La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Ce texte est un appel à la désidentification. À travers une critique incisive des étiquettes sociales, politiques et de genre, il nous invite à cesser de nourrir « l'esprit querelleur » qui nous empoisonne. This text is a call for disidentification. Through a sharp critique of social, political, and gender labels, it invites us to stop feeding the 'quarrelsome mind' that poisons our lives.
/image%2F0714067%2F20251230%2Fob_3a547d_haters-spiritualite-spirituality-l.jpg)
The English text follows the French text
Accueil / Le blog "La Voie" / Le blog des satsang
Résumé : Ce texte est un appel puissant à la désidentification. À travers une critique incisive des étiquettes sociales, politiques et de genre, Hans Yoganand nous invite à cesser de nourrir « l'esprit querelleur » qui empoisonne notre existence. En s'appuyant sur la sagesse du Bouddha et la notion d'impermanence, ce message nous rappelle que la haine est un poison qui tue d'abord celui qui le cultive.
Le texte propose un retour au véritable « soi » — cet être profond et immuable que nous étions enfant — loin des conditionnements nihilistes et des luttes idéologiques. C'est une invitation à choisir la joie d'exister plutôt que le combat illusoire, et à retrouver l'unité de l'âme par-delà les masques de l'ego.
Certaines personnes se définissent comme homosexuelles, antifas, trans, progressistes, patriotes, musulmanes, chrétiennes, françaises, algériennes, marocaines, noires, asiatiques, etc. Ces identités sont des catégories sociales, des convictions, des concepts, des idéaux, des préférences sexuelles, des religions, des nationalités, des métiers, et bien plus encore.
Vous vous battez pour des idées, vous aimez, vous haïssez, vous frappez, vous méprisez pour ces idées, ces convictions. Mais cette haine, ce mépris, ces concepts, est-ce vraiment vous ?
Vous êtes un être humain, vivant de manière éphémère, fragile, vulnérable au moindre virus ou accident. Pourtant, vous suivez vos idées, vos pensées, vos concepts, vos émotions et vos sentiments… Est-ce bien raisonnable (sattva) ? Êtes-vous en vie pour vous battre, haïr, mépriser ? Ou êtes-vous en vie pour profiter de l’existence ? Posez-vous la question.
Si vous choisissez de vivre pour haïr, pour mettre en avant votre particularité sexuelle ou de genre, pour affirmer qu’une femme est supérieure à l’homme, qu'une personne noire est supérieure à une personne blanche, ou le contraire, que les hommes sont méchants et les femmes leurs victimes, alors je me demande si vous profitez vraiment de votre vie comme il le faudrait.
Comment profiter pleinement de la vie ? D’abord, rappelez-vous qu’elle est éphémère. Oublier cette vérité est une erreur. Il ne convient pas de s’installer dans la vie comme si elle devait durer éternellement.
Un sage des temps anciens, Gautama Siddhartha, le Bouddha, a dit : « Beaucoup oublient leur impermanence ; ceux qui s’en souviennent apaisent leur esprit querelleur. » (Dhammapada, 6)
L’esprit querelleur, que ceux qui se souviennent de leur impermanence parviennent à calmer, ne se dispute pas seulement avec les autres, mais surtout avec son porteur, qui en a perdu la maîtrise. La première victime de la haine, c’est celui qui la porte. La haine est un poison qui tue celui qui la cultive et la répand.
Pensez-vous que le haineux, l’antifa qui méprise ceux qui ne pensent pas comme lui en se croyant « une bonne personne », ou la féministe qui hait les hommes, soient heureux ?
Se définir par une préférence sexuelle, une position politique ou un genre est une erreur. C’est oublier ce que nous sommes fondamentalement. Vivre dans cet oubli du véritable « soi », ce n’est pas vraiment vivre. Le vrai « soi » est ce que vous êtes depuis votre naissance et qui ne changera pas jusqu’à votre mort. Ne trahissez pas l’enfant que vous étiez. Croyez-vous que cet enfant, que vous avez oublié, approuverait ce que vous êtes devenu ?
Croyez-vous qu'une âme a une couleur, une religion, un genre, un parti politique, des possessions matérielles ? Non. Si vous croyez que vous avez une âme, alors cessez de faire comme si vous n'en aviez pas. Si vous ne croyez pas que vous avez une âme, alors je vous plains : vous vivez sans âme et devez avoir peur.
Pour aimer la vie, commencez par vous aimer vous-même. Celui qui se réduit à une préférence sexuelle, un genre, un militantisme politique ou religieux, et qui passe sa vie à combattre des ennemis qu’il s’est créés, ne peut pas connaître le vrai bonheur de vivre.
Vous accordez tant de confiance à vos pensées, vos émotions, vos concepts, que vous les suivez dans la haine et l’intolérance. Croyez-vous être vos pensées ? Vos concepts ? N’y a-t-il rien de plus profond en vous ?
Vous, les tenants de l'internationale socialiste, vous avez été conditionnés par de mauvais maîtres, par des concepts erronés qui prônent une identité transnationale en effaçant ce que vos ancêtres ont construit et compris. Vous êtes aveuglés par un conditionnement nihiliste qui nie le passé et promet un avenir de guerre. Vous pensez être les héros de l’histoire, alors que vous en êtes les fossoyeurs.
En vérité, vous êtes perdus et vous en voulez aux autres. Ce n’est pas de leur faute si vous êtes égarés. Vous vous réunissez avec d’autres personnes perdues pour vous retrouver, mais vous ne retrouvez pas le véritable « vous », celui que vous étiez enfant.
L’enfant que vous étiez avait raison ; cherchez à le retrouver. Pour commencer, cessez de haïr ceux qui ne pensent pas comme vous : ils ne sont pas vos ennemis. Ils ne vous connaissent pas.
Cessez de croire que vous avez toujours raison. On n’a jamais raison de haïr ni de se perdre dans la confusion (tamas). Vos ennemis sont des illusions (maya). N’oubliez pas que vous allez mourir ; alors, en attendant, vivez.
Vous vous battez pour les autres ? Commencez par vous battre pour vous-même. « Charité bien ordonnée commence par soi-même ». Vous luttez pour les droits de personnes que vous ne connaissez pas, tout en haïssant vos voisins. Mais ne pensez-vous pas que vous avez, vous aussi, le droit d’être heureux ?
L’êtes-vous vraiment ? En vérité, celui que vous haïssez le plus, c’est vous-même. Incapable de supporter cette haine, vous la projetez sur les autres, leur imputant la souffrance que vous vous infligez. La haine empoisonne d’abord celui qui la porte.
Partager sur les réseaux sociaux
Si vous avez des questions, vous pouvez les poser ici :
lavoie.eu@gmail.com
Les boutons de partage sont à la suite de la traduction.
Si ce texte vous a apporté quelque chose,
partagez sur les réseaux sociaux pour que d'autres puissent le lire.
Summary : This text is a powerful call for disidentification. Through a sharp critique of social, political, and gender labels, Hans Yoganand invites us to stop feeding the "quarrelsome mind" that poisons our lives. Drawing on the wisdom of the Buddha and the concept of impermanence, this message serves as a reminder that hate is a poison that primarily destroys the one who carries it.
The text proposes a return to the true "self" — that deep and unchanging essence we possessed as children — far from nihilistic conditioning and ideological struggles. It is an invitation to choose the joy of existence over illusory combat, and to rediscover the oneness of the soul beyond the masks of the ego.
Certain people define themselves as gay, antifa, trans, progressive, patriot, Muslim, Christian, French, Algerian, Moroccan, black, Asian, etc. These identities are social categories, convictions, concepts, ideals, sexual preferences, religions, nationalities, professions, and much more.
You fight for ideas, you love, you hate, you strike, you despise for these ideas, these convictions. But this hate, this contempt, these concepts—is that really you?
You are a human being, living in an ephemeral, fragile way, vulnerable to the slightest virus or accident. Yet, you follow your ideas, your thoughts, your concepts, your emotions and your feelings… Is that truly reasonable (sattva)? Are you alive to fight, to hate, to despise? Or are you alive to enjoy existence? Ask yourself that question.
If you choose to live to hate, to highlight your sexual or gender particularity, to assert that a woman is superior to a man, that a black person is superior to a white person, or the opposite, that men are evil and women their victims, then I wonder if you are truly enjoying your life as you should.
How can one fully enjoy life? First, remember that it is ephemeral. To forget this truth is an error. It is not fitting to settle into life as if it were to last forever.
A sage of ancient times, Gautama Siddhartha, the Buddha, said: “Many forget their impermanence; those who remember it soothe their quarrelsome mind.” (Dhammapada, 6)
The quarrelsome mind, which those who remember their impermanence manage to calm, does not only argue with others, but especially with its bearer, who has lost mastery over it. The first victim of hate is the one who carries it. Hate is a poison that kills the one who cultivates and spreads it.
Do you think the hater, the antifa who despises those who do not think like him while believing himself to be “a good person,” or the feminist who hates men, is happy?
Defining oneself by a sexual preference, a political position, or a gender is a mistake. It is forgetting what we fundamentally are. Living in this forgetfulness of the true “self” is not truly living. The true “self” is what you have been since birth and what will not change until your death. Do not betray the child you once were. Do you believe that this child, whom you have forgotten, would approve of what you have become?
Do you believe that a soul has a color, a religion, a gender, a political party, material possessions? No. If you believe you have a soul, then stop acting as if you didn't. If you do not believe you have a soul, then I pity you: you live without a soul and must be afraid.
To love life, begin by loving yourself. He who reduces himself to a sexual preference, a gender, a political or religious activism, and who spends his life fighting enemies he has created for himself, cannot know the true happiness of living.
You place so much trust in your thoughts, your emotions, your concepts, that you follow them into hate and intolerance. Do you believe you are your thoughts? Your concepts? Is there nothing deeper within you?
You, the proponents of the socialist international, you have been conditioned by bad masters, by erroneous concepts that advocate for a transnational identity by erasing what your ancestors built and understood. You are blinded by a nihilistic conditioning that denies the past and promises a future of war. You think you are the heroes of history, when you are actually its gravediggers.
In truth, you are lost and you resent others. It is not their fault if you are led astray. You gather with other lost people to find yourselves, but you do not find the true “you,” the one you were as a child.
The child you were was right; seek to find him again. To begin, cease hating those who do not think like you: they are not your enemies. They do not know you. Stop believing that you are always right. One is never right to hate or to lose oneself in confusion (tamas). Your enemies are illusions (maya). Do not forget that you are going to die; so, in the meantime, live.
You fight for others? Begin by fighting for yourself. “Charity begins at home.” You struggle for the rights of people you do not know, all while hating your neighbors. But don’t you think that you, too, have the right to be happy?
Are you truly? In truth, the one you hate the most is yourself. Unable to bear this hate, you project it onto others, blaming them for the suffering you inflict upon yourself. Hate poisons the one who carries it first.
lavoie.eu@gmail.com
If you liked this text, don’t forget to share on the networks
With a smartphone or some tablets, this blog is less comfortable.
If you can, visit it from a computer.