Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

English below. Isha était un éveillé, comme Gautama, comme d'autres gens connus ou inconnus. Isha a enseigné, initié des gens, peu, comme tous les éveillés qui montraient la voie du dharma. De leur vivant, aucun éveillé véritable n'a eu beaucoup de disciples. Jésus, par exemple, en a eu combien ?

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir, faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

L'accueil du blog

 

English below

 

Le livre d'Isha


 

L'histoire que vous allez lire vous fera peut-être penser à d'autres histoires, ce qui ne serait pas étonnant : beaucoup de voies spirituelles sont identiques, et ce, depuis le début, il y a longtemps, bien avant l'écriture. Vous savez, l'écriture est apparue vers 3 300 ans avant notre ère, soit un peu plus de 5 300 ans. La spiritualité existe depuis plus longtemps ! Sur les artefacts d'une fouille, au Pakistan (anciennement une partie des Indes et de l'empire Perse), on a trouvé des dessins de méditation assise, en position du lotus, qui dateraient de 8 000 ans ! C'était alors le néolithique, les débuts de l'agriculture et le monde était peuplé d'à peu près cent millions d'individus.

 

La spiritualité existait depuis bien avant ça, on en voit les manifestations sur les parois de certaines grottes. Des peintures datant de 18 000 ans prouvent que les Hommes de l'époque vivaient dans une conscience spirituelle aiguë. L'histoire d'Isha se passe en Inde, au début de notre ère, on ne sait pas la date exacte ni comment était l'Inde de son époque, royaume de « Magadha » ou empire « Gupta ». Certains noms de personnages, de villes, nous laissent des indices, mais nous n'y étions pas ! Le monde n'était pas comme aujourd'hui, mais l'être-humain, lui, n'a fondamentalement pas changé.

 

Isha était un éveillé, comme Gautama, comme d'autres gens connus ou inconnus. Isha a enseigné, initié des gens, peu, comme tous les éveillés qui montraient la voie du dharma. De leur vivant, aucun éveillé véritable n'a eu beaucoup de disciples. Jésus, par exemple, en a eu combien ? Aujourd'hui, ils sont près de 2.7 milliards à se réclamer de lui, mais durant sa période connue, en terres de Judée et de Samarie, ou de ce qui deviendra Israël, combien de personnes ont-elles été initiées par lui ?

 

 

Chapitre 1

Une rencontre

 

 

1-1

 

Un jour, Isha, qui cheminait vers Pataliputra, la capitale, rencontra le satguru* ; Nachiketas, fils de Vàjashravas, au moment de la pause de midi. Ils décidèrent de partager leurs nourritures et tandis qu'ils mangeaient, Nachiketas demanda à Isha : t'intéresses-tu au Veda** ?

 

* Guru-parfait, c'est-à-dire un éveillé (bouddha), révélant La Voie du dharma.

 

** Le mot « Veda » est ici à comprendre comme signifiant « connaissance » et pas comme désignant un ensemble de textes du védisme. La connaissance, dont il est question ici, n'est pas un savoir que l'on peut apprendre (apara). C'est la connaissance-révélée (para) qui vient de l'intérieur, avec la juste pratique. Nachiketas, en fait, posa cette question : « T'intéresses-tu à la connaissance ? », ou : « T'intéresses-tu à la vérité ? »

 

1-2

 

Isha lui répondit : je cherche le Veda depuis longtemps, dans les « Upanishad », le « Ramayana » et la « Bhagavadgîtopanishad ».

 

1-3

 

Alors Nachitekas lui demanda : penses-tu vraiment que l'on puisse trouver ce que tu cherches en étudiant les écritures ?

 

1-4

 

Isha dit : je cherche encore. Les livres parlent du Veda, mais ils ne disent pas comment méditer, comment atteindre le samadhi*. On ne peut pas lire toute la journée, il importe aussi d'accomplir ses devoirs** vis-à-vis de soi et des autres.

 

* Degré très profond de la méditation. Le plus haut degré de samadhi, le nirvikalpa-samadhi, est la porte de l'éveil.

 

** Les « yamas » sont des devoirs vis-à-vis des autres et les « niyamas » des devoirs vis-à-vis de soi. Le samadhi est l'extase, quand, aux degrés profonds de la méditation, le méditant et l'objet de sa méditation se confondent.

 

1-5

 

Le satguru demanda à Isha quel type de méditation il pratiquait. Isha lui répondit : je pratique havan*, le « salut au soleil » et médite sur le « Ôm »**.

 

* « Havan » ou « Homa » est la cérémonie du feu censée relier l'Homme aux dieux.

 

** Le « Ôm » est un mantra, c'est-à-dire un mot, une phrase que l'on récite comme un chapelet.

 

1-6

 

Le maître demanda : avec la répétition du « Ôm », obtiens-tu une concentration correcte ? Ton esprit ne vagabonde-t-il pas en raison du fait que tes pensées sont plus rapides que ta récitation ?

 

1-7

 

Isha répondit : je dois bien avouer que mon esprit vagabonde comme un cerf* en quête de son propre parfum !

 

* Kasturi, ou « cerf porte-musc ». Une légende, en Inde, raconte que cet animal cherche partout le parfum de musc qui émane de ses propres glandes caudales au point d'en devenir fou.

 

1-8

 

Nachiketas lui dit alors : tu dois apprendre de quelqu'un comment maîtriser ton mental et ton corps, pour connaître la parfaite conscience de la béatitude.

 

1-9

 

Isha demanda au satguru : dis-moi, je pratique les àsanas des anciens et parfois m'impose des tapasyas*, est-ce que je respecte ainsi les prescriptions du yoga ?

 

* Mortifications, défis spirituels comme, par exemple, passer des jours, des années, un bras levé.

 

1-10

 

Nachiketas répondit : le yoga est un état de conscience, l'indifférence aux variations du mental qui permet de s'installer dans sa nature essentielle. Pour ce qui est de la méditation, la posture doit être stable et confortable, pour être tenue longtemps, les àsanas que tu pratiques répondent-ils à ces critères ?

 

1-11

 

Isha admit que non, les postures qu'il pratiquait n'avaient rien de confortable et de les tenir longtemps était un défi. Il demanda : guru ji, dans quelle dimension de la conscience se situe le « Ôm » ?

 

1-12

 

Nachiketas répondit : le « Ôm » n'a de rapport qu'avec les trois états de la conscience* connus par la plupart des gens, mais il existe un quatrième état de conscience appelé « Turiya », qui se trouve au-delà du « Ôm ». On ne peut pas atteindre le samadhi, si on n'a pas atteint « Turiya » et on ne peut pas atteindre « Turiya » par la récitation du « Ôm ».

 

* Les trois états de conscience sont « Jàgrat » ; veille, dans le sens de ''pause'', durant laquelle la conscience peut se réveiller. « Svapna » : rêve dans le sens d'illusion-intérieure et « Sushupti » : la conscience en sommeil profond. Le quatrième, « Turiya » (ou Chaturtha), est l'état de conscience pure, il est atteint dans le samadhi, qui est l'extase, le dernier des angas du yoga.

 

1-13

 

Isha dit : maître, j'ai lu le « Ramayana », les « Vedas » et les « Upanishad », ces écritures ne sont-elles pas des sources de la connaissance ?

 

1-14

 

Nachiketas répondit : ne confonds pas savoirs et connaissance. Les écritures saintes nous parlent de deux types de connaissance, il y a les savoirs que l'on apprend et celle, révélée, qui grandit de l'intérieur, par l'observance assidue d'une juste pratique. La perception claire, la déduction et l'enseignement, par une parole faisant autorité, sont les moyens de la connaissance. Cette parole ne t'enseigne pas la connaissance qui ne s'apprend pas. Cette parole, ce maître t'apprend à faire ce qu'il faut pour avoir conscience de la Grâce, et ainsi connaître le Veda.

 

1-15

 

Isha dit alors : j'entends la vérité dans tes propos, pourrais-tu m'en dire plus ?

 

1-16

 

Le satguru demanda à Isha : n'as-tu jamais essayé de focaliser ton esprit sur cette lumière-intérieure, appelée « Bhargo* » dans les Vedas et « Jyoti » dans les Upanishads ?

 

* Il est fait mention de « bhargo » dans le « Gàyatri-mantra ». Ce mot sanskrit désigne la « lumière-divine » et l'illumination ou nirvikalpa-samadhi, quand la conscience se fond en elle.

 

1-17

 

Isha répondit : non, j'ai eu des visions de lumière-intérieure, quand j'étais enfant, mais maintenant, je ne vois plus rien de tel.

 

1-18

 

Tu es une grande âme, avec de bons samskàras* accumulés au cours de tes vies antérieures, Isha. Tu as seulement besoin d'une étincelle. Dis-moi, quel est l'intérêt de répéter « Ram-Ram » ou « Ôm-Ôm », ou bien le mantra « Gayatrî », ou « ham-sa » ? La méditation sur le son-primordial est la méditation sur Dieu et ce son, il n'est pas possible de le dire ni de l'écrire, il se répète seul, sans notre intervention. L'écouter attentivement mène à dhyana** et au samadhi.

 

* Traces laissées dans la conscience, ou âme, consécutives à tout ce que l'âme a vécu par les différentes incarnations qu'elle a traversées.

 

** Méditation profonde, plus profond encore sont les samadhis.

 

1-19

 

Ne devrions-nous pas vivre la spiritualité au quotidien, à travers nos tâches habituelles ? Connais-tu le « service* » ? Sais-tu comment abandonner les fruits de tes actes, sans pour autant cesser d'agir et d'accomplir tes devoirs ?

 

* Un des quatre angas de la pratique (sadhana) du dharma, une sorte de méditation en action.

 

1-20

 

Isha reconnu que : sans doute, mais je ne sais pas comment faire. On ne peut pas prier, réciter des mantras et chanter des bhajans tout le temps ! J'ai lu des choses à propos du service, dans la « Bhagavadgîtopanishad », mais le livre, comme toutes les écritures, ne dit pas comment faire pratiquement.

 

1-21

 

Le satguru dit  : apparemment, les études des écritures sacrées et la récitation des mantras ne t'ont pas appris grand-chose. Pourtant il est écrit que poursuivre la méditation dans l'action aide à rester en paix. Quel serait le bon moyen ?

 

1-22

 

Isha répondit : peut-être la Grâce* de Bhagavan, puisque les Upanishad disent qu'il révèle lui-même la connaissance à celui qu'il a choisi !

 

* La Grâce est comme le vent qui souffle sur les voiles d'un bateau pour le faire avancer. Il ne suffit pas que le vent souffle, il faut encore hisser les voiles. Les voiles sont l'Observance des angas.

 

1-23

 

Nachiketas dit : la Grâce est avec toi, elle t'a donné ce corps, où ta conscience peut trouver la béatitude. On dit que le Veda peut être atteint par l'enseignement d'un éveillé. N'as-tu jamais approché un éveillé ?

 

1-24

 

Isha répondit : je ne crois pas avoir jamais rencontré un éveillé. Comment reconnaît-on un éveillé, quand on en croise un ?

 

1-25

 

Un ancien maître parfait a dit que comprennent ceux qui ont de l'entendement. Ce maître a dit aussi que l'on reconnaît un éveillé à son enseignement. Chaque fois qu'une âme a soif de lumière et de vérité, un éveillé est là pour l'éclairer. Cherche un guru qui sait la vérité.

 

1-26

 

Isha répondit : non, je n'ai pas confiance dans les gurus*. Je crois que seul Bhagavan** peut dissiper les ténèbres de l'ignorance par la lumière du Veda.

 

* Ce mot désigne un éveillé qui chasse les ténèbres de l'ignorance par la lumière (Jyoti) de la connaissance. La plupart des gurus ne sont pas des éveillés, ils sont comme des swamis. On pourrait aussi dire qu'un guru, qui est un éveillé, est un « satguru », même s'il y a des guru qui portent le « titre » de satguru par tradition et qui ne sont pas éveillés.

 

** Dieu.

 

1-27

 

Le satguru demanda alors à Isha : comment Bhagavan ferait-il pour te parler ? Crois-tu que tu puisses entendre sa voix dans ta tête ? Méfie-toi, car toute voix que tu entendrais dans ta tête serait celle d'Ahamkara* ! On ne peut pas trouver cette connaissance non-apprise autrement que par l'intermédiaire d'une âme éveillée. Il faut une lampe allumée pour allumer une lampe éteinte.

 

* Ahamkara : « celui-qui-sépare », étymologie du mot « diable », le faux-ego de la Bhagavad-Gîtâ et du Bhaktimàrga.

 

1-28

 

Isha dit alors : je n'ai rien contre le fait de faire confiance à un guru, dans le but de recevoir la connaissance, mais je ne peux l'adorer comme la plupart d'entre eux aiment être adorés !

 

1-28

 

Nachiketas dit : tous ceux qui se disent gurus ne sont pas éveillés. Parmi eux, combien le sont vraiment ? Ce qui compte, c'est le Veda. Une fois que tu l'auras reçu, tu auras, pour celui qui te l'a révélé, de la reconnaissance.

 

1-29

 

Isha dit : si tu pouvais me donner cette connaissance, je te la demanderais.

 

1-30

 

Alors Nachiketas lui dit : je le peux, et quand je t'aurai révélé le Saint-Nom et la lumière, tu réaliseras toi-même ce que tu as reçu. Cependant, on ne peut avancer dans la conscience que par une dévotion et une persévérance sans fin. C'est la pratique qui mène à la Réalisation et la Réalisation mène à la Libération.

 

Les boutons de partage sont à la suite de la traduction.

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

Le blog des satsang

 

Avec un smartphone ou certaines tablettes, ce blog est moins confortable.

Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur.

 

 

The book of Isha

 

 

The story you are going to read may make you think of other stories, which would not be surprising: many spiritual paths are identical, and this, from the beginning, a long time ago, well before writing. You know, writing appeared around 3,300 BCE, a little over 5,300 years ago. Spirituality has been around longer! On artifacts from a dig in Pakistan (formerly part of the Indies and the Persian Empire), we found drawings of sitting meditation, in lotus position, that date back 8,000 years! It was then the Neolithic, the beginnings of agriculture and the world was populated by about a hundred million people.


Spirituality existed since long before that, we see its manifestations on the walls of some caves. Paintings dating back 18,000 years prove that the Men of the time lived in an acute spiritual consciousness. The story of Isha takes place in India, at the beginning of our era, we do not know the exact date nor how was the India of his time, kingdom of «Magadha» or empire «Gupta». Some names of characters, cities, leave us clues, but we were not there! The world was not like today, but the human being has not fundamentally changed.


Isha was an awakened, like Gautama, like other known or unknown people. Isha taught, initiated people, little, like all awakened ones who showed the way of the dharma. In their lifetime, no true awakened person had many disciples. Jesus, for example, had how many? Today they are nearly 2.7 billion to claim of him, but during his known period, in the lands of Judea and Samaria, or of what will become Israel, how many people were they initiated by him?

 

 

Chapter 1 : an encounter

 

 

1-1

 

One day Isha, on his way to Pataliputra, the capital, met the satguru* ; Nachiketas, son of Vàjashravas, at the time of the midday break. They decided to share their food and while they were eating, Nachiketas asked Isha : are you interested in Veda** ?

 

* Perfect guru, in other word, an awakened person (Buddha), revealing the true path.

 

** This word, “Veda”, is here to be understood as meaning “knowledge” and not as the set of Vedic texts. The knowledge referred to here is not a knowledge that can be learned (apara). It is a revealed knowledge (para) that comes from within, with the right practice.

 

1-2

 

Isha replied : I have been looking for the Veda for a long time, in books such as « Upanishad », « Ramayana » and « Bhagavadgîtopanishad ».

 

1-3

 

Then Nachitekas asked him : Do you really think that you can find what you are looking for by studying the scriptures?

 

1-4

 

Isha said, I’m still looking for. The books speak of Veda, but they do not say how to meditate, how to reach samadhi*. You can’t read all day, it’s also important to do your duty** with yourself and others.

 

* Very deep degree of meditation. The highest degree of samadhi, nirvikalpa-samadhi, is the gate of awakening. Samadhi is ecstasy, when, in the profound degrees of meditation, the meditator and the object of his meditation merge.

 

** “Yamas” are duties towards others and “niyamas” are duties towards yourself.

 

1-5

 

The satguru asked Isha what kind of meditation he was practicing. Isha replied : I practice havan*, the « greeting to the sun » and meditate on the « Ôm »**.

 

* Is the ceremony of fire (Aarti), close to animism, supposed to connect Man to the Gods.

 

** Mantra, a word, a sentence that is recited like a rosary.

 

1-6

 

The master asked : with the repetition of the «Ôm», do you get a correct concentration ? Doesn’t your mind wander because your thoughts are faster than your recitation ?

 

1-7

 

Isha replied : I must confess that my mind wanders like a deer* in search of its own perfume !

 

* Kasturi, or “musk deer”. A legend in India says that this animal looks everywhere for the scent of musk that emanates from its own caudal glands to the point of going crazy.

 

1-8

 

Nachiketas then said to him : You must learn from someone how to master your mind and body, to know the perfect consciousness of bliss.

 

1-9

 

Isha asked the satguru : Tell me, I practice the àsanas of the elders and sometimes impose tapasyas* on me, do I respect the prescriptions of yoga ?

 

* Kind of mortifications, spiritual challenges such as, for example, spending several days, even years, with one arm raised.

 

1-10

 

Nachiketas replied : Yoga is a state of consciousness, the indifference to the variations of the mind that allows you to settle into your essential nature. As for meditation, the posture must be stable and comfortable, to be held long, do the antennas you practice meet these criteria ?

 

1-11

 

Isha admitted that no, the postures he practiced were not comfortable and holding them for a long time was a challenge. He asked : guru ji, in what dimension of consciousness is the «Ôm» ?

 

1-12

 

Nachiketas replied, the «Ôm» has a relation only to the three states of consciousness* known by most people, but there is a fourth state of consciousness called « Turiya », which is beyond the «Ôm». It is not possible to reach samadhi, if Turiya is not reach and you cannot reach Turiya by reciting the « Ôm ».

 

* The three states of consciousness are “Jàgrat”; sleep, in the sense of 'pause', during which the consciousness can wake up. « Svapna »: dreams in the sense of inner illusion and « Sushupti »: the consciousness in deep sleep. The fourth, « Turiya » (or Chaturtha), is the state of pure consciousness, it is reached in the samadhi, which is the ecstasy, the last of the angas of yoga.

 

1-13

 

Isha said : Master, I have read the « Ramayana », the « Vedas » and the « Upanishad », are these writings not sources of the knowledge ?

 

1-14

 

Nachiketas replied : do not confuse learned knowledge with revealed knowledge. The scriptures speak to us of two types of knowledge, those that are learned and those that are revealed from within, through the diligent observance of a right practice. Clear perception, deduction and teaching, by an authoritative word, are the means of knowledge. This word does not teach you knowledge, this knowledge cannot be learned. This word, this master teaches you to do what it takes to be aware of Grace and thus to know the Veda*.

 

*Veda, or knowledge (not learned), which should not be confused with the Vedas, a compilation of mystical texts.

 

1-15

 

Isha then said : I hear the truth in your words, could you tell me more ?

 

1-16

 

The satguru asked Isha : Have you ever tried to focus your mind on this inner light, called « bhargo* » in the Vedas and « Jyoti » in the Upanishad ?

*Bhargo : “bhargo” is mentioned in the “Gàyatri-mantra”. This Sanskrit word designates the « divine light » and the illumination or nirvikalpa-samadhi, when the consciousness merges into it.

 

1-17

 

Isha replied : no, I had visions of inner light, when I was a child, but now I don’t see anything like that.

 

1-18

 

Nachiketas then said to him : You are a great soul, with good samskàras* accumulated in your previous lives. You just need a spark. Tell me, what is the point of repeating «Ram-Ram» or «Ôm-Ôm», or the mantra «Gayatrî», or «ham-sa». Meditation on the primordial sound is meditation on God and this sound, it is not possible to say or write it, it repeats itself alone, without our intervention. Listening carefully to it leads to dhyana** and samadhi.

 

* Traces left in the consciousness, or soul, following all that the soul has experienced through the different incarnations it has gone through.

 

* *Deep meditation, even deeper are samadhis.

 

1-19

 

Should we not live spirituality on a daily basis, through our usual tasks ? Are you familiar with « service* » ? Do you know how to abandon the fruits of your actions, without ceasing to act and to fulfill your duties ?

 

* One of the four angas of true path's practice, a kind of meditation in action.

 

1-20

 

Isha admits : Probably, but I don’t know how to do it. You can’t pray, recite mantras and sing bhajans all the time ! I read about service in the Bhagavadgîtopanishad, but the book doesn’t say how to do it practically.

 

1-21

 

The satguru says : apparently, the studies of the sacred scriptures and the recitation of mantras have not taught you much. Yet it is written that continuing meditation in action helps to remain in peace. What would be the right way ?

 

1-22

 

Isha replied : perhaps the Grace* of Bhagavan, since the Upanishad say that he himself reveals knowledge to the one he has chosen !

 

*Grace is like the wind blowing on the sails of a boat to move it forward. It is not enough that the wind blows, we still have to hoist the sails. Sails are the pillars of the practice.

 

1-23

 

Nachiketas says : Grace is with you, it has given you this body, where your consciousness can find bliss. It is said that the Veda can be reached by the teaching of an awakened person. Have you ever approached an awakened person ?

 

1-24

 

Isha replied : I don’t think I have ever met an awakened person. How do you recognize an awakened person when you see one ?

 

1-25

 

A perfect former master said that understand those who have understanding. This master also said that an awakened can be recognized to his teaching. Every time a soul thirsts for light and truth, an awakened person is there to enlighten it. Look for a guru who knows the truth.

 

1-26

 

Isha replied : No, I don’t trust gurus*. I believe that only Bhagavan** can dispel the darkness of ignorance through the light of Veda.

 

* This word refers to an awakened person who drives the darkness out of ignorance through the light (Jyoti) of the non-learned knowledge (Veda). Most gurus are not awakened, they are like swamis. One could also say that a guru, who is an awakened, is a « satguru », even if there are gurus who carry the « title » of satguru by tradition and who are not awakened.

 

** God.

 

1-27

 

The satguru then asked Isha : how would Bhagavan speak to you ? Do you think you can hear his voice in your head ? Beware, then any voice you hear in your head would be Ahamkara* ! You cannot find this non-learned knowledge other than through the intermediary of an awakened soul. You need a lit lamp to light a turned off lamp.

 

* “The one who separates”, Christians speak of the devil. The etymology of the word “devil” is “the one that separates” (from latin diabolus).

 

1-28

 

Isha then said : I have nothing against trusting a guru in order to receive the knowledge, but I cannot worship him as most of them like to be worshipped !

 

1-28

 

Nachiketas says : Not everyone who calls himself guru is awake. How many of them are really ? What matters is the Veda. Once you have received it, you will have, for the one who revealed it to you, gratitude.

 

1-29

 

Isha replied : If you could give me this true knowledge, I would ask you.

 

1-30

 

Then Nachiketas said to him : I can, and when I have revealed to you the Holy-Name and the light, you will realize for yourself what you have received. However, one can only progress in consciousness through endless devotion and perseverance. It is the practice that leads to the realization and the realization leads to the Liberation.

 

 

 

 

 

Contact email: lavoie.eu@gmail.com

 

With a smartphone or some tablets, this blog is less comfortable.

If you can, visit it from a computer.

 

 

Tag(s) : #Isha, #spiritualité, #spirituality, #méditation, #meditate, #éveil, #bouddha, #LaVoie, #HansYoganand, #yoga
Partager cet article
Repost1
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :