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Il est un phénomène physiologique habituel auquel on ne prête plus attention ; la respiration. Sans elle, nous serions morts. Imaginez qu'après une expiration il vous soit impossible de remplir vos poumons ! Là, vous réaliseriez l'importance de l'inspiration et de la respiration.

texte de sri hans Yoganand ji sur la respiration, Dieu, l'âme, le pràna et la spiritualité.
La respiration est le lien de l'âme avec Dieu

 

 

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L'accueil du blog

 

 

 

 

 

Il est un phénomène physiologique habituel auquel on ne prête plus attention ; la respiration. Sans elle, nous serions morts. Imaginez qu'après une expiration il vous soit impossible de remplir vos poumons ! Là, vous réaliseriez l'importance de l'inspiration. Je vous rappelle que la respiration, c'est l'inspiration et l'expiration.

 

 

La Bible et les évangiles mentionnent la respiration comme source de la spiritualité profonde. On ne le sait pas, parce que l'on a la traduction en français du livre. Pour les évangiles, il est à noter qu'ils ont été rédigés en grec ancien et en araméen. Les mots respiration, souffle sont français. En grec, il était utilisé le mot "pneuma". En hébreu, c'est le mot "ruach" ou "ruah".

 

 

Le ruah de Dieu est la source de la vie. Le ruah de Dieu est celui qui donne la vie à toute la création. Toutes les créatures vivantes doivent le souffle de vie à l'Esprit créateur de Dieu (Ruach Élohim ou Saint-Nom, Grâce). Moïse énonce cette vérité de manière explicite : « Le Dieu qui donne le souffle (ruah) à toute créature » (Nombres 27 :16). Ce passage ne signifie pas que Dieu a donné son souffle aux créatures, mais qu'il a donné aux créatures la capacité à respirer.

 

 

Le bouddha historique, a parlé de la respiration dans la méditation, dans un de ses sermons (satsang) : « Le méditant se concentre sur son inspiration, pleinement conscient qu'il inspire, que l'air pénètre son corps, emplissant ses poumons. Il se concentre sur son expiration, pleinement conscient qu'il expire, que l'air quitte son corps, vidant ses poumons. » ( Mahàsatipatthàna Sutta ", extrait de la première partie, « le corps », A/La respiration )

 

 

Le mot « respiration » prend ses origines dans l'idée de souffle. Le mot Grec « pneuma » a donné le latin « spirare » (souffler), puis « spiritus » pour arriver à notre « Esprit » ou « âme ». Ce mot vient de l'hébreu « ruach » (« ruach-Élohim » ou « Esprit-des-Dieux » ou « Saint-Esprit »). « Ruach », vient du Sanskrit, du mot « vàtah », qui a donné « nirvàna ».

 

 

Ce mot est fait du radical indo-européen « và » (souffler) et du préfixe « nis » (devenu « nir » dans « nirvàna »). Ce préfixe signifie l’idée du souffle qui sort de nous et s’apparente à l’âme. Les mots latins « anima » et « animus » sont reliés au grec ancien par le mot « ànemos », qui signifie vent.

 

 

Je ne dis pas que l'âme est contenue dans l'air inspiré, comme s'il s'agissait du pràna et qu'elle serait contenue dans ce pràna. Cela dit, ce mot, pràna, est mal compris par beaucoup ; il serait une énergie vitale universelle qui imprégnerait tout et que les êtres vivants absorberaient par l'air qu'ils respirent.

 

 

 

Le pràna

 

 

 

Les tenants de cette théorie se réclament des Upanishad. « II y a près de 3000 ans, la Chândogya Upanishad avait déjà noté, et avec quelle justesse, que toute l'existence tourne autour du souffle, universel principe de vie : « De même que les rayons d'une roue sont attachés au moyeu*, tout est attaché à ce souffle vital qui anime la créature vivante. Le souffle vital est son père, sa mère, son frère, sa sœur et son maître. II est Brahman, l'Absolu. »

 

*Attachés au moyeu : « Sans le trou du moyeu, le char ne servirait à rien. C'est le vide qui justifie le vase, pas l'argile. Une maison, sans le vide des portes et des fenêtres, ne servirait à rien. Comment y entrer, en sortir et comment le soleil pourrait-il l'éclairer ? L'Unité est faite de l'être et du non-être, de matière et de vide. » (Tao-Te-King 1.11)

 

 

Point de vue sobrement confirmé par la « Hatha-Yoga Pradipîka » qui ouvre son deuxième chapitre par ce constat : « Tant que le souffle demeure dans le corps, c'est ce que l'on appelle la vie.  La mort n'est rien d'autre que le départ du souffle. » II n'est pas étonnant, dès lors, que les savoirs traditionnels aient conféré au souffle les plus hautes vertus. Dès l'origine, il est divin.

 

 

Ainsi, dans la Genèse, l'esprit de Dieu qui couve sur les primitives est-il nommé la « ruah » ou « ruach », c'est-à-dire vent, souffle, ou encore parole*. L’équivalence du souffle et de l'esprit est également quasi générale dans nombre d'autres traditions. Qu'il se nomme « pneuma » chez les Grecs, « spiritus » chez les Latins,ou « âtman » chez les Hindous.

 

*Parole, Verbe : « Au début était la Parole, la Parole était avec Dieu, la Parole était Dieu » (G 1.1)

 

 

Dans les Veda, c'est le cygne qui couve l’œuf cosmique primordial et son nom « hamsa » symbolise aussi le souffle. » (Extrait du dernier livre de François Roux, « La Source Océane », éditions Agamat)

 

 

 

Saint-Nom et Grâce

 

 

 

Ceux qui disent que le pràna est une substance contenue dans l'air, et qui se réclament des Upanishad, ont mal compris ces écritures. Si le souffle (la respiration) est essentiel, ainsi que l'air que l'on respire, le pràna est la respiration. Il y a aussi des gens affirmant que l'on peut se nourrir du pràna. Parce que le pràna est le phénomène de la respiration, et pas une « substance », on ne peut évidemment pas s'en nourrir.

 

 

La respiration, le souffle est la manifestation de la Grâce (Ruach Élohim) du Saint-Nom ou Saint-Esprit. Lao-Tseu, pour parler de « Ruach Élohim » disait ; « vertu du Tao ». Chaque inspiration est la marque de l'alliance que Dieu a nouée avec les êtres vivants par la respiration aérienne, donc avec les Hommes.

 

 

Toutes les créatures vivantes doivent le souffle de vie à l'Esprit créateur de Dieu, ou Saint-Nom. Moïse énonce cette vérité de manière explicite : « Le Dieu qui donne le souffle (ruach) à toute créature. » (Nombres 27:16). Job a également compris cette vérité : « Aussi longtemps que je respirerai, que le souffle (ruach) de Dieu passera dans mes narines. » (Job 27 :3). Plus loin, Elihu dit à Job : « L'Esprit de Dieu m'a créé, le souffle du Tout-Puissant m'anime. » (Job 33 :4).

 

 

Par la respiration et la conscience de la respiration, on permet à l'Esprit (ou âme), d'avoir conscience de la Grâce de Dieu (Ruach Élohim). Cette conscience « du Saint-Nom » provoque la béatitude, que Jésus nommait ; « Le Royaume ».

 

 

« Au même moment, il tressaillit de joie par l'Esprit-Saint. » (Luc 10.21) Quand, dans les « Saintes écritures » on parle de tressaillir de joie par l'Esprit-Saint, on parle de la conscience de la béatitude vécue par une conscience de la Grâce contenue dans la respiration. Le mot nirvana vient de là, du souffle ! * Qu'est-ce que le nirvana, sinon la béatitude ?

 

*Le mot sanskrit, dont est issu le mot hébreu « ruach » est : « vàtah », qui a donné « nirvàna ». Ce mot est composé du radical indo-européen « và » (qui signifie souffler) et du préfixe « nis » (devenu « nir » dans « nirvàna »). Ce préfixe signifie l’idée du souffle qui sort de nous et s’apparente à l’âme.

 

 

 

Vu

dans les livres anciens

 

 

 

Dans de nombreux livres anciens qui parlent de la même chose en des mots et des époques différents, on parle de ce souffle, de la respiration et de la Grâce qu'elle donne à ceux qui en ont conscience.

 

 

« L'Unité est au-dehors et au dedans et son mouvement est comme un soufflet de forge. Restant dans le non-agir, l'éveillé reste attentif à son souffle. » (Tao-Te-King, 1.5)

 

 

« Tous cherchent le mouvement, oubliant l'harmonie du souffle. L'Unité semble sans valeur ni mérites, elle a pourtant tout créé. » (Tao-Te-King, 2.42)

 

 

« Être fort, c'est soumettre le désir au souffle. » (Tao-Te-King, 2.55)

 

 

« Ceux qui désirent atteindre la réalisation, par la maîtrise des sens et du mental, soumettent à l'harmonie du souffle vital les activités de leur esprit et de tous leurs sens. » (Bhagavad-Gîtâ, 4:25 à 27 et "Le chant de l'éveillé", 3.8)

 

 

« Fermé aux objets des sens, fixant son regard entre les sourcils* et restant uni au souffle, maîtrisant ainsi les sens, le mental et l'intelligence, le dévot s'affranchit du désir, de la colère et de la peur. Qui demeure en cet état est certes libre. » (Bhagavad-Gîtâ, 5:27/28 et "Le chant de l'éveillé", 4.15)

 

 

« La Personne-Suprême, son Saint-Nom est en chaque corps animé, le feu de la digestion et le souffle vital, dans l'inspiration comme dans l'expiration. Ainsi, elle permet l'assimilation des quatre sortes d'aliments. » (Bhagavad-Gîtâ, 15:14 et "Le chant de l'éveillé"x, 13.14)

 

 

« Duhkhadaurmanasyàngam ejayatvasvàsaprasvàsà viksepasahabhuvah. Ces distractions peuvent faire cesser l'Observance et entraîner chagrin, désespoir, agitation et oubli du souffle. » (Yogasûtra, 1.31)

 


« Pracchardana-vidhàranàbhyàm và prànasya. Vous pouvez aussi arriver à cette paix par la méditation sur le souffle. » (Yogasûtra, 1.34)

 

 

« Udānajayājjalapaṅkakaṇṭakādiṣvasaṅga utkrāntiśca. Par la maîtrise dans l'inspiration, on se tient sans attachements au-dessus de la boue des marais, des épines et de la mort. » (Yogasûtra, 3.39)

 

 

« Yama-niyamàsana prànàyàma pratyàhàra dhàranà dhyàna samàdhayo'stàv angàni. Ces étapes sont :

« Yama » : le respect de ses devoirs vis-à-vis des autres et de soi-même,

« Niyama » : l'autodiscipline,

« Asana » : avoir une posture stable et confortable en méditation,

« Prànàyàma » : garder son attention posée sur la respiration,

« Pratyàhàra » : placer ses sens en état de perception atténuée,

« Dhàranà » : garder son attention sur un seul point et ne pas bouger,

« Dhyàna » : méditation profonde et pour finir le samadhi, entrer en contemplation et se fondre dans la béatitude. » (Yogasûtra, 2.29)

 

 

« Bàhyàbhyantarastambhavrttir desakàlasankhyàbhihparidrsto dïrghasùksmah. La respiration est lente et subtile, elle commence et se termine hors du corps. » (Yogasûtra, 2.50)

 

 

« Si ma langue devait se multiplier cent mille fois, et si ces cent mille fois devaient se multiplier encore par vingt, aucune d'entre elles ne pourrait dire le Saint-Nom du Seigneur qui se répète seul. Heureux celui qui sait l'entendre et l'écouter tout au long de sa vie ». (Guru Nanak : « Japji sahib », 32)

 

 

Le Seigneur est vrai et vrai est son Verbe Saint.

Celui qui est vrai écoute son Nom

qui se répète avec un amour infini.

 

Guru Nanak : « Japji sahib », 4

 

 

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

Le blog des satsang

 

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