La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Ce texte explore la distinction fondamentale entre l'expérience sensorielle des drogues et la véritable quête spirituelle. En revenant sur l'héritage des "freaks" des années 60 . This post explores the fundamental distinction between drug-induced sensory experiences and a genuine spiritual quest. Reflecting on the legacy of the 1960s "freaks"
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Résumé : Ce texte explore la distinction fondamentale entre l'expérience sensorielle des drogues et la véritable quête spirituelle. En revenant sur l'héritage des "freaks" des années 60 — nourris de LSD, de mescaline et des récits de Carlos Castaneda — l'auteur partage son propre vécu pour démontrer que les visions multicolores et les états altérés, bien que fascinants, appartiennent au domaine du mental et de la jouissance sensuelle. La "Vraie Voie" ne réside pas dans le spectaculaire, mais dans une paix intérieure profonde et la quête d'une vérité qui dépasse les paradis artificiels.
Dans les années soixante et soixante-dix, il était de coutume, dans certains milieux de freaks consommateurs d’acide (LSD), de se prévaloir de Timothy Leary, un écrivain et neuropsychologue qui croyait aux bienfaits mystiques du LSD.
Ces contestataires consommaient cette substance psychoactive pour vivre à la marge et découvrir les profondeurs de l’âme. Ils cherchaient la vérité dans les effets du LSD, des champignons hallucinogènes et de la mescaline issue d’un cactus : le peyotl. Beaucoup d’entre eux avaient lu l'ouvrage intitulé L’Herbe du diable et la Petite Fumée, écrit par Carlos Castaneda.
D’autres utilisaient la marijuana ou le haschich pour explorer l’esprit, à l'image des saddhus shivaïtes (adorateurs de Shiva) et des babas cool. Le mental n’est pas une mauvaise chose en soi, mais s’y intéresser dans le cadre d’une recherche de vérité est une erreur, à mon sens.
Le mental est un outil, mais certainement pas le meilleur pour connaître la profondeur mystique de l’âme. Par la suite, ces consommations de produits psychoactifs sont devenues récréatives alors qu’au départ, la majorité des consommateurs des années soixante poursuivaient un but spirituel.
Les consommateurs mystiques, comme les saddhus, fumaient le shillum (pipe en terre) pour entrer en dhyàna (méditation profonde), en faisant l'économie de la phase de dhàranà (concentration). Évidemment, ils vivaient des expériences fantastiques, des visions extraordinaires, des états chamaniques et des trips (voyages) qui les confortaient dans l’idée qu’ils étaient sur la bonne voie. Mais cette voie est celle de la jouissance sensuelle — les sens du mental — et certainement pas une voie de vérité ni de béatitude.
Dans ma jeunesse, il m’est arrivé de fumer de la marijuana et, un jour, j’ai « vu » la musique qui sortait des enceintes de la chaîne HIFI. Cela ressemblait aux ondulations que l’on voit s’élever au-dessus des radiateurs chauds en hiver, mais ici, la musique sortait en rythme et en couleur. C’était fun ! Toutefois, était-ce mystique ? Non, ça ne l’était pas. Les gens pensaient atteindre Dieu, mais ils étaient juste "perchés".
Ce n'était pas plus mystique qu’une sortie de son corps dans le plan astral. L'Astral, c'est le monde que l'on connaît, avec d'autres couleurs visité en tant qu’âme désincarnée flottant comme une feuille dans un courant d’air chaud. Toutes sortes d’expériences extraordinaires sont possibles par différents moyens ; en revanche, est-ce le bon chemin pour un vrai chercheur ?
Cherchez-vous des expériences ? Cherchez-vous à jouir de ces sensations ou cherchez-vous la vérité ? Le vrai chercheur ne s’arrête pas aux faux chemins. Quand je fumais, je le faisais pour le plaisir, pas pour rencontrer Dieu ni pour connaître la vérité. J’avais déjà été initié, je pratiquais régulièrement et je savais ne pas mélanger les torchons et les serviettes. En réalité, je fumais parce que j'étais très amoureux d'une jeune fille qui consommait, et je le faisais avec elle pour ne pas la laisser seule.
L’observance de La Voie n’est pas destinée à ceux qui recherchent des sensations fortes ; elle est faite pour ceux qui recherchent la vérité, qui ont une réelle démarche mystique et dont le but est de suivre le bon chemin. La Voie n’est pas un trip. Si vous voulez « triper », prenez de l’acide, du speed ou de l’ecstasy.
La Voie est celle de l’harmonie, de la paix, de la douceur, de l’amour et de la vérité. Elle est celle de l’oubli du faux-soi et de l’émergence du vrai. Jésus disait qu’il fallait mourir (en esprit) au vieil homme pour renaître au nouveau, celui capable d’entrer au Royaume. C’est cela le but de La Voie : vous faire connaître le Royaume — le vrai, pas le concept ou le fantasme promu par les religions.
Certains veulent « triper » à travers la consommation de biens matériels, le pouvoir, le sexe, la politique ou l’argent. D’autres recherchent ce frisson dans les expériences intérieures. Mais un trip reste un trip, et la spiritualité véritable n'en est pas un.
Qu’ils soient matérialistes ou intérieurs, ces voyages ne se valent pas plus les uns que les autres. Un trip intérieur provoqué par des substances psychoactives, même administrées par des chamans, ne vaut pas mieux qu’un plaisir matérialiste procuré par l’argent ou le pouvoir.
Dieu vous a doté du libre-arbitre ; vous pouvez donc décider de ce que vous faites de votre existence. Mon but n'est pas de vous embrigader, mais de mettre les choses au point. Vous avez la liberté de jouer avec les effets psychédéliques, mais ne croyez pas qu’il s’agisse de spiritualité.
Des lumières fortes, multicolores et tournoyantes ne sont pas la Lumière intérieure (jyoti), qui est souvent plus discrète, moins spectaculaire que celle des drogues, mais qui est vraie et dispensatrice de compréhension. Voilà, vous êtes prévenu : la liberté de choisir est en vous. Ce que vous déciderez ne concerne que vous ; personne n’a à juger votre choix, pas même les censeurs qui interdisent l'usage de l'herbe, des champignons ou des cactus.
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Summary: This post explores the fundamental distinction between drug-induced sensory experiences and a genuine spiritual quest. Reflecting on the legacy of the 1960s "freaks"—fueled by LSD, mescaline, and the writings of Carlos Castaneda—the author draws from personal experience to show that multicolored visions and altered states, while fascinating, belong to the realm of the mind and sensual pleasure. The "True Path" is not found in the spectacular, but in profound inner peace and a pursuit of truth that transcends artificial paradises.
During the sixties and seventies, it was common in certain circles—among the "freaks" and LSD users—to swear by Timothy Leary, a writer and neuropsychologist who believed in the mystical benefits of acid.
These countercultural freaks consumed psychoactive substances to live on the fringes of society and to discover the depths of the soul. They sought "the truth" through the effects of LSD, psilocybin mushrooms, and mescaline derived from a cactus: peyote. Many of them had read the book titled The Teachings of Don Juan: A Yaqui Way of Knowledge by Carlos Castaneda.
Others used marijuana or hashish to explore the depths of the mind, much like the Shivaitic sadhus (worshipers of Shiva) and the hippies. The mind is not a bad thing in itself, but in my view, focusing on it as part of a quest for truth is a mistake.
The mind is a tool, but it is certainly not the best one for knowing the mystical depth of the soul. Eventually, the use of these psychoactive products became merely recreational. Originally, however, the majority of users in the sixties had a spiritual goal.
Mystical consumers, like the sadhus, smoked the chillum (a clay pipe) to enter dhyana (profound meditation) by bypassing the dharana (concentration) phase. Naturally, they had fantastic experiences, extraordinary visions, shamanic states, and "trips" that reinforced their belief that they were on the right path. But this path is one of sensual pleasure—the senses of the mind—and certainly not a path of truth nor bliss.
In my youth, I happened to smoke marijuana, and one day I "saw" the music coming out of the Hi-Fi speakers. It looked like those heat waves you see rising above a radiator in the winter, but here, the music came out in rhythm and in color.
It was fun! However, was it mystical? No, it wasn't. People thought they were reaching God, but they were just spaced out. It was no more mystical than an out-of-body experience in the astral plane. The Astral is just the world we know, but with different colors, visited as a disembodied soul floating like a leaf in a warm draft, All sorts of extraordinary experiences are possible through various means; however, is it the right path for a true seeker?
Are you looking for experiences? To enjoy these sensations, or to find the truth? A true seeker does not stop at false paths. When I smoked, I did it for fun, not to meet God or to find the truth. I had already been initiated; I practiced regularly and I knew better than to "mix shop clothes with Sunday best." In truth, I smoked because I was very much in love with a young woman who smoked, and I did it with her so she wouldn't be alone.
The observance of "The Path" is not for those seeking thrills; it is for those seeking the truth, those who have a genuine mystical approach and whose goal is to stay on the right track. The Path is not a trip. If you want to trip, take acid, speed, or ecstasy.
The Path is one of harmony, peace, gentleness, love, and truth. It is the way of forgetting the false self and allowing the true self to emerge. Jesus said that one must die (in spirit) to the "old man" to be reborn (in spirit) as the "new man," the one capable of entering the Kingdom. That is the goal of The Path: to make you know the Kingdom—the real one, not the concept or the fantasy of a kingdom promoted by religions.
There are people who want to "trip" through material goods, power, sex, politics, or money. There are those who want to "trip" through inner experiences. But a trip is a trip, and truth—true spirituality—is not a trip.
Whether they are materialistic or internal, these trips are just that, and none is worth more than the others. An internal trip induced by psychoactive substances, even those administered by shamans, is worth no more than a materialistic trip provided by money, power, or carnal pleasures.
God endowed you with free will; you can therefore decide what to do with your existence. I do not wish to indoctrinate you into The Path, but only to set the record straight. You have the freedom to trip on psychedelic effects, yet do not believe it to be spirituality.
Bright, multicolored, swirling lights are not the Inner Light (jyoti), which is often smaller and less "trippy" than those of drugs, but which is real and the provider of understanding and truth. There, you have been forewarned. The freedom to choose is within you, and whatever you choose concerns only you. No one has the right to judge your choice—not even the political censors who forbid smoking herb or resin, or eating mushrooms or cacti.
lavoie.eu@gmail.com
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