La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Découvrez le yoga originel de La Voie, pratique spirituelle millénaire née dans la civilisation harappéenne. Ce livre explore la conscience et l’état de yoga pour une vie épanouie. Explore the original yoga of The Path, a 4,000-year-old spiritual practice from the Harappan civilization. This book delves into consciousness, and the state of yoga for a fulfilled life.
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Ce livre vous présente le « yoga originel » de La Voie, une pratique spirituelle qui plonge ses racines loin dans le temps, si loin qu’il est impossible de dater ses débuts au-delà de 4 000 ans.
Il serait né au sein de la civilisation harappéenne, sur un territoire qui correspond à peu près au Pakistan actuel, le long du fleuve « Indus » et d’un autre fleuve, aujourd’hui disparu : le « Sarasvati ». Il semblerait que les Védas, les Upanishads et l’Advaita Vedanta soient apparentés à sa mystique.
« Il n’est rien de plus beau que la vie. » (Sri Hans Yoganand ji) La vie mérite d’être appréciée à sa juste valeur. L’Observance* de la sadhana** de La Voie est un des moyens de vivre comme il se doit cette si belle vie que nous avons.
* Pratique régulière et assidue.
** Mot sanskrit signifiant : « ce qu’il faut faire » et désignant l’ensemble des pratiques d’une voie spirituelle (màrga).
L’expression « la vie » désigne deux choses : l’énergie qui anime toute chose et l’existence. Cette énergie est infinie, jamais créée, elle ne cessera jamais. Elle a tout créé et rien ne l’a créée. Lao-Tseu, un sage chinois des temps anciens, contemporain de Mahavira, du Bouddha Gautama Siddhartha et de Confucius, lui a donné le nom de : « Tao ».
L’existence a un autre propos que de simplement vivre et puis mourir. La vie, son essence présente en toutes choses, est immortelle. Nous, les Hommes, avons un peu de cette essence en nous, alors, quand le corps meurt, cette petite part de l’infini éternel retourne à l’infini éternel, le Tout, ou « Tao ». Je parle ici de l’âme incarnée ou « esprit », Citta, pour certains.
L’esprit est l’identité profonde de l’Homme. Il a besoin de ne pas oublier son centre, pour rester maître du corps et du mental, pour garder sa vision capable de voir la vie telle qu’elle est vraiment afin d’en profiter pleinement. La Voie est une façon de vivre en gardant son esprit rassemblé, en son centre, maître du corps et du mental.
Le yoga originel n’est pas connu sous ce nom en Occident par les « savants », pourtant on en retrouve les traces en d’autres voies plus réputées, comme le Sant Mat, le bouddhisme des origines, le yoga de Patanjali, entre autres, qui furent enseignées par des guides fameux dont l’existence a suscité des religions en diverses époques et contrées du monde.
Cette voie permet à l’esprit de goûter à l’état de « yoga ». Le yoga qui n’est pas une série d’exercices, de postures ni même la pratique de la méditation. Le mot « yoga » désigne un état de conscience fait de paix et de béatitude.
Les noms des disciplines spirituelles qui ambitionnent de permettre de trouver cet état de conscience sont toujours composés de deux mots : le nom de la discipline et le mot « yoga », par exemple : karma-yoga, bhakti-yoga, jnana-yoga, raja-yoga, hatha-yoga, nada-yoga, etc.
Le mot « yoga » tout seul ne désigne que l’état de conscience dont je viens de vous parler, pas une pratique. Son utilisation pour parler d’une pratique est un abus de langage.
Ce livre parle du yoga originel, de La Voie, chemin de vie, mode d’emploi de l’existence. Si ce sujet vous intéresse, continuez la lecture de ce livre.
Sur les blogs, sur les réseaux, dans ce livre, des mots sont utilisés qui, assemblés en phrases, parlent de l’enseignement de La Voie, comment faire autrement ? Nous savons tous les limites des mots. Les phrases que ces mots construisent décrivent des concepts.
En général, certains concepts sont vrais, d’autres sont faux. Qu’il soit vrai ou faux, un concept reste un concept, un assemblage de mots, de phrases. La spiritualité authentique n’est pas un ensemble de concepts. La spiritualité authentique est une pratique, une pratique quotidienne.
