cette question : « Vous dites que l’amour n’est pas le but de l’humanité, mais sans amour, comment se respecter ou se comprendre ? Cela n'induit-il pas d'être égoïste ? »
Je lui ai répondu : « Spirituellement, le travail se fait en soi et pour soi. L’égoïsme appartient au monde et au mental, alors que ce dont je parle appartient au domaine spirituel. » L’égoïsme est de ne voir que ses intérêts personnels. Ici, il s’agit d’accomplissement intérieur.
Les êtres humains sont comme les îles d'un archipel : elles semblent séparées par la mer, mais elles sont réunies par en dessous. La démarche spirituelle consiste à aller à la source en soi. Comme cette source est la même pour tous, nous y trouvons aussi celle des autres et réalisons que nous sommes unis.
Sinon, on cherche l’union par les concepts (religieux, politiques, sociaux), ce qui finit toujours par séparer un groupe d'un autre. En trouvant individuellement la source, nous trouvons ce qui unit tout. Où est l’égoïsme ?
Suivre La Voie personnellement n’empêche pas d’aimer ni d’agir ensemble, mais ce n’est pas le but de la vie. Ne soyez pas dupe : vos activités légitimes et honorables ne doivent pas se substituer à la raison de votre incarnation. La Voie est avant tout une pratique. Pour pratiquer, il est nécessaire de recevoir la Révélation des techniques de méditation qui conviennent.
Pour cela, il suffit de le demander. À qui ? À moi : madhyama.marga@gmail.com
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madhyama.marga@gmail.com
Summary : This text explores the distinction between human sentiments and the true purpose of existence. The author explains that while sentimental love is a beautiful and legitimate component of human life, it is not the goal of life. The fundamental purpose of incarnation is spiritual realization and the return to the source in full consciousness. Drawing on texts such as the Bhagavadgitopanishad (a proto-Bhagavad-Gîtâ) and the words of Jesus, he clarifies that the role of a guru on The Path is not to teach altruism, but to transmit a sadhana that leads to Liberation. True unity is not found in external concepts, but in the internal discovery of the source common to all.
The Text
Some people argue that love—between two people—is the most important thing in life. Some even say it is the most beautiful thing, like touching the wings of birds; but in truth, loving is not the goal of life.
Love is beautiful, there is no denying it, and to love one another is better than hatred or even indifference. Yet, it is not to love or to be loved that our soul was incarnated. There is a purpose to incarnation that is not this.
At the same time, nothing prevents one from fulfilling the purpose of their incarnation while loving and being loved... they are not incompatible. In fact, everything is a love story, but it is about the love that God* gives, even without intending to, to His creatures—and this love is not a sentiment.
* If the word God bothers you, replace it with another, for example "Tao," "Unity," or "the Whole."
The most beautiful, most altruistic human love is the reflection of Divine Love, just as the light of the Moon is the reflection of the Sun's. Do not confuse love and desire, even if the two often coexist. When desire is linked to sincere romantic feeling, then this desire is appropriate. When it is only the desire for enjoyment of the other's body, then this desire is a hindrance.
Love is not the reason for being of your existence; in other words, you are not alive to love people, nor to be loved by them. It is good to love and be loved, and it is better than hating everyone and being hated by them, but it is not the fundamental point, the goal of human life.
I often read on social media shares from people who advocate empathy, compassion, and love for others, praising the merits of this Indian sage or that guru who speaks of love and altruism. Some believe that awakening manifests through unconditionally loving everyone. Even if this conviction is beautiful, it is not a reality nonetheless.
In an ancient spiritual book, it is said: "Finally, charity which is made neither at the proper time nor place, nor to people who are worthy of it, or which is exercised in a disrespectful and contemptuous way, is said to belong to tamas." (Bhagavad-Gîtâ, 17, 22, Bhagavadgitopanishad, 15:20).
Gurus who advocate unconditional universal love are not spiritual masters as understood on The Path. Perhaps they are holy people, or influencers, but not gurus. A sage who teaches love is a beautiful person, deserving of respect and affection, and an example of what a human being can be for the good of all. Yet, the purpose, the reason for being of your life, is not to love or be loved.
A guru must enable you to discover and fulfill the reason for your coming to Earth, not teach you love. Saints are there for that, and a guru is not a saint. The goal of human life is not to become a saint, nor kind, nor in love. This idea is indeed a legacy of the Christian religion: "Love one another as I have loved you." (Jesus, in John 13:34).
In truth, Jesus, when he spoke these words, was not addressing all humanity, but his few very rare disciples, and he told them this so they would be in solidarity with each other and be examples in their mission of preaching. The exact quote from Jesus is:
"Little children, I am with you only a little longer... I give you a new commandment: love one another; as I have loved you, you also, love one another. By this all will know that you are my disciples, if you have love for one another." (John 13: 33-35).
A guide must lead his disciples to spiritual realization by teaching them a "sadhana" (method) to emerge from ignorance, illusion, confusion, and suffering. This true spiritual process is internal, and others are in no way involved. Others do not come into play in deep meditation.
The greatest mystics isolate themselves from the world and devote themselves completely to the quest for Liberation. Rest assured, this is not a mandatory step in spirituality: it is perfectly possible to live a beautiful spiritual life with a family. For these kinds of relationships, love is understandable and even justified; it is the salt of life. But this quality of feelings will not move you one millimeter toward the fulfillment of your reason for living: "Each incarnation gives the soul a little more consciousness." (Bhaktimàrga, 64).
The Christian religion teaches, on the contrary, that cultivating these feelings and virtues makes you follow in Christ's footsteps and thus earn the Kingdom of Heaven. The teaching of Jesus does not say quite that, even if it looks much like it—and the Kingdom to be won is within... he said that!
"If those who lead you say to you, 'See, the Kingdom is in the sky,' then the birds of the sky will precede you. If they say to you, 'It is in the sea,' then the fish will precede you. But the Kingdom is within you and it is without you." (Gospel of Thomas, logion 3).
The Goal of Your Life is Neither to Love nor to Be Happy. Love and happiness are certainly more pleasant than hatred, indifference, and misery. If you have the choice, it is not foolish to prioritize them, but nothing prevents you from loving, being loved, and being happy while working for your Liberation.
What I want you to understand is that these are different things. If you are a truth seeker, the search for sentimental well-being should not distract you from your spiritual fulfillment. It is not one or the other! A guide who advocates love attracts many people. This discourse is pleasant to hear, but a guide is not there to stroke people the right way just to "get views and clicks."
The goal of your life, like all lives, is to return to the source of the Whole in full consciousness. To get there, there are things to do, and sentimental love is not part of them, even if it is not forbidden to love and be loved in return.
An aspirant to Revelation asked me this question: "You say that love is not the goal of humanity, but without love how do we move forward together? How do we understand each other? Does this not induce being selfish in a way?"
I replied: "Spiritually, the work is done in and for oneself. Selfishness? Selfishness belongs to the realm of the world and the mind, whereas what I am talking about belongs to the spiritual realm." Selfishness is seeing only one's own interests. Here, it is not about interest, but about internal fulfillment.
Human beings are part of an archipelago where the islands seem separated by the sea, but when we look closely, we see they are joined from below. The spiritual process is to go within, to the source. Since this source is the same for all, by finding this source of everything, we find the source of others, and thus realize that we are united within.
Otherwise, we seek union through concepts: but by individually finding the source in each of us, we find what unites everything. Where is the selfishness?
Following The Path personally does not prevent loving people, but it is not the goal of life. There are goals and goals, as there is knowledge and Knowledge, consciousness and Consciousness. You can perfectly follow The Path to fulfill the reason for life while, in the meantime, having personal goals.
Do not be fooled: these legitimate activities must not substitute for the fulfillment of the reason that motivated your incarnation. The Path is above all a practice, and to practice it is necessary to receive the Revelation of the appropriate meditation techniques and, for that, to ask for it.
Ask whom? Ask me: madhyama.marga@gmail.com
madhyama.marga@gmail.com
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