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Pour vivre une spiritualité vraie, profonde il n'est pas obligé de vivre en Ashram ou en monastère. Certains, certaines ont des obligations sociales, familiales, morales telles qu'ils ou qu'elles ne peuvent pas entrer dans une communauté spirituelle et prononcer des vœux.

-Spiritualité : moine ou laïque

 

 

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Résumé : pour vivre une spiritualité vraie, profonde il n'est pas obligé de vivre en Ashram ou en monastère. Certains, certaines ont des obligations sociales, familiales, morales telles qu'ils ou qu'elles ne peuvent pas entrer dans une communauté spirituelle, prononcer des vœux et ne se concentrer qu'à la pratique de leur spiritualité. Sur La Voie ce sont les trois piliers.

 

 

 

 

 

 

Jésus a dit que le premier sera le dernier et qu'il serait plus facile à un chameau1 de passer par le chas d'une aiguille qu'à un riche d'entrer au Royaume2...c'est vrai.

 

 

 

 

 

 

 

Il disait aussi qu'il ne fallait pas servir, en même temps, Dieu et Mammon et il enjoignait aux gens qui déclaraient vouloir entrer au Royaume de tout quitter et de le suivre. Dans l'absolu, j'ai bien peur que : oui, pour aller aussi loin que possible sur cette voie il faut ne vivre que pour elle !

 

Les obligations, les dharma3 que chacun doit assumer pour des raisons morales ; quand on est responsable d'êtres on se doit à eux, ne peuvent pas être niés, on ne peux pas laisser tomber nos obligations sous prétexte que quand on médite profondément sur le Saint-Nom4 rien de ce qui nous entoure ne peut nous attirer : la béatitude nous suffit.

 

 

Alors c'est ça le propos des ermites, qu'ils soient tibétains, bouddhistes, ou catholiques : ne vivre que cette liaison intime, intérieure avec Dieu. C'est pour cette vie entièrement baignée dans la Grâce que des femmes et des hommes se font moniales et moines, prêtres.

 

 

 

 

 

 

Pour ce bonheur vrai ils,

elles abandonnent tout le reste.

Ils, elles ne sont pas masochistes !

Ils, elles y trouvent leur compte.

 

 

 

La Voie n'est pas faite que pour les saints

 

 

Maintenant La Voie n'est pas faite que pour les saints, les moines ni les ermites, ces gens qui veulent se consacrer uniquement à leur relation à Dieu. Bien sûr qu'il est possible d'être ''laïque'' et Marcheur5. C'est plus compliqué de vivre l'absolu mais quand on est parent, impliqué dans la société des hommes on n'a pas non plus toujours besoin d'absolu ! Il suffit d'être bien dans sa vie, de fréquenter la paix intérieure et de faire au mieux.

 

 

C'est pour cette raison qu'en Inde, chez les hindouistes il y a trois phases à l'existence : l'enfance, la vie adulte de parent, d'employé, de dharma et l'âge mystique ; à la retraite où ils se consacrent à la piété et au mysticisme. Ils ne s'engagent pas dans le mysticisme, les indiens, avant leur retraite...ils travaillent, font des enfants et les élèvent et ensuite ils passent leur temps au temple, comme nos anciens qui passent leur temps à l'église, sentant leur fin prochaine.

 

Ils savent bien que l'on ne peut pas faire les deux : avoir un but existentiel et connaître la félicité intérieure, satçitananda. Il faut savoir ce que l'on veut, dans la vie...le problème c'est quand on a des enfants, par exemple. Certains abandonnent leur famille sous prétexte d'aller acheter des cigarettes.

 

 

 

Il ne faudrait pas qu'un amoureux de Dieu

abandonnât sa famille

sous prétexte de se consacrer à la dévotion !

Il n'y a pas besoin d'être mystique

pour abandonner ses enfants, sa famille

mais je ne veux pas que La Voie

soit un prétexte à le faire.

 

 

On peut vivre une spiritualité laïque

 

 

On peut vivre une belle et épanouissante vie spirituelle en ayant une famille, des obligations sociales, des êtres qui dépendent de nous mais on ne peut pas aller aussi profond qu'une moniale, qu'un moine ayant prononcé des vœux et tendant chaque geste de chaque journée vers la conscience de la béatitude ! Sinon quel serait l’intérêt de tout lâcher s'il n'y avait pas quelque avantage à le faire ?

 

 

 

En fait c'est tellement plus simple quand on donne tout !

On reçoit tout...les premiers seront les derniers

et les derniers seront les premiers.

Les premiers à la distribution des prix du monde de l'argent

seront les derniers à la distribution des prix du Royaume

et vice-versa !

 

 

 

Quand je médite profondément, la journée, sur le Saint-Nom je dois faire attention de ne pas aller trop profond...sinon je ne suis plus disponible pour ce que je dois faire : je suis si bien dans le non-être ! Je ne veux rien d'autre et plus rien n'a d'importance. Pourtant d'autres ne sont pas de mon avis : par exemple mes enfants et je me dois à eux, alors...je me retiens d'aller trop profond et me réserve pour la méditation assise.

 

 

 

 

Quand on a la Grâce de n'avoir aucune attache et, en même temps, un profond et absolu désir de béatitude il est possible d'aller plus profond dans sa relation à Dieu, en soi. Quand je suis dans la Conscience du Saint-Nom, dans une profonde conscience je suis parfaitement en paix et ne désire plus rien, ni amour humain, ni plaisir autre, ni justification sociale à mon existence...je suis auto-suffisant. Ce serait si facile de zapper ses obligations humaines et pourtant il ne le faut pas.

 

 

Il y a deux façons

 

 

Il y a deux façons, au moins, de vivre La Voie : il y a la façon laïque, qui est une belle façon et il y a la façon de l'ashram2 : quand on a prononcé des vœux et que la Réalisation6 devient notre priorité. Il ne faut pas aimer sa vie, son existence, ses loisirs et en même temps vouloir une vie spirituelle aussi profonde que si on lui sacrifiait tout. Vous avez raison d'aimer votre existence et vos obligations, vos proches, c'est la vie, la vie humaine normale, mais vouloir la même profondeur de Conscience qu'une moniale, qu'un moine est un caprice.

 

La vie spirituelle, sur La Voie, en existant dans le monde pleinement est possible : elle apporte un certain recul, une joie simple et la conscience du bonheur que l'on a de vivre. Elle vaut le coup d'observer l'agya7, et de pratiquer les trois piliers. La vie spirituelle donne un sens, une dimension supplémentaire et essentielle à l'existence.

 

 

 

La vie spirituelle, sur La Voie, en ashram8 c'est autre chose,

c'est plus mystique, plus profond.

Nous recevons au prorata de ce que nous donnons.

Choisissez et une fois ce choix fait

ne le regrettez pas.

 

 

 

1/Citation du Christ : Matthieu écrivait en araméen, langue de toute la région, idiome officiel de l’empire achéménide (Perse). En araméen, chameau s’écrit brzbne et se prononce ''goumla'', un mot qui est très proche, graphiquement et vocalement, de corde. D’où une possible confusion par un traducteur. Il est plus que probable que Matthieu comparait le fil qui entre dans le chas d’une aiguille à une corde et non à un chameau

2/Royaume : mot pour dire l'état de béatitude. Le Christ parlait du Royaume dans l'évangile selon Thomas, loggion 3 en disant qu'il était au dedans et au dehors de nous. Cette béatitude peut être simple, légère comme la sérénité et peut aussi être transcendante comme le samadhi jusqu'au plus profond, le nirvikalpa-samadhi. En Inde on dit satçitananda.

3/Dharma : devoir sacré. Durant l'incarnation les humains ont des devoirs, comme un père celui d'être un bon père pour ses enfants, un automobiliste d'être un bon automobiliste respectant le code de la route et les autres automobilistes. Le dharma est assumer ses responsabilités vis à vis de ceux qui dépendent de nous.

4/Saint-Nom ou Verbe : la Grâce de L'Un en action, qui donne vie à toutes choses. Ce mot dit plusieurs choses : à part ce ''principe'' vital transcendent, divin, le Saint-Nom est aussi le nom d'une des quatre techniques de Méditation (un des trois piliers de La Voie) . Cette technique qui permet de se recentrer et, ainsi, de se connecter au Saint-Nom. Cette technique ''portable'' permet aussi le service (un autre des trois piliers), ou, comme disent d'autres mystiques, le ''non-agir ''. Le Saint-Nom dit aussi le feeling que l'on ressent quand notre esprit (ou mental) est conscient de lui (par la pratique de la technique). Ce feeling va de la ''simple'' paix-intérieure à la sérénité, la joie, la dévotion, jusqu'à la béatitude et plus (samadhi).

5/Marcheurs : nom donné aux initiés (ceux qui ont reçu la Révélation) au deuxième degré de la pratique (l'Observance). Le premier degré est celui d'aspirant à la Révélation. Le troisième degré est celui de Chela (ou disciple, élève) qui est un Marcheur désireux de recevoir régulièrement l'enseignement du guide, par exemple par voie de mails (l'envoie de mail est toujours à l'initiative du pratiquant : le guide ne faisant que d'y répondre). Le quatrième degré de pratique est celui de premie (ou amoureux de Dieu) qui est un dévot. Il est à noter que ces degrés se ''passent'' par la volonté du disciple.

6/Réalisation : sans parler de la Libération des chaînes du cycle des incarnations, la Réalisation est but de l'Observance. Elle consiste à être dans la pratique des trois piliers du lever au coucher et, plus précisément, de pratiquer la technique dite "du-Saint-Nom".

7/agya : c'est l'ensemble des valeurs de La Voie.

8/Ashram : communauté monastique en Inde. L'ashram de La Voie (en France) est mixte. Les premie (Pratiquants vivant à l'ashram) sont des moines et des moniales mais la pratique de La Voie ne demande aucunement à vivre en ashram. C'est le choix de chacun comme pour les laïques et les moines et moniales catholiques.

 

 

 

 

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Tag(s) : #yogaoriginel, #yoga, #spiritualité, #spirituality, #bonheur, #dieu, #dédication, #béatitude, #amour

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