Les mots ont une vertu : ils permettent de communiquer pour ceux qui ne sont pas télépathes, c’est-à-dire nous tous. Cette vertu ne manque pas d’intérêt, mais les mots ont aussi un défaut : ils séparent des gens qui parlent de la même chose, mais qui utilisent des mots différents et même ceux qui utilisent les mêmes mots ne leur donnent pas toujours le même sens.
Si on parle de La Voie en utilisant des mots sanskrits ou pâlis, certains se diront : « Je ne suis pas attiré par les religions orientales : je suis chrétien » ou bien : « Je n’aime pas l’hindouisme » ou encore qu’il n’est pas nécessaire d’aller en Inde pour y trouver la spiritualité.
Si on parle de La Voie avec les mots de notre langue, beaucoup vont discuter de leurs sens et la polémique naîtra, car les mots ont des acceptions diverses. Entre le sens littéral et les divers dérivés, sans compter les utilisations, les compréhensions erronées, personnelles, se trouvent des fossés où la communication se perd.
Chacun d’entre nous comprend les mots en fonction de ce qu’il sait et de ce qu’il croit : si j’utilise le mot « bon », en parlant d’un goût, il ne suscitera pas la même image mentale chez tous. Certains aiment les goûts amers, d’autres les détestent, même chose pour le sucré, le salé, l’acide, etc. Donc dire que quelque chose est bon ne mettra personne d’accord, imaginez avec les mots Dieu et âme ! Les athées vont bondir et se moquer, pourtant La Voie ne leur est pas fermée.
L’avantage des mots sanskrits ou pâlis, à ce propos, est qu’ils sont, chez nous, inconnus de la plupart des gens et qu’il suffit d’en expliquer le sens en fonction de nos acceptions pour qu’ils soient compris comme on les entend. Imaginons que nous nous soyons mis d’accord sur le vocabulaire, on se disputera tout de même sur les concepts décrits par ces mots.
Quand on a mangé un fruit inconnu de la plupart et que l’on veut décrire cette expérience et le goût de ce fruit, imaginez dans quelle problématique on se trouve : comment décrire le goût d’une goyave ou d’une mangue à ceux qui ne le connaissent pas ? Imaginez la difficulté qu’il y a à raconter son expérience d’une relation directe avec le Tout, son harmonie en nous, par la méditation.
Le mot méditation a presque autant de sens qu’il a de lecteurs. Pour certains, la méditation est une réflexion tranquille et focalisée sur un sujet, pour d’autres, c’est un relâchement complet de son esprit permettant au calme, ainsi créé en soi, de laisser venir des compréhensions nouvelles sur des sujets profonds.
D’autres encore se serviront de mots inlassablement répétés, tels les mantras ou le rosaire des catholiques. Les musulmans ont aussi un chapelet de perles qu’ils égrènent en disant les quatre-vingt-dix-neuf noms de Dieu. Les hindouistes et les bouddhistes ont, eux aussi, un de ces colliers à prière.
Il faut bien communiquer et utiliser les mots. En règle générale, j’évite d’entrer dans des polémiques sur les mots, car elles sont comme des boîtes qui renfermeraient d’autres boîtes, qui en renfermeraient encore d’autres et ainsi de suite, à l’infini.
Cela peut être un jeu pour des polémistes courtois qui aiment cet exercice, comme le faisaient les anciens Grecs sur l’agora ou les juifs férus d’écritures.
L’important, quand on parle aux chercheurs de vérité, ce ne sont pas les mots eux-mêmes, dans leur structure étymologique et lexicale, l’important, c’est le contenu des mots, car les mots sont les contenants, les bouteilles et le sens en est le contenu, le breuvage et « qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. »
Il faut nécessairement définir un vocabulaire et lui donner un sens qui soit admis de tous, pour avancer dans la description et l’explication d’un sujet. C’est ce que l’on nomme une convention. Celui qui donne une info, qui explique une notion inconnue de son auditoire, ou de son lectorat, est comme l’hôte qui reçoit. Les invités doivent respecter le vocabulaire de leur hôte. Cela fait partie des lois de l’hospitalité.
Quand je vais en Allemagne, dans un café et que je désire boire un thé, je commande « einen schwarzen Tee », un thé noir, sinon on me servira une infusion… c’est ainsi : c’est au visiteur de se plier au langage de ses hôtes.
Dans ce livre, acceptez les mots pour ce qu’ils sont. J’ai cherché à simplifier le propos au maximum afin d’être compris de tous, ce qui chagrine parfois des exégètes de l’ésotérisme et du mysticisme qui considèrent que la vulgarisation est vulgaire, préférant, comme les docteurs, l’utilisation d’un sabir hermétique, jaloux de leurs connaissances et qui considèrent que la simplicité est du simplisme, un manque d’érudition.
« Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux. » (Jésus, Évangile). Cette parole de Jésus n’est pas souvent comprise comme elle le devrait.
« Quiconque en moi prend refuge, ô fils de Prithâ, fut-il de basse naissance, une femme, un vaisya, ou même un shûdra, peut atteindre le but suprême. » (La Bhagavad-Gîtâ, 9:32) Remarquez qu’ici, naître femme est considéré comme une basse naissance. Ou : « Quiconque, en l’Un, prend refuge peut atteindre le but suprême quels que soient sa naissance et son statut social. » Cela ne change rien au message, mais la seconde manière est tout de même plus à la portée de tous. En plus, il n’y est pas fait mention de l’éventuelle infortune de naître femme (sic).
Il existe toutes sortes de façons de s’exprimer selon la langue, la personnalité et la culture de chaque locuteur. Un autre facteur d’incompréhension est que deux parties de nous-mêmes peuvent utiliser les mots.
Vous connaissez ces parties : ne vous êtes-vous jamais mis en colère contre quelqu’un et dit, à cette occasion, des mots que vous avez regrettés une fois calmé ? Des mots qui avaient « dépassé vos pensées. »
Quand nous sommes heureux, amoureux, calmes, notre expression n’est pas la même que lorsque nous sommes énervés, malheureux… elle change en fonction de notre état d’être, de notre conscience.
En communication, il y a toujours au moins l’émetteur et le récepteur. Le récepteur est aussi important que l’émetteur et son « état d’âme » influencera autant la communication que l’intention de l’émetteur.
Rien ne sert que l’émetteur soit serein et bienveillant si le récepteur n’est pas réceptif, s’il est dans la confusion et que cela lui fait interpréter négativement ce qu’il entend. Ce phénomène est connu sous le nom de projection : quand on attribue à quelqu’un d’autre des sentiments, des intentions qui sont les nôtres ou que nous craignions qu’il ait.
Quand vient le moment de s’intéresser à la spiritualité, alors l’esprit s’ouvre, c’est comme l’appel que certains religieux reçoivent. Il nous arrive aussi d’avoir cet appel, mais seuls ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent.
S’il n’y a pas cet appel, si le moment n’est pas venu, aucun livre, aucun discours ne sera entendu. C’est ce que signifie cette phrase tirée de l’Évangile : « Que ceux qui ont des oreilles pour entendre entendent. » Pour les autres, le temps viendra.
Reconnaître que l’on ne sait pas et qu’il nous faut tout oublier pour tout réapprendre demande une vertu difficile à avoir, mais cardinale dans la vie spirituelle. Cette vertu est l’humilité. Tant que la vanité nous fera croire que l’humilité est l’humiliation et la soumission, alors l’humilité ne sera pas possible.
Mettre « celui qui voit* », le « Témoin », notre vrai « soi », notre conscience, l’esprit au bon endroit, en nous, permet de sortir du maelström mental et de vivre sa vie comme elle doit l’être.
* द्रष्टुः, draṣṭuḥ, en sanskrit dans le Yoga Sûtra.
Le propos de la spiritualité authentique n’est pas de soulager nos tracas quotidiens, même si cet « effet secondaire » est bien agréable et très bienvenu, il est d’approfondir notre conscience.
Cette démarche nous porte vers une certaine paix intérieure, un état d’être que l’on nomme parfois le détachement, la sérénité, voire l’équanimité. Il n’empêche que le quotidien nous réserve bien des tracas et que ces tracas demandent d’agir.
Le PDF du livre complet est à télécharger, voir le lien en haut
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#YogaOriginel, #SaintNom, #Méditation
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lavoie.eu@gmail.com
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This book introduces the “original yoga” of The Path, a spiritual practice with roots stretching so far back in time that its origins cannot be dated beyond 4,000 years.
It is said to have emerged within the Harappan civilization, in a territory roughly corresponding to present-day Pakistan, along the “Indus” River and another, now vanished, river: the “Sarasvati.” It seems that the Vedas, the Upanishads, and Advaita Vedanta are related to its mysticism.
“There is nothing more beautiful than life.” (Sri Hans Yoganand ji) Life deserves to be appreciated for its true value. The Observance* of the sadhana** of The Path is one way to live this beautiful life as it should be lived.
* Regular and diligent practice.
** Sanskrit word meaning “what must be done,” referring to the set of practices of a spiritual path (mārga).
The term “life” refers to two things: the energy that animates everything and existence itself. This energy is infinite, never created, and will never cease. It created everything, and nothing created it. Lao-Tzu, an ancient Chinese sage contemporary with Mahavira, Gautama Siddhartha Buddha, and Confucius, called it the “Tao.”
Existence has a purpose beyond merely living and then dying. Life, its essence present in all things, is immortal. We, as humans, carry a small part of this eternal infinite within us, so when the body dies, this tiny piece of the eternal infinite returns to the eternal infinite, the Whole, or “Tao.” I am speaking here of the incarnated soul or “spirit,” Citta, for some.
The spirit is humanity’s deepest identity. It needs to remain centered to stay in control of the body and mind, to maintain a vision capable of seeing life as it truly is, in order to fully embrace it. The Path is a way of living while keeping one’s spirit centered, in control of the body and mind.
The original yoga is not known by this name in the West among the “learned,” yet traces of it can be found in other well-known paths, such as Sant Mat, early Buddhism, and Patanjali’s yoga, among others, which were taught by renowned guides whose existence sparked religions across various eras and regions of the world.
This path allows the spirit to experience the state of “yoga.” Yoga is not a series of exercises, postures, or even the practice of meditation. The word “yoga” refers to a state of consciousness marked by peace and beatitude.
The names of spiritual disciplines that aim to achieve this state of consciousness are always composed of two words: the name of the discipline and the word “yoga,” for example: karma-yoga, bhakti-yoga, jnana-yoga, raja-yoga, hatha-yoga, nada-yoga, and so on.
The word “yoga” alone refers only to the state of consciousness I just described, not a practice. Using it to refer to a practice is a misuse of the term.
This book speaks of the original yoga, of The Path, a way of life, a manual for existence. If this topic interests you, continue reading this book.
On blogs, social media, and in this book, words are used that, when formed into sentences, convey the teachings of The Path—how else could it be done? We all know the limitations of words. The sentences these words form describe concepts.
In general, some concepts are true, others are false. Whether true or false, a concept remains a concept: an assembly of words and sentences. Authentic spirituality is not a collection of concepts. Authentic spirituality is a practice, a daily practice.
Words have a virtue: they allow communication for those who are not telepathic, which is to say, all of us. This virtue is not without value, but words also have a flaw: they divide people who are talking about the same thing but use different words, and even those who use the same words don’t always assign them the same meaning.
If we speak of The Path using Sanskrit or Pali words, some will say, “I’m not drawn to Eastern religions; I’m Christian,” or “I don’t like Hinduism,” or that it’s not necessary to go to India to find spirituality.
If we speak of The Path using the words of our own language, many will debate their meanings, and controversy will arise because words have various interpretations. Between the literal meaning and its derivatives, not to mention uses and personal, erroneous understandings, there are gaps where communication gets lost.
Each of us understands words based on what we know and believe: if I use the word “good” to describe a taste, it won’t evoke the same mental image for everyone. Some love bitter tastes, others hate them; the same goes for sweet, salty, sour, and so on. So saying something is good won’t bring agreement, imagine with words like God and soul! Atheists will scoff and mock, yet The Path is not closed to them.
The advantage of Sanskrit or Pali words, in this regard, is that they are unknown to most people in the West, and it’s enough to explain their meaning according to our understanding for them to be grasped as intended. Even if we agree on the vocabulary, we’ll still argue over the concepts described by those words.
When you’ve eaten a fruit unknown to most and want to describe the experience and its taste, imagine the challenge: how do you describe the taste of a guava or mango to those who’ve never tried it? Imagine the difficulty of recounting the experience of a direct connection with the Whole, its harmony within us, through meditation.
The word “meditation” has almost as many meanings as it has readers. For some, meditation is a calm, focused reflection on a subject; for others, it’s a complete release of the mind, allowing the calm created within to bring new insights into profound matters.
Others still use endlessly repeated words, like mantras or the Catholic rosary. Muslims also have a string of beads they use while reciting the ninety-nine names of God. Hindus and Buddhists, too, have such prayer beads.
We must communicate and use words. Generally, I avoid getting into debates about words, as they’re like boxes containing other boxes, which contain still more boxes, and so on, ad infinitum.
This can be a game for courteous debaters who enjoy the exercise, as the ancient Greeks did in the agora or the Jews passionate about scriptures.
When speaking to seekers of truth, it’s not the words themselves, in their etymological and lexical structure, that matter; it’s their content, because words are the containers, the bottles, and their meaning is the content, the drink, and “what matters is the intoxication, not the bottle.”
It’s necessary to define a vocabulary and give it a meaning accepted by all to move forward in describing and explaining a subject. This is called a convention. The one sharing information, explaining an unfamiliar concept to an audience or readership, is like a host welcoming guests. The guests must respect the host’s vocabulary. This is part of the laws of hospitality.
When I go to a café in Germany and want to drink tea, I order “einen schwarzen Tee,” a black tea, or else I’ll be served an infusion… that’s how it is: the visitor must adapt to the language of their hosts.
In this book, accept words for what they are. I’ve sought to simplify the message as much as possible to be understood by all, which sometimes frustrates esoteric and mystical scholars who consider popularization vulgar, preferring, like academics, the use of obscure jargon, jealous of their knowledge, and viewing simplicity as simplistic, a lack of erudition.
“Blessed are the poor in spirit, for theirs is the kingdom of heaven.” (Jesus, Gospel) This saying of Jesus is not often understood as it should be.
“Whoever takes refuge in me, O son of Prithā, be they of low birth, a woman, a vaishya, or even a shudra, can attain the supreme goal.” (The Bhagavad Gita, 9:32) Note that here, being born a woman is considered a low birth. Or: “Whoever takes refuge in the One can attain the supreme goal, regardless of their birth or social status.” This doesn’t change the message, but the second way is more accessible to all. Plus, it avoids mentioning the supposed misfortune of being born a woman (sic).
There are countless ways to express oneself depending on the language, personality, and culture of each speaker. Another source of misunderstanding is that two parts of ourselves can use words.
You know these parts: haven’t you ever gotten angry at someone and said things you regretted once you calmed down? Words that “went beyond your thoughts.”
When we’re happy, in love, or calm, our expression differs from when we’re angry or unhappy… it changes based on our state of being, our consciousness.
In communication, there are always at least the sender and the receiver. The receiver is as important as the sender, and their “state of mind” influences communication as much as the sender’s intent.
It’s pointless for the sender to be calm and benevolent if the receiver isn’t receptive, if they’re confused and interpret what they hear negatively. This phenomenon is known as projection: attributing to someone else feelings or intentions that are ours or that we fear they might have.
When the time comes to engage with spirituality, the mind opens, like the call some religious people receive. We, too, can feel this call, but only those with ears to hear will hear.
If there’s no call, if the time hasn’t come, no book or speech will be heard. This is what the Gospel phrase means: “Let those who have ears to hear, hear.” For others, the time will come.
Recognizing that we don’t know and must forget everything to relearn requires a virtue that’s hard to attain but essential in spiritual life: humility. As long as vanity makes us believe humility is humiliation or submission, humility will remain out of reach.
Placing “the one who sees*,” the “Witness,” our true “self,” our consciousness, our spirit, in the right place within us allows us to escape the mental maelstrom and live life as it should be lived.
* द्रष्टुः, draṣṭuḥ, in Sanskrit from the Yoga Sutra.
The purpose of authentic spirituality isn’t to relieve daily troubles, though this “side effect” is pleasant and welcome; it’s to deepen our consciousness.
This pursuit leads us toward a certain inner peace, a state of being sometimes called detachment, serenity, or even equanimity. Yet, daily life still brings troubles, and those troubles require action.
The PDF of the complete book is available for download; see the link above.
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#OriginalYoga, #HolyName, #Meditation
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