La Voie, mode d’emploi pour vivre vrai
English below. Dans les Évangiles et la religion chrétienne, il est question du « péché ». Les autorités religieuses nous décrivent ce qu’est le péché, les types de péchés et leurs degrés de gravité, ainsi que leurs conséquences sur le devenir de l’âme. Vous êtes-vous demandé ce que ce mot : « péché » signifiait en vérité ?
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Le blog où se trouvent les satsang est ici
Dans les Évangiles et la religion chrétienne, le péché est un concept central. Les autorités religieuses en décrivent la nature, les types, leurs degrés de gravité et leurs conséquences sur le devenir de l’âme.
Vous êtes-vous demandé ce que le mot « péché » signifie vraiment ? Les Évangiles sont censés rapporter les paroles de Jésus, mais parlait-il latin, français ou anglais ?
En vérité, Jésus parlait l’araméen populaire. L’hébreu, le latin et le grec, depuis Alexandre le Grand, étaient les langues administratives et religieuses des pharisiens et sadducéens en Palestine à l’époque de Jésus, mais lui s’exprimait en araméen vulgaire.
Jésus ne s’appelait pas Jésus. Son prénom araméen était « Yeshoua », auquel on ajoutait « fils de Joseph ». Le mot « Christ » n’était pas son nom, mais un qualificatif dérivé de l’hébreu « messie », signifiant « personne consacrée par une onction divine ». Ainsi, Jésus se nommait « Yeshoua, fils de Joseph ».
L’onction est une bénédiction cérémonielle conférant une autorité spirituelle. Christ était ainsi nommé car il aurait été béni par Dieu pour parler en son nom. « Parler en son nom » ne signifie pas parler à la place de Dieu, mais en communion avec lui, en conscience du Saint-Nom*.
* Le Saint-Nom n’est pas un mot prononçable ou écrit. C’est une « vertu », une propriété divine, comme la chaleur est la propriété du feu ou l’humidité celle de l’eau. Cette vertu de Dieu est présente en toute chose.
Le « Jésus-Christ, fils de Dieu », membre de la Trinité avec le Père et le Saint-Esprit, n’a jamais existé tel quel. Celui qui a existé était Yeshoua, fils de Joseph.
Si Christ signifie oint de Dieu ou béni par Dieu, le mot béni vient du grec makarios, signifiant heureux ou bienheureux. Être bienheureux évoque l’éveil, le fait d’être comblé par Dieu. Ainsi, Christ signifie éveillé, équivalent à bouddha.
Yeshoua, fils de Joseph, était donc le bouddha Yeshoua, qui donnait satsang aux foules. Cependant, bien que des foules curieuses assistaient à ses satsang ou sermons, peu l’ont suivi.
Revenons au péché. Le mot péché vient du latin, mais Yeshoua parlait araméen. En araméen et en hébreu, ce terme signifiait « manquer la cible », « manquer à ses devoirs », « égarement » ou « éloignement de Dieu ». Tout est dit ! Qu’est-ce que l’égarement ou l’éloignement de Dieu ? Pour nous, c’est clair : c’est l’oubli du Saint-Nom, l'oubli de sa pratique, car le mot « Saint-Nom » est aussi celui d'une technique de méditation que l'on peut pratiquer tout au long de la journée.
Je vais vous dire une théorie : Les péchés répertoriés par l’Église n’étaient pas la préoccupation du buddha Yeshoua. Jésus était un maître spirituel, formé dans une mystique ancienne originaire d’Inde, tout comme le bouddha Gautama Siddhartha, Mahavira, Patanjali ou celui que les Aryas surnommaient « le noir » ou « krishna », un éveillé parmi d’autres dans l'histoire, ayant transmis la flamme du yoga originel de La Voie, porté par ses nombreux fondateurs.
Le christianisme n’est pas la voie de Jésus, mais la religion des Pères de l’Église, héritière du judaïsme. Cela ne signifie pas qu’il faille rejeter le christianisme. C’est une belle religion, ayant inspiré des chefs-d’œuvre architecturaux comme les cathédrales, des vitraux, des peintures, de la musique, et ayant forgé notre civilisation et nos valeurs morales les plus nobles. Cependant, il n’est pas la voie de Jésus.
De même, le bouddhisme n’est pas la voie du Bouddha, ou Dhamma. C’est la religion des bouddhistes, de ceux qui n’ont jamais entendu Gautama Siddhartha donner satsang. Le bouddhisme est une religion magnifique, avec des mérites comparables à ceux du christianisme. Il en va de même pour le taoïsme.
Le taoïsme n’est pas la voie du Tao enseignée par Lao-Tseu. C’est une religion, belle et riche, créée par des taoïstes qui n’ont pas entendu Lao-Tseu donner satsang.
Mahavira, vingt-quatrième « passeur de gué » (satguru) des jaïns, illustre ce phénomène. Le jaïnisme, après sa disparition, n’était plus sa voie, et ne l’est toujours pas aujourd’hui.
Ce qui suit est une théorie que j’ai échafaudée, fruit de lectures approfondies de textes anciens et de plus de cinquante ans de pratique du yoga originel de La Voie. Les érudits ne l’approuveront pas, pourtant je vais vous la livrer ; merci de ne pas me vouer aux gémonies* : j'ai le vertige (sic). Ma théorie est la suivante :
* Les gémonies étaient des escaliers de la Rome Antique qui menaient au sommet de la colline du Capitole, d'où l'on précipitait les condamnés à mort dans le vide.
Mahavira était un bouddha, un éveillé, ayant parmi ses disciples Gosala et Gautama Siddhartha. Gosala quitta Mahavira pour fonder l’ajivika, tandis que Gautama, moine jaïn et disciple éminent de Mahavira selon les écritures jaïnes, devint le Bouddha.
À la mort de Mahavira, Gautama prit sa suite, mais certains disciples refusèrent ce nouveau buddha. Ils perpétuèrent la mémoire de Mahavira, le vingt-quatrième « passeur de gué », tandis que Gautama fonda sa propre sangha jaïne. Cette sangha devint le bouddhisme après son départ.
C’est souvent ainsi : à la mort d’un éveillé, ses disciples, orphelins, créent une religion sans accepter le nouveau buddha. Les sikhs firent de même après la mort du Guru Nanak, par exemple.
Le péché, c’est s’éloigner de Dieu et de ses commandements*. Pour les juifs et les chrétiens, ces commandements incluent les dix de Moïse, auxquels s’ajoutent d’autres au fil du temps.
* Ces commandements ne sont pas ceux attribués à Moïse par Dieu, mais ceux de la sadhana.
À l’époque du bouddha Gautama Siddhartha, les commandements étaient le Dhamma. Pour Krishna, le buddha oublié, c’était la « Connaissance ». Lao-Tseu nommait ses commandements, la sadhana de sa voie, le « Tao ».
En chinois ancien, celui de Lao-Tseu, « Tao » signifie « La Voie », il désigne à la fois le chemin et le but. Le chemin est la voie spirituelle, le dhamma du Bouddha ou la Connaissance de Krishna.
Le but est le Tout, incréé et créateur. Pour Lao-Tseu, le chemin et le but se confondaient. Dans ma première version du Tao-Te-King, j’ai écris « tao » (minuscule) pour le chemin et « Tao » (majuscule) pour le but, l’infini éternel. Dans la nouvelle version, j’ai remplacé « Tao » par des termes équivalents ; le Tout et La Voie, par exemple.
Dans ces traditions mystiques, le péché, ou la faute, consiste à ne pas suivre les préceptes, les angas de la sadhana ou du Dhamma. Il n’y a rien de moral là-dedans. La spiritualité n’est pas une morale, mais une pratique.
Il est possible de suivre l’enseignement de Jésus aujourd’hui, à condition de le connaître. Ce n’est pas en lisant les réécritures des Évangiles que l’on peut saisir la mystique profonde de Jésus. Je propose une version des Évangiles, la plus fidèle possible, pour en offrir une lecture authentique. (Lien à insérer ici)
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e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com
In the Gospels and the Christian religion, sin is a central concept. Religious authorities describe its nature, types, degrees of severity, and consequences for the soul’s destiny.
Have you ever wondered what the word “sin” truly means? The Gospels are supposed to report Jesus’ words, but did he speak Latin, French, or English?
In truth, Jesus spoke popular Aramaic. Hebrew, Latin, and Greek, since Alexander the Great, were the administrative and religious languages of the Pharisees and Sadducees in Palestine during Jesus’ time, but he spoke common Aramaic.
Jesus wasn’t called Jesus. His Aramaic name was “Yeshoua,” to which “son of Joseph” was added. The word “Christ” was not his surname but a qualifier derived from the Hebrew “messiah,” meaning “person consecrated by a divine anointing.” Thus, Jesus was “Yeshoua, son of Joseph.”
An anointing is a ceremonial blessing conferring spiritual authority. Christ was so named because he was believed to have been blessed by God to speak in His name. “Speaking in His name” does not mean speaking on God’s behalf, but in communion with Him, in awareness of the Holy-Name*.
* The Holy-Name is not a pronounceable or writable word. It is a “virtue,” a divine property, like heat is the property of fire or moisture that of water. This virtue of God is present in all things.
The “Jesus-Christ, Son of God,” a member of the Trinity alongside the Father and the Holy Spirit, never existed as such. The one who existed was Yeshoua, son of Joseph.
If “Christ” means “anointed by God” or “blessed by God,” the word “blessed” comes from the Greek makarios, meaning “happy” or “blessed.” Being blessed evokes awakening, the state of being fulfilled by God. Thus, “Christ” means “awakened,” equivalent to “buddha.”
Yeshoua, son of Joseph, was thus the buddha Yeshoua, giving satsang to the crowds. However, though curious crowds attended his satsang or sermons, few followed him.
Let’s return to sin. The word “sin” comes from Latin, but Yeshoua spoke Aramaic. In Aramaic and Hebrew, it meant “missing the mark,” “failing in one’s duties,” “wandering,” or “estrangement from God.” That says it all!
What is wandering or estrangement from God? To us, it’s clear: it’s the forgetting of the Holy-Name and its practice, for the term “Holy-Name” also refers to a meditation technique that can be practiced throughout the day.
I’ll share a theory: The sins listed by the Church were not the concern of the buddha Yeshoua. Jesus was a spiritual master, trained in an ancient mysticism originating in India, as were the buddha Gautama Siddhartha, Mahavira, Patanjali, or the one the Aryas called “the black” or “krishna,” an awakened one among others in history, who passed on the flame of the original yoga of The Path, carried by its many founders.
Christianity is not the path of Jesus but the religion of the Church Fathers, an heir to Judaism. This does not mean Christianity should be discarded. It is a beautiful religion, inspiring architectural masterpieces like cathedrals, stained glass, paintings, music, and shaping our civilization and noblest moral values. However, it is not the path of Jesus.
Similarly, Buddhism is not the path of the Buddha, or Dhamma. It is the religion of Buddhists, those who never heard Gautama Siddhartha give satsang. Buddhism is a magnificent religion, with merits comparable to Christianity. The same applies to Taoism.
Taoism is not the path of the Tao taught by Lao-Tzu. It is a beautiful and rich religion created by Taoists who never heard Lao-Tzu give satsang.Mahavira, the twenty-fourth “ford-maker” (satguru) of the Jains, illustrates this pattern. Jainism, after his passing, was no longer his path, and it still isn’t today.
What follows is a theory I have developed, born from deep readings of ancient texts and over fifty years of practicing the original yoga of The Path. Scholars may not approve, but I share it without fear of being cast to the Gemonian Stairs*: I’m dizzy at the thought!
* The Gemonian Stairs were steps in ancient Rome leading to the top of the Capitoline Hill, from where condemned prisoners were thrown to their deaths.
My theory is this: Mahavira was a buddha, an awakened, with disciples including Gosala and Gautama Siddhartha. Gosala left Mahavira to found Ajivika, while Gautama, a Jain monk and prominent disciple of Mahavira according to Jain scriptures, became the Buddha. After Mahavira’s death, Gautama took his place, but some disciples rejected this new buddha. They preserved the memory of Mahavira, the twenty-fourth “ford-maker,” while Gautama founded his own Jain sangha. This sangha became Buddhism after his departure.
This often happens: when an awakened one dies, their orphaned disciples create a religion without accepting the new buddha. The Sikhs, for example, did the same after Guru Nanak’s death.
Sin is straying from God and His commandments*. For Jews and Christians, these include the Ten Commandments of Moses, with others added over time.
* These commandments are not those Moses attributed to God but those of the sadhana.
In the time of the buddha Gautama Siddhartha, the commandments were the Dhamma. For krishna, the forgotten buddha, they were the “Knowledge.” Lao-Tzu called his commandments, the sadhana of his path, the “Tao.”
In ancient Chinese, as spoken by Lao-Tzu, “Tao” means “The Path.” It denotes both the path and the goal. The path is the spiritual way, the dhamma of the Buddha or the “Knowledge” of krishna. The goal is the All, uncreated and creator of everything.
For Lao-Tzu, the path and the goal were one. In my first version of the Tao-Te-Ching, I wrote “tao” (lowercase) for the path and “Tao” (uppercase) for the goal, the infinite eternal. In the new version, I replaced “Tao” with equivalent terms, such as the All and The Path.
In these mystic traditions, sin, or fault, lies in failing to follow the precepts, the angas of the sadhana or Dhamma. There is nothing moral about it. Spirituality is not a moral code but a practice.
It is possible to follow Jesus’ teachings today, provided you know them. Reading rewritten Gospels won’t reveal Jesus’ deep mysticism. I offer a version of the Gospels, as faithful as possible, to provide an authentic reading. (Link to be inserted here)
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