Overblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai

La Souffrance comme un Trou

English below. Notre société  a tout, sauf la réponse au vide.  Apprenez comment la quête de l'Homme pour le pouvoir, l'argent ou la nourriture n'est qu'une vaine boulimie. La source de la paix est la béatitude. authentique. Our society has everything but the answer to the void. Learn how Man's pursuit of power, money, or food is merely a vain bulimia. The source of peace is authentic bliss.

 Notre société  a tout, sauf la réponse au vide.  Apprenez comment la quête de l'Homme pour le pouvoir, l'argent ou la nourriture n'est qu'une vaine boulimie. La source de la paix est la béatitude. authentique. Our society has everything but the answer to the void. Learn how Man's pursuit of power, money, or food is merely a vain bulimia. The source of peace is authentic bliss.

 

The English text follows the French text

 

Accueil / Le blog "La Voie" / Le blog des satsang

 

La Souffrance comme un Trou


 

Dans une société où rien d’essentiel ne manque, l'Homme a tout le loisir de ressentir un grand vide existentiel. Son âme, ou esprit – son véritable « soi » – a soif d’une vérité fondamentale dont elle a l'intuition, mais rien de ce que propose la société ne satisfait ce besoin. On parle de pouvoir d'achat, mais qui parle de vrai bonheur ?

 

Les gâtés de nos sociétés, les oisifs, les mal élevés, dont les caprices ont toujours été écoutés et satisfaits, se posent des questions de capricieux, par exemple : « Quel est mon genre ? » ou se lancent dans des luttes vaines contre un supposé patriarcat et ressortent des placards de l'histoire des crimes dont les responsables ont tous disparu, tentant de faire payer leurs descendants innocents.

 

D'autres se posent de bonnes questions, sans même soupçonner qu'existe une réponse à leurs interrogations et n'ont de cesse de retrouver leur enfant intérieur. La spiritualité authentique s'adresse à eux. La plupart veulent simplement ne pas souffrir. Ainsi, une frénésie s’empare d'eux, une forme de boulimie visant à combler ce vide intérieur.

 

Pour certains, ce sera la nourriture ; pour d’autres, le sexe, le jeu, la peur, le pouvoir, l’argent, ou encore la déconstruction du bonheur d’autrui. Mais seule une spiritualité authentique peut combler ce vide. En vérité, la souffrance intérieure, qui n'est pas due à des causes objectives, est générée par l'ignorance.

 

Un Trou Béant

 

À un certain stade d’évolution intérieure, l'individu ressent un manque indéfinissable, impossible à nommer, qui devient chronique. Certains cherchent à le combler par l’amour d’une autre personne, alors que cette autre personne est elle-même en quête d'amour pour combler son propre vide.

 

Pour d’autres, c’est Dieu, celui des livres : Jéhovah, Yahvé, Brahma. Certains le cherchent dans une église, un temple ou une synagogue. D’autres, jugeant ces religions inadaptées, refusent d’y croire et de se plier à leurs rituels, préférant s’inventer un dieu sur mesure. Tout cela pour combler ce manque.

 

Pour d’autres encore, ce sera la réussite professionnelle ou sociale, avec ses signes extérieurs : l’argent, les possessions, les privilèges, le pouvoir. C’est comme ces personnes boulimiques qui grossissent parce qu’elles ont sans cesse besoin d’avoir quelque chose dans la bouche, leur estomac semblant un puits sans fond.

 

Une Boulimie

 

Cette boulimie se manifeste par un appétit insatiable pour la viande, le sucre, l’alcool, le tabac, les drogues. Elle peut aussi se traduire par des dépenses effrénées, et bien d’autres comportements compulsifs. La boulimie a mille visages !

 

C’est toujours la même démarche, quels que soient ses supports. Ce désir sans fin, ce manque, ce grand trou au centre de soi que l'on cherche à combler sans jamais y parvenir.

 

Cette boulimie touche aussi les concepts, les connaissances, les expériences. Si la paix intérieure pouvait être trouvée dans les livres ou l’accumulation de savoir, cela se saurait depuis longtemps ! La société humaine serait différente. Elle est composée d’hommes et de femmes qui, pour la plupart, ressentent ce même vide.

 

Si satisfaire ses désirs, comme le propose le monde, suffisait, cela se saurait. Tout le monde court après la satisfaction, même les plus riches, sans jamais l’atteindre. Je parle ici de la minorité dont les besoins essentiels sont comblés, car la majorité de l’humanité lutte encore pour survivre et n'a pas le loisir de se poser des questions existentielles.

 

C’est étrange, mais plus vous tentez de remplir ce trou, moins vous êtes satisfait. Vous finissez par être dégoûté, désabusé, croyant qu’aucune solution n’existe pour apaiser ce manque. Alors, vous continuez à vivre par habitude, désespéré.

 

L'Homme Est Comblé au Début

 

À la naissance, l’Homme n’éprouve aucun manque ; il est comblé dans l’instant. Si ses besoins fondamentaux sont satisfaits – s’il a mangé, si sa couche est propre, s’il est à l’aise – il est pleinement satisfait.

 

Vous avez peut-être vu le sourire béat d’un bébé comblé. Il est dans la béatitude. Sa fontanelle (Raja-chakra) est encore ouverte, il est connecté à l’instant présent. Et dans cette conscience de l’instant, il n’y a ni question ni manque.

 

Cet état de béatitude, cette conscience pure, est l’état par défaut de l’Homme, celui dans lequel il devrait toujours être. C’est cet état que La Voie et son Observance cherchent à nous faire retrouver !

 

Plus l’Homme accumule des connaissances et des concepts, plus il s’éloigne de la conscience de l’instant, et plus elle lui manque. Un jour, il oublie cette béatitude, et c’est alors que surgit ce manque indéfinissable.

 

Quand vous commencez à explorer le monde, mû par votre curiosité, vous vous éloignez de cette paix intérieure. C’est un processus normal, prévu. Pour revenir à la maison, il faut d’abord en partir. Cela fait partie du plan !

 

Vous souvenez-vous de votre enfance ? Quel est votre souvenir le plus ancien ? Certains se rappellent leur vie dès l’âge de deux ans, d’autres à partir de six ans, ou plus tard encore. Rares sont ceux qui se souviennent de leur toute petite enfance. C’est comme si cette période avait été effacée de leur mémoire. Ils ont oublié le « soi » de leurs premiers instants et certains, dans ce cas, disent se souvenir de leurs incarnations passées !

 

Plus vous retrouvez la paix intérieure, plus vous retrouvez le bonheur de l’enfance – pour ceux qui ont eu la grâce d’avoir une enfance heureuse. Jésus conseillait de redevenir comme des enfants pour entrer dans le Royaume intérieur : « Si vous dites : voici, le Royaume est dans le ciel, alors les oiseaux du ciel vous précéderont ; si vous dites qu’il est dans la mer, alors les poissons vous précéderont. Mais le Royaume est à l’intérieur de vous, et il est à l’extérieur de vous. » (Évangile de Thomas, logion 3)

 

L’Âge de la Béatitude

 

Cet âge oublié, c’est celui de la béatitude, celui de la pleine conscience de l’instant présent. C’est la béatitude qui constitue la « matière » de votre âme. Un bébé, n’ayant pas encore appris de mots ni de concepts, reste dans cette conscience pure. Sans concepts, la conscience demeure ancrée dans l’instant.

 

Plus l'Homme apprend de concepts, moins il vit dans l’instant. C’est le manque d’amour – un amour sans raison ni condition – qui nous blesse. Nous voulons être aimés pour ce que nous sommes. Seul l’amour sans cause, la Grâce divine, le Saint-Nom, peut nous offrir cela. Les taoïstes nomment cet amour-actif le « Te », ou « Vertu du Tao ».

 

Votre Âme

 

Votre âme est faite de cette « matière » divine, et tout ce qui s’en rapproche vous attire. Le mot « âme » vient du terme « souffle ». C’est le souffle de Dieu qui a créé l’âme, à partir de cette essence originelle qu’est le Saint-Nom ou le Te (Vertu du Tao). Mais pour qu’elle puisse s’incarner, un « catalyseur » était nécessaire : l’ego.

 

Ce catalyseur, c’est l’ego, qui donne à l’âme la conscience d’elle-même et le libre-arbitre, la capacité de dire oui ou non. Ce libre-arbitre est essentiel au grand dessein de Dieu (Lila) pour les âmes incarnées. Ce libre-arbitre, ce cadeau de Dieu, a un revers : l’attirance pour la facilité, pour la surface des choses. C’est le prix à payer. Pour pouvoir choisir entre le bien et le mal, il faut que le mal existe.

 

Parfois, vous souhaiteriez que Dieu vous reprenne ce libre-arbitre, mais il ne le peut pas. Pour vous soulager de ce cadeau encombrant, il faudrait qu’il vous prive aussi de votre conscience, et sans conscience, l’âme n’est qu’une matière inerte. Le libre-arbitre est consubstantiel à votre nature humaine.

 

Si vous avez des questions, posez les ici : lavoie.eu@gmail.com

 

Les boutons de partage sont après la traduction. Si ce texte vous a apporté quelque chose, partagez sur les réseaux sociaux pour que d'autres le lisent. Avec un smartphone, ce blog est moins confortable à consulter. Si possible, visitez-le depuis un ordinateur.

 

Suffering as a Hole


 

In a society where nothing essential is lacking, Man has all the leisure time to feel a great existential void. His soul, or spirit—his true "self"—thirsts for a fundamental truth of which it has an intuition, but nothing the society offers satisfies this need. We are told about purchasing power, but who talks about true happiness?

 

The spoiled members of our societies, the idle, the ill-mannered, whose whims have always been listened to and satisfied, ask capricious questions, for example: "What is my gender?" or engage in vain struggles against a supposed patriarchy and pull out of history's closets crimes whose perpetrators have all disappeared, attempting to make their innocent descendants pay.

 

Others ask good questions, without even suspecting that an answer to their questions exists, and constantly seek to find their inner child. Authentic spirituality addresses them. Most simply want not to suffer. Thus, a frenzy takes hold of them, a form of bulimia aiming to fill this inner void.

 

For some, it will be food; for others, sex, gambling, fear, power, money, or even the deconstruction of others' happiness. But only authentic spirituality can fill this void. In truth, inner suffering, which is not due to objective causes, is generated by ignorance.

 

A Gaping Hole

 

At a certain stage of inner evolution, the individual feels an indefinable lack, impossible to name, which becomes chronic. Some try to fill it with the love of another person, while that other person is also seeking love to fill their own void.

 

For others, it is God, the one from the books: Jehovah, Yahweh, Brahma. Some seek him in a church, a temple, or a synagogue. Others, judging these religions inadequate, refuse to believe in them and submit to their rituals, preferring to invent a tailor-made god. All this to fill this lack.

 

For still others, it will be professional or social success, with its external signs: money, possessions, privileges, power. It is like those bulimic people who gain weight because they constantly need to have something in their mouths, their stomach seeming like a bottomless pit.

 

Bulimia

 

This bulimia manifests as an insatiable appetite for meat, sugar, alcohol, tobacco, and drugs. It can also result in frenzied spending, and many other compulsive behaviors. Bulimia has a thousand faces!

 

It is always the same approach, whatever its supports. This endless desire, this lack, this great hole in the center of oneself that one seeks to fill without ever succeeding.

 

This bulimia also touches concepts, knowledge, and experiences. If inner peace could be found in books or the accumulation of knowledge, it would have been known for a long time! Human society would be different. It is composed of men and women who, for the most part, feel this same void.

 

If satisfying one's desires, as the world proposes, were enough, it would be known. Everyone chases satisfaction, even the wealthiest, without ever reaching it. I speak here of the minority whose essential needs are met, because the majority of humanity is still struggling to survive and does not have the leisure to ask existential questions.

 

It is strange, but the more you try to fill this hole, the less satisfied you are. You end up feeling disgusted, disillusioned, believing that no solution exists to appease this lack. So, you continue to live out of habit, despairing.

 

Man Is Content at the Beginning

 

At birth, Man experiences no lack; he is content in the moment. If his fundamental needs are satisfied—if he has eaten, if his diaper is clean, if he is comfortable—he is fully satisfied.

 

You may have seen the blissful smile of a content baby. He is in beatitude. His fontanel (Raja-chakra) is still open; he is connected to the present moment. And in that consciousness of the moment, there is neither question nor lack.

 

This state of beatitude, this pure consciousness, is Man's default state, the one in which he should always be. It is this state that The Path and its Observance seek to help us regain!

 

The more Man accumulates knowledge and concepts, the more he moves away from the consciousness of the moment, and the more he lacks it. One day, he forgets this beatitude, and that is when this indefinable lack arises.

 

When you start exploring the world, driven by your curiosity, you move away from that inner peace. It is a normal, foreseen process. To return home, you must first leave it. That is part of the plan!

 

Do you remember your childhood? What is your oldest memory? Some remember their lives from the age of two, others from six, or even later. Few remember their very early childhood. It is as if this period has been erased from their memory. They have forgotten the "self" of their first moments, and some, in this case, claim to remember their past incarnations!

 

The more you regain inner peace, the more you regain the bliss of childhood—for those who had the grace of having a happy childhood. Jesus advised becoming like children to enter the Inner Kingdom: "If you say, 'Behold, the Kingdom is in heaven,' then the birds of heaven will precede you; if you say that it is in the sea, then the fish will precede you. But the Kingdom is within you, and it is outside of you." (Gospel of Thomas, logion 3)

 

The Age of Beatitude

 

This forgotten age is the age of beatitude, the age of full consciousness of the present moment. It is beatitude that constitutes the "matter" of your soul. A baby, not having yet learned words or concepts, remains in this pure consciousness. Without concepts, consciousness remains anchored in the moment.


The more Man learns concepts, the less he lives in the moment. It is the lack of love—an unconditional, causeless love—that wounds us. We want to be loved for who we are. Only causeless love, Divine Grace, the Holy Name, can offer us that. Taoists call this active love the "Te," or "Virtue of the Tao."

 

Your Soul

 

Your soul is made of this divine "matter," and everything that approaches it attracts you. The word "soul" comes from the term "breath." It is the breath of God that created the soul, from that original essence which is the Holy Name or the Te (Virtue of the Tao). But for it to be embodied, a "catalyst" was necessary: the ego.

 

This catalyst is the ego, which gives the soul self-consciousness and free will, the ability to say yes or no. This free will is essential to God's great design (Lila) for incarnate souls. This free will, this gift from God, has a downside: attraction to ease, to the surface of things. That is the price to pay. To be able to choose between good and evil, evil must exist.

 

Sometimes, you wish that God would take back this free will, but He cannot. To relieve you of this cumbersome gift, He would also have to deprive you of your consciousness, and without consciousness, the soul is only inert matter. Free will is consubstantial with your human nature.

 

If you have any questions, you can ask them here:

lavoie.eu@gmail.com

If you liked this text, don’t forget to share on the networks

 

With a smartphone or some tablets, this blog is less comfortable.

If you can, visit it from a computer.

Article précédent Article suivant
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :