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l'astérisque* renvoie au lexique

 

 

 

Le pràna est un sujet qui intéresse tous les tenants de spiritualité*, surtout d'origine indienne. Sur la voie du yoga-originel, ou voie, nous avons notre compréhension, à ce sujet, par la pratique de la Méditation*.

 

 

On entend parler du pràna depuis l'émergence d'une civilisation védique très ancienne dont les origines sont le sujet de polémiques entre les tenants de l'invasionnisme [des Aryens venus de perse] et d'autres qui ne croient pas en un choc culturel soudain et drastique causé par la survenue de ce peuple qui aurait amené subitement sa langue, le sanskrit et rédigé les Védas.

 

 

On fait mention du pràna dans les Prashna-Upanishad qui appartiennent à l'Atharva-Véda et des douze Upaniṣad majeures (Mukhya Upanisad). Les écrits mentionnant le pràna auraient été rédigés vers huit cent ans avant notre ère.

 

 

Situer cette époque

 

 

Il faut situer globalement cette époque afin d'appréhender ce qu'elle était en la comparant à nos connaissances* et à notre culture : l'époque qui concerne ce texte est l'âge de fer qui apparaît vers 800 av. J.-C [premier âge de fer ou Hallstatt]. Un second âge du fer commença vers 500 av.J.-C [second âge du fer ou La Tène].

 

 

-L'âge de fer est celui des Celtes, cavaliers originaires de l'Europe centrale qui fabriquaient des armes en fer. Les objets décoratifs continuaient d'être en bronze, comme à l'âge précédent. La religion des Celtes était polythéiste sous l'autorité des druides.

 

 

-En Gaule la ville de Marseille allait être fondée 200 ans plus tard par des grecs venus de Phocée, citée de la Grèce antique sise sur le bord de la mer Égée d'une côte actuellement Turc orientale [la ville d'Ismir].

 

-En Afrique du nord, les phéniciens fondaient la ville de Carthage et la citée de Rome serait fondée en 753 avant J.C.

 

-La Gaule était composée d'une mosaïque de tribus celtes exerçant leur autorité sur soixante territoires.

 

 

L'Inde commençait à établir des routes commerciales intenses

avec l'Irak et l'Iran actuels, ou Babylone et la Perse

et les bords du Gange commençaient à connaître

une ère de prospérité par la riziculture intensive.

 

 

-En Israël le peuple juif, en cette période, connaît une histoire agitée :

 

-722 av. J-C, le royaume du nord est détruit par les assyriens. [chute de Samarie]

 

-En 587 av. J-C Le royaume du sud est détruit par les babyloniens. [chute de Jérusalem]

 

-Exil en Babylonie du peuple de Juda.

 

 

-En 539 av. J-C c'est l'époque perse : Cyrus, roi de Perse, autorise le retour des Juifs à Jérusalem.

 

-En 520-515 av. J-C, reconstruction du Temple et des murs de Jérusalem.

 

 

En Inde Mahavira, le fondateur du Jaïnisme

a vécu, entre 599 et 527 av. J-C et Sakya-Muni,

le Bouddha historique a vécu entre 563 et 483 av. J-C.

 

 

-en 518-515 av. J-C, les perses de Darius atteignent les rives de l'Indus [actuellement au Pakistan] et sont mis en contact avec la mystique des héritiers de la civilisation Harappéenne. Les Védas avaient été rédigées 700 ans auparavant. Cette rencontre aura une influence sur la religion des Perses, le Zoroastrisme.

 

 

L'apparition de la notion de pràna

 

 

Voilà l'époque du monde où la notion de pràna apparaît et où l'on commence à l'utiliser pour décrire différentes choses, en fonction de la culture et de l'ascèse des utilisateurs, locuteurs et scripteurs. Pour certains ce mot désigne la respiration physiologique, simplement. Pour d'autres il désigne l'énergie vitale qui est contenue dans l'air inspiré qui viendrait nourrir le corps et ses fonctions de ce qui lui est nécessaire pour vivre.

 

Il y aurait plusieurs qualités de pràna.

Certains iraient nourrir les fonctions vitales du corps

d'autres, supérieurs, iraient éveiller

la sphère supérieure du mental*

permettant une Conscience* du Divin

contenu dans le corps et l'âme.

 

 

Cinq souffles

 

 

Le pràna inspiré aurait cinq souffles dont le pràna lui-même qui irait dans les yeux, les oreilles, la bouche et le nez. D'autres niveaux allant en d'autres endroits, comme l'apàna qui irait vers les organes d’excrétions et de génération [reproduction]. Si vous aimez les mots savants, en sanskrit et les descriptions pléthoriques et exhaustives, il y a toutes sortes de livres pour ça.

 

En étudiant les racines sanskrites du mot on tire une grande connaissance, ce qui n'est pas inintéressant pour les férus de science, et pourquoi pas ? Ces études sont comme des friandises de l'esprit, du mental* ouvert à elles, mais jamais elles ne permettront de vivre pratiquement ce qui est contenu dans le pràna.

 

 

Les yogas mystiques

 

 

Les yoga* mystiques méditent sur le pràna

par la technique du pranayama.

Ce dernier mot se compose du mot pràna [le souffle vital respirant] et

du mot àyàma [mise en mouvement dirigé] et signifie :

''mise en mouvement dirigé vers le souffle vital respirant ''.

 

 

Nous connaissons bien le pràna, sur la voie pour le rencontrer à travers une de nos techniques de méditation nommée la technique du Saint-Nom*, mais nous ne le nommons pas ainsi. Nous savons où et comment le trouver en nous, c'est l'objet d'une des quatre techniques de Méditation* qui nous est révélée au départ.

 

Certains pensent que la technique du Saint-Nom* est similaire au prànayàmà, ce qui n'est pas totalement faux, mais qui n'est pas vrai non-plus : il y a autant de différences entre le Saint-Nom et le prànayàmà qu'entre la Méditation du Bouddha et celle que pratiquent les bouddhistes tibétains ou entre la prière que pratiquait le Christ, quand il se retirait loin de ses apôtres toute la nuit, et les prières des offices orthodoxes. La technique du Saint-Nom permet de se mettre dans un état de concentration favorable à la contemplation.

 

 

"Le Verbe, par le souffle, vient à l'être crée lui donner la Vie la gardant contenue" [Bhaktimàrga 1-1-22]

 

 

Le Saint-Nom

 

 

Asmità [la Conscience de soi] est la cause de l’effet induit faux-égo*, ou ahamkàra cause de toutes les souffrances mentales. Nous nommons Asmità: ego. C'est grâce à cette Conscience de soi que l'âme peut dire je et ainsi avoir le libre-arbitre, condition indispensable à notre libération en toute Conscience.

 

Sans cette Conscience il serait impossible de méditer. Mais chaque médaille a son revers, chaque yang son yin, c'est ainsi. L'existence du mystique se passe à rester en équilibre entre cette Conscience indispensable et la confusion qu'elle peut générer par ahamkàra, ou faux-ego*.

 

Le propos de notre ascèse, l'Agya*, est de rester autant que faire se peut dans cet équilibre, sur cette corde entre la Conscience et la confusion*, entre L'Un* et la dualité*. Si le cœur vous en dit : vous êtes invité.

 

 

 

Satsang en relation:

-Rester au milieu

-La référence intérieure

-Comment être comme un enfant ?

 

 

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Tag(s) : #yoga, #pràna, #spiritualité, #yogaoriginel, #lavoie

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