Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Ce qui est imparfait se fondra dans l'Unité du Tout. Avec peu de connaissances, on gagne la paix ; avec beaucoup de savoirs, on gagne la confusion. Le sage reste dans l'Unité. Il est comme l'eau, qui va toujours au plus bas, et à cause de ça, comme l'eau, il est indispensable à tous.

Commentaires, de sri hans Yoganand ji des phrases du TaoTeKing.

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

L'accueil du blog

 

 

 

 

Tao-Te-King

Commenté

 

Le Tao-Te-King est ici

 

Les phrases précédentes sont ici

 

 

 

1.22

 

 

 

 

« Ce qui est imparfait se fondra dans l'Unité du Tout. Avec peu de connaissances, on gagne la paix ; avec beaucoup de savoirs, on gagne la confusion. Le sage reste dans l'Unité. Il est comme l'eau, qui va toujours au plus bas, et à cause de ça, comme l'eau, il est indispensable à tous. On le voit comme le dernier, quand il est le premier. Détaché, il ne lutte contre personne. Celui qui sait être souple et plier reste entier. Tout vient à ce qui est entier, comme les eaux vont à l'océan. »

 

 

 

Parfait-imparfait

 

 

 

« Ce qui est imparfait se fondra dans l'Unité du Tout. »

 

 

 

Qu'est-ce qu'entend Lao-Tseu, en disant « imparfait » ? C'est vrai : il est difficile de qualifier de parfait ou d'imparfait quelque chose ou une personne. Je vous donne la définition de Lao-Tseu, et d'autres maîtres parfaits ou éveillés : « Est imparfait tout ce qui a été créé, qui est né. » Pourquoi, tout ce qui a été créé, qui est né serait imparfait ? Parce que tout ce qui a été créé, qui est né disparaîtra, et seul ce qui n'est jamais né, et donc qui ne disparaîtra pas, est parfait.

 

 

Ensuite il y a des dérogations, en ce sens, où l'on utilise le mot « parfait », sous-entendant : « autant que faire se peut ». Par exemple, la Création de Dieu, c'est-à-dire tout ce que nous pouvons voir, entendre, sentir, toucher, goûter, de notre vivant, incarné, est parfaite, par transitivité : parce que Dieu est parfait, sa Création le sera, « autant que faire se peut et dans la mesure qu'elle est née et peut être appelée à disparaître. »

 

 

Quand, en méditation, on atteint la parfaite conscience de la béatitude, cela veut dire que notre conscience, à force d'abandon, de contemplation, est arrivée au nirvikalpa-samadhi. L'état de nirvikalpa-samadhi est un état de parfaite conscience de la béatitude, quand on se fond dans l'Unité. L'Unité est un autre nom pour dire « Tao » ou « Dieu ».

 

 

 

« ...se fondra dans l'Unité du Tout. »

 

 

 

Se fondre dans l'Unité du Tout (ou Tao) est ce que je vous ai expliqué plus haut ; le nirvikalpa-samadhi, le plus profond des samadhi (pour certains le septième). C'est la finalité de la méditation qui connaît plusieurs « angas », comme « dharana », la phase de concentration, « samyama », celle de la maîtrise, « dhyana », la méditation profonde et samadhi, la contemplation et la fusion (du premier au septième).

 

 

Une personne qui atteint le « nirvikalpa samadhi » n'y reste pas, sauf de quitter le corps (qui mourra alors) et de se libérer des chaînes du samsara. Quand on entre en nirvikalpa-samadhi, on peut y rester dix, douze heures ou plus, sans autre conscience que la vraie lumière du Tout (ou Tao).

 

 

Quand on quitte cet état, on est devenu un éveillé, comme Lao-Tseu et le bouddha Gautama, du clan des Sakyas, l'étaient. Alors, la vie reprend son cours, dans le non-agir ou « service de dévotion », mais plus en parfaite conscience de la béatitude. On peut être conscient de la béatitude, sans que cette conscience soit parfaite. Il n'y a pas seulement un niveau de conscience.

 

 

 

Connaissance

et connaissances

 

 

 

« Avec peu de connaissances, on gagne la paix ; avec beaucoup de savoirs, on gagne la confusion. »

 

 

 

Arrivé à cette phrase, peut-être êtes-vous un peu familiarisé avec les notions de connaissance et de connaissances. Les connaissances sont ce que l'on peut apprendre à l'école, de la vie, en lisant et par expérience. On peut écrire ces connaissances et en parler. Elles nous servent au quotidien pour vivre en ce monde et y assumer nos obligations, nos devoirs.

 

 

La connaissance ou Veda, est celle qui vient de l'intérieur, par l'Observance de la sadhana, d'une voie spirituelle authentique. Ici, le mot « Veda » ne parle pas des Védas, le recueil d'écritures saintes. Le mot sanskrit « Veda » signifie « connaissance ». Quand on dit d'un homme et d'une femme qu'ils se connaissent « bibliquement », on veut dire qu'ils se connaissent intimement. La connaissance, Veda, est une connaissance intime de l'Unité ou Tao ou Dieu.

 

 

Lao-Tseu nous dit que moins on a l'esprit compliqué par trop de connaissances plus on est simple. La simplicité est une condition incontournable pour avoir la conscience de l'Unité. Jésus disait ; « Heureux les simples d'esprit » (Matthieu 5/3), c'est-à-dire qui ont l'esprit simple des petits enfants. Jésus disait encore que seules les personnes qui avaient l'esprit comme ceux des petits enfants (moins de sept ans) pouvaient espérer entrer au Royaume.

 

 

« Alors on lui amena des petits enfants, afin qu'il leur imposât les mains et priât pour eux. Mais, les disciples les repoussèrent, et Jésus dit : laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le Royaume est pour ceux qui leur ressemblent. » (Matthieu, 19:13-14)

 

 

Tout à l'heure, je vous parlais de spiritualité authentique, eh bien, justement ; une spiritualité authentique est une pratique qui permet de retrouver cette simplicité des enfants. Pour cela, il est nécessaire de tuer, en nous, le vieil Homme, comme Jésus l'a dit à Nicodème. (Jean 3:1 à 21)

 

 

Les savoirs (ici, Lao-Tseu parlait des savoirs à propos de spiritualité, pas des mathématiques, de la boulangerie, de la science naturelle, etc) sont source de confusion. Plus on a de concepts et moins on est dans la contemplation. On pense, sans cesse et la pensée est le contraire de la méditation. Tant que l'on reste à écouter les pensées et à croire qu'elles sont nôtres, on n'arrive pas à dhyana, phase profonde de la méditation.

 

 

 

Humilité

 

 

 

« Le sage reste dans l'Unité. Il est comme l'eau, qui va toujours au plus bas, et à cause de ça, comme l'eau, il est indispensable à tous. On le voit comme le dernier, quand il est le premier. »

 

 

 

Le sage, ici, est un éveillé. La sagesse, telle que compris la plupart du temps, vient avec le temps et les leçons que la vie nous apprend. L'éveil vient d'un seul coup, comme un coup de tonnerre dans un ciel d'été quand on atteint la « parfaite conscience de la béatitude » ou « nirvikalpa-samadhi », le septième et plus profond des samadhi. L'éveil est un état de conscience, pas une maturité. On peut être éveillé sans, pour autant, avoir la sagesse d'un vieillard. Un éveillé n'est pas, non plus, un saint pas plus qu'un saint n'est un éveillé.

 

 

Le sage, à force d'expérience de la vie, comme l'éveillé, même jeune, restent tous deux dans l'Unité. L'un, parce qu'il sait sa mort prochaine et qu'il ne s’intéresse plus qu'à l'essentiel, cherchant à ralentir la marche du temps. L'éveillé, parce qu'il connaît bien la béatitude et qu'il aime y rester.

 

 

 

Le premier et le dernier

 

 

 

« Il est comme l'eau, qui va toujours au plus bas, et à cause de ça, comme l'eau, il est indispensable à tous. On le voit comme le dernier, quand il est le premier. »

 

 

 

La métaphore de l'eau est parlante. Quand Lao-Tseu dit que le sage est comme l'eau, préférant rester dans une position modeste, plutôt que de rester dans une position dominante, ressemblant, en cela, à l'eau qui suit la pente, il veut dire qu'en fréquentant le Tao, ou l'Unité, il connaît son importance et la juge peu flatteuse, désireux d'être comme le lézard qui aime s'offrir au soleil.

 

 

 

« On le voit comme le dernier, quand il est le premier. »

 

 

 

Souvenez-vous de : « ...ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. » (Matthieu 20:16). En choisissant la position de dévot (de Dieu ou Tao), le sage prend toute sa place dans l'harmonie de l'Unité, tandis que ceux qui cherchent à s'élever, dans la hiérarchie humaine, ne seront pas dans la conscience de l'Unité.

 

 

 

« Détaché, il ne lutte contre personne. Celui qui sait être souple et plier reste entier. »

 

 

 

Je crois que cette phrase se passe de commentaires, tant elle doit être facile à comprendre. Rester souple et plier sans se casser est une notion que Jean de La Fontaine (1621-1695) a mise en scène dans sa fable : « Le Chêne et le Roseau ».

 

 

Pour ce qui est du Tao-Te-King : « Quand l'Homme vient de naître, il est souple et faible ; quand il meurt, il est raide et fort. Quand les arbres et les plantes naissent, ils sont souples et tendres ; quand ils meurent, ils sont raides et secs. La raideur et la force sont les compagnes de la mort ; la souplesse et la faiblesse sont celles de la vie. C'est pourquoi, une armée forte ne remporte pas la victoire. Lorsqu'un arbre est devenu fort, on l'abat. Ce qui est fort et grand vient en dernier ; ce qui est souple et faible vient en premier. » (Phrase 76 du livre deux)

 

 

 

Être entier

 

 

 

« Tout vient à ce qui est entier, comme les eaux vont à l'océan. »

 

 

 

L'eau arrive toujours à l'océan, l'âme à l'Unité ou Tao. Toutes les créatures arriveront, un jour ou l'autre, à l'Unité du Tout ou « Tao ». C'est tout le propos du samsara, le cycle des incarnations, de permettre à l'âme, à force d'exister de vie en vie, d'arriver à une sorte de « déo-compatibilité » l'autorisant à se fondre, en toute conscience et liberté, dans le Tout.

 

 

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

Le blog des satsang

 

Avec un smartphone ou certaines tablettes, ce blog est moins confortable.

Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur.

 

Tag(s) : #Tao, #TaoTeKing, #LaoTseu, #LaVoie, #spiritualité, #spirituality, #HansYoganand
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :