English below. Découvrez la vérité sur le péché selon Jésus : un égarement de la Voie spirituelle. Plongez dans son enseignement authentique et explorez une mystique intemporelle qui éclaire le chemin vers Dieu. Rejoignez-nous pour approfondir cette quête de vérité !
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En religion, on parle souvent de péché. Il existe une liste de péchés, allant des plus véniels aux plus graves, dits mortels. Mais combien de fois Jésus a-t-il utilisé ce mot ? Jésus parlait l’araméen, et pour dire « péché », il utilisait très probablement le mot araméen « ḥōb ».
Matthieu et Jean ont côtoyé Jésus. Marc, quant à lui, était un disciple de Pierre (Siméon Bar-Yonah, ou Simon, fils de Jonas), tandis que Luc était un disciple de Paul de Tarse, qui n’avait jamais rencontré Jésus.
À l’époque de Jésus, l’hébreu était principalement une langue liturgique, comparable au latin pour les catholiques ou au sanskrit pour les indiens. Le grec, en revanche, était une langue internationale, comme l’anglais aujourd’hui. Cependant, Jésus et ses apôtres s’exprimaient en araméen, la langue dominante des Juifs de l’époque, répandue dans tout l’Orient, de l’empire perse jusqu’à l’Inde.
« Cette culture orale est aujourd’hui redécouverte par les chercheurs, qui constatent que les manuscrits de la Pshytta (texte canonique des Églises syriaques de Chaldée) et de la Peschitto (texte similaire dans un dialecte proche de Syrie) sont identiques au mot près, alors que les versions grecques des Évangiles diffèrent considérablement entre elles. » (Olivier Bonnassies, publié le 10/06/2023)
L’Évangile de Luc et les Actes des Apôtres, rédigés par la même main vers 80-85 apr. J.-C., font l’objet d’un consensus parmi les historiens.
Les Évangiles
Il est toutefois incertain que Matthieu, qui a connu Jésus, soit l’auteur de l’Évangile qui lui est attribué. De même, l’Évangile de Jean a été rédigé par une communauté johannique vers la fin du Ier siècle. À l’époque, les scribes qui rédigeaient les Évangiles ne signaient pas leurs écrits. Les titres des quatre Évangiles ont été attribués sans preuve formelle, dans le but de les identifier. Ainsi, l’expression « parole d’Évangile » est loin d’être toujours pertinente.
Dans les Évangiles attribués aux apôtres ayant connu Jésus, celui de Matthieu met le mot « péché » dans la bouche de Jésus à cinq reprises. Dans l’Évangile de Jean, la communauté johannique attribue ce mot à Jésus seize fois.
Une histoire de mots
Rappelons que Jésus parlait habituellement l'araméen, et non l'hébreu ni le grec. Quel sens donnait-il au mot « péché » ? Jésus ne pensait ni n’enseignait en termes de morale chrétienne telle qu’elle a été définie plus tard. Pour lui, le bien et le mal n’avaient pas la même signification que pour les autorités religieuses chrétiennes.
Les traductions latines des Évangiles utilisent le mot « peccatum » pour « péché », dérivé du verbe « peccare », signifiant « être fautif, pécher ». Ce terme latin traduit l’hébreu « leḥa’ta », qui signifie « rater sa cible, faire une erreur ». Le mot araméen « ḥōb » a une signification similaire : « rater la cible , sortir de la voie, dévier ». Le sens profond de ces mots, en araméen comme en hébreu, est celui d’égarement, d’éloignement de Dieu. Sur La Voie, cet égarement est appelé « confusion ».
Sortir de La Voie
S’éloigner de La Voie, c’est s’éloigner de Dieu, sortir de la conscience du Saint-Nom, de l’observance de la sadhana – terme sanskrit signifiant « ce qu’il faut faire » et désignant l’ensemble des pratiques et recommandations d’une voie spirituelle (mārga). Le Bouddha Siddhartha appelait cela le « Dhamma ». Le péché, c’est donc quitter la conscience de l’harmonie fondamentale de Dieu.
Le péché, ce n’est pas désirer la femme de son voisin ! En vérité, les péchés tels qu’ils sont définis, sont des inventions de l’Église et, sous d’autres noms, d’autres religions. Jésus n’était pas un religieux, mais un maître spirituel éveillé, un buddha.
De même que les bouddhistes sont disciples du bouddhisme et non du Bouddha Gautama Siddhartha, les chrétiens sont disciples du christianisme, non de Jésus, et les musulmans de l’islam, non de Dieu. Dieu n’est pas un homme et n’a pas les pensées d’un Homme.
Pour les chrétiens comme pour les juifs, pécher, c’est enfreindre les commandements, comme ceux de Moïse. Pourtant, le péché véritable est de s’égarer, de dévier de la voie. Une voie spirituelle est un ensemble de pratiques et de préconisations, c’est-à-dire une sadhana.
Rester avec Dieu
En hindi, le mot « agya » signifie « commandement » et désigne, sur La Voie, la sadhana. S’éloigner de l’agya, c’est commettre une erreur, un péché.
Le mot hébreu « leḥa’ta » signifie « rater sa cible ». L’objectif d’un dévot est de rester en conscience de Dieu, de sa Grâce, ou, comme le disait Lao-Tseu, de la « vertu du Tao ». Pécher, c’est manquer cet objectif.
Pécher ne provoque pas une punition divine – Dieu, infini, a d’autres préoccupations que nos histoires personnelles. Cependant, s’éloigner de l’observance entraîne des conséquences : le karma. Pour être à l’abri du karma, il faut pratiquer le « non-agir », c’est-à-dire rester dans l’observance de l’agya, notamment à travers le service (seva).
Livres à lire
Il est difficile de trouver une traduction fiable des Évangiles. Pour suivre l’enseignement de Jésus, il faudrait l’avoir connu personnellement et se souvenir de ses paroles. Mais Jésus n’est plus là pour nous parler.
Je recommande la lecture de « L’Évangile de Jésus », une réécriture fidèle de son enseignement, qui ressemble à s’y méprendre à celui du Bouddha Gautama Siddhartha, de Lao-Tseu ou du buddha oublié, surnommé Krishna, « le noir ».
Ces textes sont disponibles. Visitez les blogs de « La Voie » (https://lavoie.eu/) depuis un ordinateur (et non un smartphone) pour trouver, dans la colonne de droite, les liens menant à ces écrits.
Jésus n’a pas inventé sa mystique ; il l’a reçue d’un maître, qui lui-même l’avait apprise d’un autre. Cet enseignement se transmet de maître éveillé à disciple, de bouche à oreille, depuis la nuit des temps, bien avant l’invention de l’écriture.
La religion
La religion chrétienne est un liant pour la société, et ses valeurs peuvent constituer une base civilisationnelle solide. Comparée à la laïcité républicaine, souvent confondue par les progressistes avec l’athéisme ou l’anticléricalisme, elle offre un cadre plus cohérent.
On dit que Jésus nous demandait de nous aimer les uns les autres, en s’appuyant sur ce verset : « Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres. » (Jn 13, 34-35).
Cependant, Jésus ne parlait pas pour édifier les générations futures ni pour les encourager à tendre l’autre joue face à l’agression. Il s’adressait à ses disciples et apôtres, au moment de les quitter, leur conseillant de faire preuve d’amour et de solidarité pour être des exemples et attirer d’autres à leur groupe.
Jésus était un maître spirituel éveillé, et son enseignement n’avait rien de collectif. Face à Dieu, à la mort et à l’éternité du Royaume, chaque âme est seule. Le chemin vers le Royaume est un voyage solitaire, non une excursion collective.
Le péché, c’est l’égarement, l’éloignement de Dieu. Vous, observants de La Voie, qui avez vu ce qu’aucun œil n’a vu et entendu ce qu’aucune oreille n’a entendu, ne vous éloignez pas de Dieu. Restez sur La Voie. Vous, chercheurs de vérité, posez-moi vos questions sur la vérité fondamentale ; écrivez-moi, je vous répondrai.
#Péché, #Jésus, #Spiritualité, #VoieSpirituelle, #Vérité
Si vous avez des questions, posez-les ici : lavoie.eu@gmail.com
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In religion, the concept of sin is often discussed. There’s a whole list of sins, ranging from minor, venial ones to the more serious, so-called mortal sins. But how many times did Jesus actually use the word “sin”? Jesus spoke Aramaic, and he likely used the Aramaic word “ḥōb” to refer to sin.
Matthew and John were close to Jesus. Mark, on the other hand, was a disciple of Peter (Simeon Bar-Yonah, or Simon, son of Jonah), while Luke was a disciple of Paul of Tarsus, who never met Jesus.
During Jesus’ time, Hebrew was mainly a liturgical language, similar to Latin for Catholics or Sanskrit for Hindus. Greek, however, was an international language, much like English today. But Jesus and his apostles spoke Aramaic, the dominant language of the Jews at the time, widely used across the Middle East, from the Persian Empire to India.
“This oral culture is being rediscovered today by scholars, who note that the manuscripts of the Pshytta (the canonical text of the Syriac Chaldean Churches) and the Peschitto (a similar text in a closely related Syrian dialect) are identical word for word, while the Greek versions of the Gospels differ significantly from one another.” (Olivier Bonnassies, published June 10, 2023)
The Gospel of Luke and the Acts of the Apostles, written by the same author around 80–85 CE, are widely agreed upon by historians.
The Gospels
It’s uncertain whether Matthew, who knew Jesus, was the actual author of the Gospel attributed to him. Likewise, the Gospel of John was written by a Johannine community toward the end of the first century. At the time, scribes who wrote the Gospels didn’t sign their work. The titles of the four Gospels were assigned without solid evidence, simply to identify them. As a result, the phrase “the Gospel truth” is often less reliable than it seems.
In the Gospels attributed to apostles who knew Jesus, the Gospel of Matthew puts the word “sin” in Jesus’ mouth five times. In the Gospel of John, which was not written by the apostle himself, the Johannine community attributes the word to Jesus sixteen times.
A Matter of Words
Let’s remember that Jesus typically spoke Aramaic, not Hebrew or Greek. What meaning did he give to the word “sin”? Jesus didn’t think or teach in terms of the Christian morality that was later defined. For him, good and evil didn’t carry the same meaning as they did for Christian religious authorities.
Latin translations of the Gospels use the word “peccatum” for “sin,” derived from the verb “peccare,” meaning “to be at fault” or “to sin.” This Latin term translates the Hebrew word “leḥa’ta,” which means “to miss the mark” or “to make a mistake.” The Aramaic word “ḥōb” has a similar meaning: “to miss the mark,” “to stray from the path,” or “to deviate.” The deeper meaning of these words, in both Aramaic and Hebrew, is “going astray” or moving away from God. On The Path, this straying is called “confusion.”
Straying from The Path
To stray from The Path is to move away from God, to lose the consciousness of the Holy Name, to abandon the observance of the sadhana—a Sanskrit term meaning “what must be done,” referring to the practices and guidelines of a spiritual path (mārga). The Buddha Siddhartha called this the “Dhamma.” Sin, therefore, is the act of leaving the consciousness of God’s fundamental harmony.
Sin isn’t about coveting your neighbor’s wife! In truth, the sins as they are defined are inventions of the Church and, under different names, of other religions. Jesus wasn’t a religious figure; he was an awakened spiritual master, a buddha.
Just as Buddhists are followers of Buddhism, not of the Buddha Gautama Siddhartha, Christians are followers of Christianity, not of Jesus, and Muslims are followers of Islam, not of God. God is not a man and does not think like one.
For Christians and Jews alike, to sin is to break the commandments, such as those of Moses. Yet the true sin is to go astray, to deviate from the path. A spiritual path is a set of practices and guidelines—a sadhana.
Staying with God
In Hindi, the word “agya” means “commandment” and, on The Path, refers to the sadhana. Straying from the agya is to make a mistake, to sin.
The Hebrew word “leḥa’ta” means “to miss the mark.” The goal of a devotee is to remain conscious of God, of His Grace, or, as Lao-Tzu put it, of the “virtue of the Tao.” To sin is to miss this goal.
Sin doesn’t bring divine punishment—God, infinite, has greater concerns than our personal stories. However, straying from observance has consequences: karma. To be free from karma, one must practice “non-action,” meaning staying in the observance of the agya, particularly through service (seva).
Books to Read
Finding a reliable translation of the Gospels is challenging. To follow Jesus’ teachings, you would need to have known him personally and remembered his words. But Jesus is no longer here to speak to us.
I recommend reading The Gospel of Jesus, a faithful rewriting of his teachings, strikingly similar to those of the Buddha Gautama Siddhartha, Lao-Tzu, or the forgotten buddha known as Krishna, “the black one.”
These texts are available. Visit the blogs of The Path (https://lavoie.eu/) from a computer (not a smartphone) to find links to these writings in the right-hand column.
Jesus didn’t invent his mysticism; he received it from a master, who in turn had learned it from another. This teaching has been passed down from awakened master to disciple, by word of mouth, since the dawn of time, long before the invention of writing.
Religion
The Christian religion serves as a bond for society, and its values can provide a solid foundation for civilization. Compared to republican secularism, which progressives often confuse with atheism or anticlericalism, it offers a more coherent framework.
It’s often said that Jesus called us to love one another, based on this verse: “I give you a new commandment: love one another. Just as I have loved you, you also should love one another. By this everyone will know that you are my disciples, if you have love for one another.” (John 13:34-35)
However, Jesus wasn’t speaking to future generations or encouraging people to turn the other cheek in the face of aggression. He was addressing his disciples and apostles at the moment of his departure, urging them to show love and solidarity to set an example and draw others to their group.
Jesus was an authentic, awakened spiritual master, and his teaching was not about collective salvation. In the face of God, death, and the eternity of the Kingdom, every soul stands alone. The journey to the Kingdom is a solitary one, not a group excursion.
Sin is straying, moving away from God. You, practitioners of The Path, who have seen what no eye has seen and heard what no ear has heard, do not drift away from God. Stay on The Path. You, seekers of truth, ask me your questions about the fundamental truth; write to me, and I will answer.
#Sin, #Jesus, #Spirituality, #SpiritualPath, #Truth
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