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Celui qui se dresse sur la pointe de ses pieds ne peut tenir longtemps ; celui qui trop allonge son pas ne peut marcher longtemps. Celui qui tient à son avis sans écouter n'apprend rien. Celui qui se montre reste dans l'ombre. Celui qui se vante n'a pas de mérites. Celui qui se croit le plus fort ne vit pas longtemps.

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« Celui qui se dresse sur la pointe de ses pieds ne peut tenir longtemps ; celui qui trop allonge son pas ne peut marcher longtemps. Celui qui tient à son avis sans écouter n'apprend rien. Celui qui se montre reste dans l'ombre. Celui qui se vante n'a pas de mérites. Celui qui se croit le plus fort ne vit pas longtemps. De telles conduites repoussent la paix du Tao. C'est pourquoi l'humble persévère dans l'humilité. Ces faiblesses n’atteignent pas celui qui suit La Voie. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, 1.24)

 

 

Résumé de cette phrase

 

 

« Celui qui veut se dépasser ne tient pas longtemps. Attaché à son avis, on n'apprend rien. La vanité abaisse le vaniteux. Ces conduites repoussent la conscience et la paix de l'Unité . Celui qui, humblement, suit La Voie est à l'abri. »

 

 

Explications

 

 

Le dépassement de soi

 

 

« Celui qui se dresse sur la pointe de ses pieds ne peut tenir longtemps ; celui qui trop allonge son pas ne peut marcher longtemps. »

 

 

En spiritualité il y a des pratiquants qui croient que c'est en s'imposant des privations, des sacrifices, en se faisant violence que l'on trouve le Royaume (comme disait Jésus). Dans le « livre de La Voie », il est dit, à ce propos : « La privation est un mal pire que le désir » (Bhaktimàrga 1-4-27). Il y est dit aussi : « Le malin dit des paroles de miel, sa voix paraît celle d'un ange. Il compare L'Un et ton imperfection, afin de mieux te perdre » (Bhaktimàrga 1-4-32).

 

Dans le même genre, le « livre de La Voie », dit : « Si on te dit que tu ne mérites pas de paraître devant ton père, n'écoute pas, reviens au Saint-Nom que tu as quitté. » (Bhaktimàrga 1-4-35). Pour en finir avec le « livre de La Voie », voici un verset qui abonde dans le sens de ce début de phrase, de Lao-Tseu : « Qui s'impose une ascèse sévère, mais non conforme à la Sàdhanà, est guidé par l'ego-spirituel et torture l'âme comme le malin fait. » (Bhaktimàrga 2-2-23).

 

Dans le (ou les) Yogasûtra (s) (de Patanjali), un aphorisme confirme le propos de Lao-Tseu, exprimé dans ce début de la phrase vingt-quatre : « Asana : avoir une posture stable et confortable en méditation. » (Yogasûtra, extrait de l'aphorisme 29 du livre deux). Ce qui dit bien qu'un asàna (posture) doit pouvoir être tenu confortablement, afin de tenir longtemps. Lao-Tseu disait : « Celui qui se dresse sur la pointe de ses pieds ne peut tenir longtemps ; celui qui trop allonge son pas ne peut marcher longtemps. ». En méditation-profonde, il n'est pas question de tenir en équilibre sur un pied, l'autre restant en l'air, vers l'arrière du corps, à hauteur des épaules !

 

Un autre livre parle de ça ; la Bhagavad-Gîtâ, dans ce verset : « En un lieu sain et calme, il doit installer un endroit pour méditer, un coussin ni trop haut, ni trop bas. Là, il doit s'asseoir de façon à pouvoir tenir sa posture longtemps et sans douleur, en maîtrisant le mental et les sens et en fixant ses pensées, sur un unique point, comme on le lui a appris. » (Bhagavad-Gîtâ, 6:11 à 13 et « le chant du bienheureux » 5.6)

 

 

La vanité et l'attachement

 

 

« Celui qui tient à son avis sans écouter n'apprend rien. Celui qui se montre reste dans l'ombre. Celui qui se vante n'a pas de mérites. Celui qui se croit le plus fort, ne vit pas longtemps. De telles conduites repoussent la paix du Tao. ».

 

Ici Lao-Tseu met en garde ses disciples, à propos de la vanité, de l'aveuglement provoqué par le faux-ego, ou vanité. Dans la Bhagavad-Gîtâ, à propos de la vanité, il est dit : « Les êtres perdus dans les ténèbres de l'ignorance, qui se réfugient dans la vanité de soi, l'orgueil et l'insatiable concupiscence, deviennent la proie de l'illusion. Fascinés par l'éphémère, ils consacrent leur vie à des actes malsains. » (Bhagavad-Gîtâ, 16:10 et « le chant du bienheureux » 14.10).

 

Un autre verset, du même livre, enfonce encore le clou : « Vaniteux, toujours arrogant, égaré par la richesse et la fatuité, il accomplit parfois des sacrifices ; des actes de bigoterie, mais hors de toute vérité, ces sacrifices, ces bigoteries sont vains. » (Bhagavad-Gîtâ, 16:17 et « le chant du bienheureux » 14.17).

 

On peut encore lire ce verset : « Les vaniteux, les sots, ceux dont le savoir est caché par l'ignorance, les pleins d'eux-même, ces sans-foi ne s'abandonnent pas à L'Un. » (Bhagavad-Gîtâ, 7:15 et « le chant du bienheureux » 6.15).

 

Dans le Yogasûtra, en parlant des supposés « pouvoirs » (siddhis) qu'apporteraient la pratique de la méditation-profonde, dans le livre trois, Patanjali prévient : « Ces facultés ressenties comme des pouvoirs, par celui qui est tourné au dehors, sont des obstacles sur la voie du samadhi. » (Yogasûtra, livre trois, aphorisme 37).

 

le « livre de La Voie », à propos de la vanité, dit que pour connaître le « Royaume », qui est la conscience de la béatitude, ou çitananda, il faut sacrifier sa vanité : « Celui qui ne demande rien et donne, sans compter, a tout. Ce qui a de la valeur a un prix, celui du Royaume est la vanité. » (Bhaktimàrga 2-3-10).

 

 

L'humilité

 

 

« C'est pourquoi l'humble persévère dans l'humilité. Ces faiblesses n’atteignent pas celui qui suit La Voie. »

 

 

Cette fin de phrase se passe de commentaire, l'humilité y est présentée comme le remède contre la vanité et l'Observance des piliers de La Voie, protégerait le pratiquant des faiblesses de la vanité. Le « livre de La Voie », à propos de l'humilité, dit : « La Grâce aime l'humilité » (Bhaktimàrga 2-7-4).

 

Lao-Tseu disait : « Il y a trois trésors que je garde en moi : le premier est l'amour, le deuxième est la frugalité ; le troisième est l'humilité, qui m'empêche de vouloir être le premier de l'empire. » (Tao-Te-King, extrait de 2.67)

 

Dans la Bhagavad-Gîtâ, il est écrit : « L'humilité, la modestie, la non-violence, la tolérance, la simplicité, l'acte d'approcher un maître spirituel authentique, la pureté, la constance et la maîtrise de soi ; le détachement des objets du plaisir des sens, l'affranchissement du faux-ego et la claire perception que naissance, maladie, vieillesse et mort sont maux et peurs à guérir, que le détachement, l'équanimité, la dévotion pure, la recherche des lieux de solitude, l'éloignement des foules, le fait de reconnaître l'importance de la réalisation spirituelle et la recherche sage de la Vérité absolue, telle est la connaissance, ce qui va contre l'ignorance. » (Bhagavad-Gîtâ, 13:8 à 12 et « le chant du bienheureux » 11.5).

 

 

 

 

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Tag(s) : #yogasûtra, #Laotseu, #Taoteking, #spiritualité, #lavoie, #yoga, #méditation

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