Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Dans le passé, le peuple ne connaissait que le nom des rois sages. Les suivants, qui étaient justes, il les aima. Les suivants, qui jugeaient, il les craignit. On n'a pas confiance en celui qui n'a pas confiance. Les suivants, qui étaient prudents, il les méprisa. Les rois sages parlaient avec sagesse. Ils étaient des exemples pour tous, alors le peuple disait : c'est nous qui avons tout fait, nous sommes libres.

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

Le blog où se trouvent les satsang est ici

 

Tao-Te-King entier

E-book Calaméo

Télécharger le mp3

 

 

 

 

 

« Des rois sages du passé, le peuple ne connaissait que le nom. Les suivants, qui étaient justes, il les aima et les loua. Les suivants, qui jugeaient, il les craignit. Les suivants, qui étaient prudents, il les méprisa.

 

Celui qui n'a pas confiance dans les autres ne gagne pas leur confiance. Les rois sages parlaient avec sagesse. Ils étaient des exemples pour tous, alors le peuple disait : c'est nous qui avons tout fait, nous sommes libres. » (Tao-Te-King 1-17)

 

 

Résumé de cette phrase

 

 

« Dans le passé, le peuple ne connaissait que le nom des rois sages. Les suivants, qui étaient justes, il les aima. Les suivants, qui jugeaient, il les craignit. On n'a pas confiance en celui qui n'a pas confiance. Les suivants, qui étaient prudents, il les méprisa. Les rois sages parlaient avec sagesse. Ils étaient des exemples pour tous, alors le peuple disait : c'est nous qui avons tout fait, nous sommes libres. »

 

 

Explications

 

 

Lao-Tseu et la Révélation

 

 

Il n'y a pas grand chose à dire sur cette phrase, sinon qu'elle montre un autre exemple de l'importance que Lao-Tseu accordait à l'humilité, à la discrétion et au non-agir et le rappel qu'il a existé une époque durant laquelle une civilisation était dirigée par des sages, exemplaires.

 

Lao-Tseu, qui était un Chinois, vivant entre le milieu du sixième et du cinquième siècle avant notre ère, avait, comme vrai nom Li Er et qu'il était contemporain de Confucius. Pourtant, la civilisation dont il parle, dans le Tao-Te-King, n'est pas chinoise, mais située entre l'Inde et le Pakistan actuel ; la civilisation Harappéenne. Du vivant de Lao-Tseu, cette civilisation n'existait plus, en tant que groupe humain établi dans des villes, même si sa culture spirituelle existait encore.

 

Les grandes villes de cette civilisation, Harrapa, Mohenjo-Daro, Lothal, Mehrgarh, ont disparu vers 1700 ans avant notre ère, mais leur influence a perduré au moins jusqu'à la fin du deuxième siècle avant notre ère. Les rois et les princes sages, dont parle le Tao-Te-King, étaient ceux de cette civilisation. Mais Lao-Tseu était un Chinois, en quoi était-il concerné par cette civilisation ?

 

À un moment de sa vie, Lao-Tseu partit, pour un voyage mystérieux, au sud-ouest de la Chine et resta absent longtemps. Personne ne sait où il est allé, ni ce qu'il a fait durant tout ce temps. Au sud-ouest de la Chine se trouvent des passages, à travers les montagnes himalayennes, vers l'Afghanistan et le Cachemire (au nord du Pakistan actuel, l'Inde à l'époque).

 

Selon notre tradition, Lao-Tseu s'est rendu au Cachemire et y a rencontré un maître-parfait, un bouddha qui l'a initié à La Voie. Certains affirment même qu'il aurait été un disciple du bouddha Gautama lui-même ! Pour nous, ce bouddha était aussi un maître de La Voie. L'enseignement délivré, à l'usage des disciples, par le Tao-Te-King est le même que celui du bouddha historique ou de « Krishna », par exemple. Durant son séjour au Cachemire, Lao-Tseu a reçu la Révélation et a pratiqué les quatre piliers de la sadhana, en même temps qu'il a connu les histoires à propos de la civilisation Harappéenne, gouvernée par des rois et des princes initiés. C'est d'eux dont il s'agit dans cette phrase : « Des rois sages du passé, le peuple ne connaissait que le nom. »

 

Pourquoi le peuple ne connaissait-il que le nom de ces rois sages ? Parce qu'ils ne faisaient pas parler d'eux, se contentant de servir, dans le non-agir. C'est ce que dit ce passage : « Le sage s'oublie pour les autres. Passant en dernier, il devient le premier. Le détachement lui garde sa jeunesse. » (Tao-Te-King 1.7) Ils étaient comme l'eau, qui coule des sommets aux plus bas des vallées. C'est ce que dit ce passage : « Le sage est comme l'eau qui, utile à tant d'êtres, coule dans la pente, librement. Il aime, comme elle, les lieux que déteste la foule désireuse de s'élever. Le sage se tourne vers l'Unité. Il se plaît dans la profondeur et le secret. » (Tao-Te-King, extrait de 1.8).

 

Et puis au fur et à mesure du temps, la sagesse s'est perdue, petit-à-petit et ces rois, ces princes ont été aimés, puis craints, puis méprisés.

 

 

Les rois sages

 

 

 

« Les rois sages parlaient avec sagesse. Ils étaient des exemples pour tous, alors le peuple disait : c'est nous qui avons tout fait, nous sommes libres. »

 

Vous voyez là l'illustration de ce qui a été dit plus haut : les sages, agissant dans le non-agir, la conscience du Tao, sont comme l'eau, « Il se plaît dans la profondeur et le secret. ». C'est pourquoi le peuple croit être l'auteur de ses actes, alors que c'est le roi, le prince sage, l'administration qu'ils ont initiés qui sont à l'origine des bienfaits du collectif, de la civilisation de ces grands centres urbains harappéens.

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

le blog des satsang

Avec un smartphone, ou certaines tablettes, ce blog est moins confortable

Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur.

 

Tag(s) : #Taoteking, #Tao, #Laotseu, #lavoie, #spiritualité, #méditation, #hansyoganand

Partager cet article

Repost0