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La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai

Spiritualité et Religion

English below. La spiritualité relève de l'Esprit et de l'expérience intérieure (La Voie) ; la religion appartient au Mental et aux concepts. Quelle est la différence essentielle. Spirituality belongs to the Spirit and inner experience (The Path); religion belongs to the Mind and concepts. What is the essential difference

La spiritualité relève de l'Esprit et de l'expérience intérieure (La Voie) ; la religion appartient au Mental et aux concepts. Quelle est la différence essentielle. Spirituality belongs to the Spirit and inner experience (The Path); religion belongs to the Mind and concepts. What is the essential difference

 

The English text follows the French text

 

Accueil / Le blog "La Voie" / Le blog des satsang

 

Spiritualité et Religion


 

Beaucoup de personnes confondent la spiritualité et la religion. La spiritualité est le domaine de l'esprit, tandis que la religion est celui des concepts. Les concepts appartiennent au domaine de l'intellect, du mental.

 

Des digues contre la folie des Hommes existent : la loi, la morale, la religion et la spiritualité. Ici, elles sont classées selon leur degré d'évolution de la conscience humaine.

 

Une personne se compose de plusieurs éléments : le corps physique, le mental et l'esprit. Certaines personnes dénombrent davantage de « corps », comme l'éthérique, l'astral, le causal, etc., jusqu'à treize. Dans les Yoga Sûtras, le mental se décompose aussi en plusieurs « sous-dossiers ». Les Composantes du Mental (Antahkarana) selon les Yoga Sûtras sont :

 

Manas (मनस्) : Le Mental Inférieur (Le Fichier d'Entrée-Sortie)

 

  • Fonction Principale : C'est le mental sensoriel, celui qui est constamment en contact avec le monde extérieur via les cinq sens (indriyas).

  • Rôle : Il collecte les données sensorielles (vue, ouïe, etc.) et les présente au mental supérieur. Il est le siège du doute, de l'hésitation et des réactions impulsives (l'envie de saisir ou de rejeter). C'est le « réceptionniste » du système, traitant les informations brutes.

  • Analogie : La mémoire vive à court terme (RAM) ou l'écran sur lequel défilent toutes les notifications et les options.

 

Buddhi (बुद्धि) : L'Intelligence / L'Intellect (Le Dossier du Juge)

 

  • Fonction Principale : C'est la faculté de discrimination, de décision et de détermination. C'est l'intelligence supérieure qui analyse les données reçues de Manas.

  • Rôle : Elle juge la nature des objets, crée des catégories, émet des jugements de valeur (« ceci est bon », « ceci est dangereux ») et décide de l'action à entreprendre. C'est la faculté qui doit être cultivée pour atteindre le discernement (viveka), la clé de la libération dans le Yoga.

  • Analogie : Le processeur central (CPU) ou le Juge/Conseil d'Administration qui prend les décisions stratégiques.

 

Ahamkāra (अहंकार) : L'Égo (Le Dossier de l'Identité)

 

  • Fonction Principale : C'est le principe d'individuation qui attribue l'expérience à soi-même. Ahamkāra signifie littéralement « le faiseur de Moi » (Aham = Moi, Kāra = faire).

  • Rôle : Il génère le sens du « Je suis » et du « mien ». Il prend les décisions de Buddhi et les revêt d'une identité personnelle. C'est l'Égo qui dit : « Je vois cela », « J'ai cette pensée », ou « Ceci est mon corps ». C'est la source de l'attachement aux actions (karma) et aux fruits de ces actions.

  • Analogie : L'administrateur de compte qui personnalise l'expérience et gère les droits d'accès.

 

Chitta (चित्त) : Le Réservoir de Mémoire (Le Disque Dur)

 

  • Fonction Principale : C'est le mental au sens large ; le réservoir de toute l'expérience. Il est souvent utilisé comme un terme générique pour désigner l'Antahkarana entier dans le premier Sûtra (Yogaś citta-vṛtti nirodhaḥ).

  • Rôle : C'est la mémoire subconsciente et inconsciente qui stocke toutes les impressions (samskāras), les mémoires et les tendances latentes (vāsanās) résultant des actions et des expériences passées. C'est à partir de Chitta que les vrittis (fluctuations, pensées) émergent.

 

Composantes de l’Être Humain

 

Pour s’incarner et rester « encapsulée » dans le corps physique durant l’incarnation, un additif est adjoint à l’âme fondamentale, ou Puruṣa (पुरुष) : l’ego. L’ego permet à l’âme d’être individuelle et de dire « je ». Sans l’ego, l’âme resterait une goutte dans l’océan infini du Tout, ou « Tao », selon Lao-Tseu, et Īśvara (ईश्वर), selon Rāmānuja (1017-1137 de notre ère).

 

Sans l’ego, l’âme n’aurait pas le libre arbitre, condition sine qua non de son humanité. Pour choisir entre le « bien » et le « mal », l’Homme doit être libre, et c’est l’ego qui lui donne cette liberté.

 

Encore une précision : l’ego n’est pas ce que la plupart des gens croient. Le caractère vaniteux qu’ils lui attribuent appartient, en fait, au « faux-ego ». Le faux-ego résulte d’un dysfonctionnement du mental. Quand celui-ci est laissé en « roue libre », le résultat est la « confusion ». Cette confusion est le « faux-ego ». La vanité, l’égotisme, la haine, le mépris, la suffisance en sont les fruits.

 

La Spiritualité

 

Pour en revenir à notre sujet, la spiritualité est le domaine de l’esprit, ou âme incarnée. La religion est celui du mental, des concepts. Je ne dis pas qu’une personne religieuse, laïque ou moine mystique est dénuée de spiritualité. La spiritualité est la nature même de l’esprit. Certains esprits se prennent pour le mental, c’est-à-dire pour les pensées, les émotions, les concepts, les connaissances apprises.

 

Selon que l’esprit s’identifie au mental ou à l’harmonie fondamentale du Tout, ou « Tao » ou encore « Dieu », il vivra son incarnation avec le regard des concepts du mental ou avec celui de la spiritualité.

 

Une personne dont l’esprit est au « bon endroit », croyante d’une religion, sera portée à la spiritualité. Sa spiritualité s’exprimera dans le cadre de sa religion, mais ce n’est pas sa religion qui fera d'elle une personne spirituelle.

 

La Religion

 

Une personne dont l’esprit se prendra pour le mental vivra sa religion du point de vue conceptuel et sera un pharisien. Les religions, toutes les religions, sont des inventions humaines. Dieu n’est pas un Homme et n’a aucune religion. Il existe depuis toujours et existera toujours. Il est ce que Lao-Tseu nommait « Tao » et n’a pas de sentiments. Il est la vie infinie, et la vie de tout, des choses et des êtres, vient de Lui. Il se donne à tous, comme l’eau de la source abreuve tous les êtres, sans discrimination.

 

La Sadhana

 

La spiritualité est le domaine de l’esprit. Pour nous, les Humains, elle est une pratique, un « mode d’emploi » de l’existence qui permet de vivre comme il a été prévu que nous vivions. Ce « mode d’emploi » de la vie est nommé « sadhana » en Inde, un mot sanskrit ancien signifiant « ce qu’il faut faire ». Toutes les voies spirituelles originaires de l’Inde, ou « màrga », ont une sadhana, un ensemble de pratiques et de recommandations.

 

La voie que j’enseigne a aussi une sadhana : l’agya. Ce mot hindi signifie « commandement ». Cet agya repose sur quatre piliers : la méditation, le service* et le satsang, qui sont des pratiques. Le quatrième pilier, les « angas », n’est pas une pratique, mais des préconisations d’ordre comportemental.

 

* Le « wuwei » ou « non-agir » de Lao-Tseu.

 

Ensemble des Deux

 

La religion peut être pratiquée, même par un esprit éclairé observant une sadhana (le Bouddha Gautama Siddhartha parlait de « Dhamma »). Une religion bien comprise est un ciment culturel qui rend une société cohérente et homogène. On voit le résultat d’une société sans religion : le « progressisme », le wokisme et sa confusion nihiliste.

 

Pourtant, la pratique d’une religion sans l’observance d’une spiritualité, telle que je l’ai définie ici, devient vite porteuse de confusion, de haine et d’exclusion. Il est possible de pratiquer une sadhana spirituelle sans religion, mais il n’est pas bon de pratiquer une religion sans le secours d’une spiritualité authentique.

 

Qu’est-ce qu’une spiritualité authentique ? C’est une pratique qui met en avant l’âme, l’harmonie fondamentale du Tout, qui permet de faire la différence entre le bien et le mal et de remettre en cause tous nos concepts.

 

Si vous avez des questions, posez les ici : lavoie.eu@gmail.com

 

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Spirituality and Religion


 

Many people confuse spirituality and religion. Spirituality is the domain of the spirit, while religion is that of concepts. Concepts belong to the realm of the intellect, the mind.

 

Dikes against the folly of humankind exist: law, morality, religion, and spirituality. Here, they are classified according to their degree of evolution of human consciousness.

 

A person is composed of several elements: the physical body, the mind, and the spirit. Some people count more “bodies,” such as the etheric, astral, causal, etc., up to thirteen. In the Yoga Sûtras, the mind is also broken down into several “sub-folders.” The Components of the Mind (Antahkarana) according to the Yoga Sûtras are:

 

1. Manas (मनस्): The Lower Mind (The Input-Output File)

 

    • Primary Function: This is the sensory mind, the one that is constantly in contact with the external world via the five senses (indriyas).

    • Role: It collects sensory data (sight, hearing, etc.) and presents it to the higher mind. It is the seat of doubt, hesitation, and impulsive reactions (the urge to grasp or reject). It is the “receptionist” of the system, processing raw information.

    • Analogy: Short-term random-access memory (RAM) or the screen on which all notifications and options scroll.

 

2. Buddhi (बुद्धि): The Intelligence / Intellect (The Judge's File)

 

    • Primary Function: This is the faculty of discrimination, decision, and determination. It is the higher intelligence that analyzes the data received from Manas.

    • Role: It judges the nature of objects, creates categories, issues value judgments (“this is good,” “this is dangerous”), and decides on the action to take. It is the faculty that must be cultivated to attain discernment (viveka), the key to liberation in Yoga.

    • Analogy: The central processor (CPU) or the Judge/Board of Directors who makes strategic decisions.

 

3. Ahamkāra (अहंकार): The Ego (The Identity File)

 

    • Primary Function: This is the principle of individuation that attributes experience to oneself. Ahamkāra literally means “the maker of I” (Aham = I, Kāra = make).

    • Role: It generates the sense of “I am” and “mine.” It takes Buddhi's decisions and clothes them with a personal identity. It is the Ego that says: “I see this,” “I have this thought,” or “This is my body.” It is the source of attachment to actions (karma) and the fruits of these actions.

    • Analogy: The account administrator who personalizes the experience and manages access rights.

 

4. Chitta (चित्त): The Memory Reservoir (The Hard Drive)

 

    • Primary Function: This is the mind in its broad sense; the reservoir of all experience. It is often used as a generic term to refer to the entire Antahkarana in the first Sûtra (Yogaś citta-vṛtti nirodhaḥ).

    • Role: This is the subconscious and unconscious memory that stores all impressions (samskāras), memories, and latent tendencies (vāsanās) resulting from past actions and experiences. It is from Chitta that the vrittis (fluctuations, thoughts) emerge.

 

Components of the Human Being

 

To incarnate and remain “encapsulated” in the physical body during incarnation, an additive is joined to the fundamental soul, or Puruṣa (पुरुष): the ego. The ego allows the soul to be individual and to say “I.” Without the ego, the soul would remain a drop in the infinite ocean of the All, or “Tao,” according to Lao-Tzu, and Īśvara (ईश्वर), according to Rāmānuja (1017-1137 CE).

 

Without the ego, the soul would not have free will, a sine qua non condition of its humanity. To choose between “good” and “evil,” the human being must be free, and it is the ego that gives them this freedom.

 

One more clarification: the ego is not what most people believe. The vain character they attribute to it belongs, in fact, to the “false-ego.” The false-ego results from a malfunction of the mind. When the mind is left on “free wheel,” the result is “confusion.” This confusion is the “false-ego.” Vanity, egotism, hatred, contempt, and arrogance are its fruits.

 

Spirituality

 

To return to our subject, spirituality is the domain of the spirit, or incarnated soul. Religion is that of the mind, of concepts. I am not saying that a religious person, a layperson, or a mystical monk is devoid of spirituality. Spirituality is the very nature of the spirit. Some spirits mistake themselves for the mind, that is, for thoughts, emotions, concepts, and learned knowledge.

 

Depending on whether the spirit identifies with the mind or with the fundamental harmony of the All, or “Tao,” or even “God,” it will live its incarnation with the perspective of the mind's concepts or with that of The Path.

 

A religious person whose spirit is in the “right place” will be inclined toward The Path. Their spirituality will be expressed within the framework of their religion, but it is not their religion that will make them a spiritual person.

 

Religion

 

A person whose spirit mistakes itself for the mind will live their religion from a conceptual point of view and will be a Pharisee. Religions, all religions, are human inventions. God is not a human and has no religion. He has existed forever and will exist forever. He is what Lao-Tzu called “Tao” and has no feelings. He is infinite life, and the life of everything—things and beings—comes from Him. He gives Himself to all, just as the water from the spring quenches the thirst of all beings, without discrimination.

 

The Sadhana

 

The Path is the domain of the spirit. For us, human beings, it is a practice, a “user manual” for existence that allows us to live as we were intended to live. This “user manual” for life is called “sadhana” in India, an ancient Sanskrit word meaning “what needs to be done.” All spiritual Paths (màrga) originating in India have a sadhana, a set of practices and recommendations.

 

The Path I teach also has a sadhana: the agya. This Hindi word means “commandment.” This agya rests on four pillars: meditation, service*, and satsang, which are practices. The fourth pillar, the “angas,” is not a practice, but behavioral Guidance.

 

* The "wuwei" or “non-action” of Lao-Tzu.

 

The Two Together

 

Religion can be practiced, even by an awakened being observing a sadhana (Gautama Siddhartha, the awakened being, spoke of “Dhamma”). A well-understood religion is a cultural cement that makes a society coherent and homogeneous. We see the result of a society without religion: “progressivism,” wokism, and its nihilistic confusion.

 

However, the practice of a religion without the Observance of The Path, as I have defined it here, quickly becomes a source of confusion, hatred, and exclusion. It is possible to practice a spiritual sadhana without religion, but it is not good to practice a religion without the aid of authentic spirituality. What is authentic spirituality? It is a practice that highlights the soul, the fundamental harmony of the All, which makes it possible to differentiate between good and evil and to question all our concepts.

 

If you have any questions, you can ask them here:

lavoie.eu@gmail.com

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