English below. Lutte bien-mal : harmonie divine vs. discorde. Mal unique, Dieu éternel, âme immortelle. Lisez & partagez ! #BienMal #Harmonie #Lila #Gunas #Spiritualité. Good-evil struggle: divine harmony vs. discord. Evil unique, God eternal, soul immortal. Read & share! #GoodEvil #Harmony #Lila #Gunas #Spirituality
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La lutte entre le bien et le mal a toujours existé et elle existe encore. Dans le passé, des religions, des mystiques évoquaient cette lutte, comme le zoroastrisme, le mazdéisme, le manichéisme, le catharisme, les gnosticismes, le yézidisme, l’islam, le christianisme, le judaïsme, l’hindouisme, le sikhisme, etc.
Représentations du mal
Aujourd’hui, certaines de ces mystiques existent encore et prônent toujours la lutte contre le mal. Le mal a eu diverses images, représentations. Je vous donne à lire une liste non exhaustive des représentations du mal selon les différentes religions et mystiques : Iblīs, Shayṭān, Satan, Lucifer, le Diable, Angra Mainyu (ou Ahriman), Prince des Ténèbres, Samaël, Asuras, Māra, Haumai, Seth, Loki.
Dieu toujours vainqueur
Il existe des représentations, des incarnations du mal, comme celles dont je viens de vous dresser une liste. Elles sont le contraire de Dieu. Dieu est infini, jamais né, éternel ; les entités du mal seraient, selon certains, à un degré de la puissance de Dieu. Ce degré de différence fait que ces incarnations du mal, qui sont nées, donc mortelles, ne sont pas aussi puissantes que Dieu. Cela signifie que Dieu sera toujours vainqueur.
Pourquoi le mal semble-t-il dominer ?
Alors, pourquoi cette impression que dans le monde des Hommes, c’est le mal qui l’emporte ? Vous savez, cela fait peu de temps que l’Homme existe, comparé à l’infini. Dieu n’a pas la même échelle de la durée que nous. De plus, Dieu a donné à l’Homme le libre-arbitre, c’est-à-dire la liberté de choisir entre le bien et le mal. Cela dit, le mal est pour Dieu un objet de sa līlā, du jeu qu’il joue avec ses créatures, jeu qui a pour but la maturation de l’âme humaine.
La mort n’existe pas
Qu’est-ce qui peut arriver de pire pour l’Homme ? Selon beaucoup, c’est d’être assassiné. Une fois qu’une personne est assassinée, elle est morte. Alors ? En vérité, la mort n’existe pas : l’âme est éternelle.
« 2.13. De même que l’âme incarnée passe dans ce corps de l’enfance à la jeunesse puis à la vieillesse, de même elle passe à un autre corps après la mort. L’homme sage n’en est pas troublé.
2.17. Sache que ce qui imprègne tout le corps est indestructible. Personne ne peut détruire cette âme impérissable.
2.18. Ces corps ont une fin, mais l’âme qui les habite est dite éternelle, indestructible, insondable. C’est pourquoi, combats, ô descendant de Bharata !
2.19. Celui qui pense que l’âme peut tuer, et celui qui pense qu’elle peut être tuée, tous deux se trompent. L’âme ne tue pas, et elle n’est pas tuée.
2.20. L’âme ne naît jamais, et elle ne meurt jamais. Elle n’a jamais commencé d’être, et elle ne cessera jamais d’être. Innée, éternelle, permanente, primordiale — elle n’est pas tuée quand le corps est tué.
2.22. De même qu’un homme abandonne ses vêtements usés pour en prendre de nouveaux, de même l’âme abandonne les corps usés pour en revêtir de nouveaux. » (Bhagavad-Gītā)
Qu’est-ce que le mal ?
Il n’y a pas que les représentations tutélaires du mal, il y a le mal en lui-même. Qu’est-ce que le mal ? Si on met de côté les considérations morales, religieuses et légales, le mal est tout ce qui éloigne l’Homme du bien. Alors, qu’est-ce que le bien ? Le bien, c’est tout ce qui rapproche l’Homme de Dieu.
La Trimūrti et l’harmonie divine
Dieu est le créateur, le protecteur et le transformateur du vivant et de tout le reste. Ces vertus (ou pouvoirs) de Dieu sont symbolisées par la trimūrti hindoue, la trinité divine qui représente les trois fonctions cosmiques : Brahmā crée, Vishnou protège, Shiva transforme, mais les trois ne font qu’Un : Brahman, la Réalité ultime.
Quand on fréquente Dieu intimement, on sait que ce qui le caractérise, c’est la simplicité et l’harmonie fondamentale. Ce qui occupe Dieu, c’est la perdurance de cette harmonie. C’est pourquoi, le bien, c’est tout ce qui favorise l’harmonie fondamentale et que le mal, c’est tout ce qui s’éloigne de cette harmonie.
Ce qui procède du divin (sattva) est toujours simple. Au contraire, ce qui procède du mal (tamas) est toujours compliqué.
Le mal est unique
En vérité, le mal est unique, comme l’attachement et le désir : l’attachement est unique, mais parce qu’il s’investit dans toutes sortes de choses, on le croit multiple : l’attachement à l’argent, au pouvoir, aux privilèges, à sa maison, etc. Pour le désir, c’est la même chose : on désire sexuellement une personne, on désire une montre de luxe, on désire une voiture de luxe, etc. Tous ces désirs ne sont qu’un désir qui s’accroche à tout ce qui passe à sa portée.
Le mal est unique, il s’incarne dans toutes sortes de choses, de courants politiques, par exemple, ou des courants de pensées. À partir du moment où un parti politique, un mouvement sociétal, un courant, une secte religieuse produit de la discorde, de la complication, de la disharmonie, de la souffrance, du mépris, c’est qu’il s’agit d’un cheval de Troie du mal.
L’inversion des valeurs
Le mal est malin, il se déguise souvent en bien pour arriver à ses fins. Sous prétexte d’inclusivité, de protection des minorités, de protection de la planète, de lutte contre le fascisme, il change les valeurs : le bien devient le mal, le respect des traditions, des anciens, de la famille, de son pays, par exemple, devient le fascisme. Son nihilisme, son autoritarisme, son totalitarisme, son intolérance deviennent de justes réponses au mal : le fascisme. Bouddha a parlé de ça, de l’inversion des valeurs.
« Ceux qui prennent le faux pour le vrai, et le vrai pour le faux, ceux qui voient l’essence là où il n’y en a pas, ne trouvent jamais l’essence véritable ; ils errent dans les pensées erronées. » (Dhammapada, 11)
« Les insensés, les ignorants, se complaisent dans le mal, comme s’ils se réjouissaient dans le bien. » (Dhammapada, 60)
En résumé : oui, la lutte du bien et du mal existe – plus précisément : la lutte du mal contre le bien.
#Spiritualité #BienMal #Lila #Harmonie #Gunas
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There are representations, incarnations of evil, like those I have just listed for you. They are the opposite of God. God is infinite, never born, eternal; the entities of evil would, according to some, be at a degree of God’s power. This degree of difference means that these incarnations of evil, which are born and thus mortal, are not as powerful as God. This means that God will always be victorious.
Why Does Evil Seem to Dominate?
So, why this impression that in the world of Men, evil is winning? You know, Man has existed for only a short time compared to infinity. God does not have the same scale of duration as we do. Moreover, God has given Man free will, that is, the freedom to choose between good and evil. That said, evil is for God an object of His līlā, the game He plays with His creatures, a game whose purpose is the maturation of the human soul.
Death Does Not Exist
What is the worst thing that can happen to Man? According to many, it is to be murdered. Once a person is murdered, they are dead. So what? In truth, death does not exist: the soul is eternal.
“2.13. Just as the embodied soul passes in this body from childhood to youth and then to old age, so it passes to another body after death. The wise man is not disturbed by this.
2.17. Know that what pervades the entire body is indestructible. No one can destroy this imperishable soul.
2.18. These bodies have an end, but the soul that inhabits them is said to be eternal, indestructible, unfathomable. Therefore, fight, O descendant of Bharata!
2.19. He who thinks the soul can kill, and he who thinks it can be killed, both are mistaken. The soul neither kills nor is killed.
2.20. The soul is never born, and it never dies. It never began to be, and it will never cease to be. Unborn, eternal, permanent, primordial—it is not killed when the body is killed.
2.22. Just as a man discards worn-out clothes to take new ones, so the soul discards worn-out bodies to assume new ones.” (Bhagavad-Gītā)
What Is Evil?
There are not only tutelary representations of evil; there is evil in itself. What is evil? If we set aside moral, religious, and legal considerations, evil is everything that distances Man from good. So, what is good? Good is everything that brings Man closer to God.
The Trimūrti and Divine Harmony
God is the creator, protector, and transformer of the living and everything else. These virtues (or powers) of God are symbolized by the Hindu trimūrti, the divine trinity representing the three cosmic functions: Brahmā creates, Vishnu protects, Shiva transforms, but the three are One: Brahman, the Ultimate Reality.
When one frequents God intimately, one knows that what characterizes Him is simplicity and fundamental harmony. What occupies God is the endurance of this harmony. That is why good is everything that favors fundamental harmony, and evil is everything that distances itself from this harmony.
What proceeds from the divine (sattva) is always simple. On the contrary, what proceeds from evil (tamas) is always complicated.
Evil Is Unique
In truth, evil is unique, like attachment and desire: attachment is unique, but because it invests in all sorts of things, we think it multiple: attachment to money, to power, to privileges, to one’s house, etc. The same for desire: one desires a person sexually, one desires a luxury watch, one desires a luxury car, etc. All these desires are just one desire that clings to everything within reach.
Evil is unique; it incarnates in all sorts of things, political currents, for example, or currents of thought. From the moment a political party, a societal movement, a current, a religious sect produces discord, complication, disharmony, suffering, contempt, it is a Trojan horse of evil.
The Inversion of Values
Evil is cunning; it often disguises itself as good to achieve its ends. Under the pretext of inclusivity, protection of minorities, protection of the planet, fight against fascism, it changes values: good becomes evil, respect for traditions, elders, family, one’s country, for example, becomes fascism. Its nihilism, authoritarianism, totalitarianism, intolerance become just responses to evil: fascism. Buddha spoke of this, of the inversion of values.
“Those who take the false for the true, and the true for the false, those who see essence where there is none, never find the true essence; they wander in wrong thoughts.” (Dhammapada, 11)
“The foolish, the ignorant, delight in evil, as if rejoicing in good.” (Dhammapada, 60)
In summary: yes, the struggle between good and evil exists—more precisely: the struggle of evil against good.
#Spirituality #GoodEvil #Lila #Harmony #Gunas
lavoie.eu@gmail.com
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