Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Tout vient de L'Unité, indistincte, profonde et insondable. En elle sont l'essence et la preuve de l'être. Depuis toujours son nom, sa vertu, nous sont transmis par la vie qu'il nous donne. Comment je le sais ? Par la fréquentation-intérieure de l'Unité. Lao-Tseu parle beaucoup de la « vertu du Tao », mais de quelle vertu s'agit-il ?

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

Le blog où se trouvent les satsang est ici

Télécharger le mp3

 

 

 

 

 

« La grande vertu vient du Tao. Voici quelle est la nature du Tao : il est indistinct, indéterminable, profond et insondable. Il est la matrice de tous le vivant. Qu'il est profond et insondable ! En lui est l'essence vraie de l'être et la preuve de ce qu'il est. Depuis les débuts des temps son Nom nous a été transmis et tous les êtres sont issus de lui. Comment je le sais ? Je le sais par la pratique de La Voie. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King 1.21)

 

 

Résumé de cette phrase

 

 

« Tout vient de L'Unité, indistincte, profonde et insondable. En elle sont l'essence et la preuve de l'être. Depuis toujours son nom, sa vertu, nous sont transmis par la vie qu'il nous donne. Comment je le sais ? Par la fréquentation-intérieure de l'Unité. »

 

 

Explications

 

 

La vertu du Tao

 

 

« La grande Vertu vient du Tao. »

 

Lao-Tseu parle beaucoup, dans le Tao-Te-King, de la « vertu du Tao », mais de quelle vertu s'agit-il ? La tempérance ? La prudence ? La charité ? Non, rien de tel, dans le Tao-Te-King, l'enseignement de Lao-Tseu, le mot vertu n'est pas à prendre dans son sens moral d'un contexte chrétien. Le mot est ici à prendre dans son sens premier, par exemple : « La vertu des plantes médicinales », c'est-à-dire leur efficacité et leurs effets.

 

Le mot « vertu » vient du latin « virtùs », c'est-à-dire perfection, force, qualité, pouvoir, énergie, aide, secours, influence. Le mot latin, « virtùs » dérive de l’indo-européen : « wihras », lui-même venu du sanskrit : « virà ». Comme tous les mots d'origine sanskrite, virà a beaucoup d'acception, selon qui l'utilise, dans quel contexte, école de pensée et à quelle époque. La plupart du temps « vertu », « virtùs », « wihras » et « virà » se réfèrent à la force, que les traditions associent au principe mâle (yang), c'est donc la force, l'énergie du Tao. Le yang est ce qui est intérieur, profond (racines), le yin étant le féminin, l'extérieur (tiges, feuilles, fleurs et fruits).

 

« La grande vertu du Tao » est ce que, sur La Voie, nous désignons par les mots : « Saint-Nom » et « Verbe ». C'est l'énergie, la force de l'Unité (Tao), de ce qui compose l'Unité, son énergie en action dans le processus de la création et du maintien de la vie, des choses et des êtres. Pour donner un exemple de physique, on pourrait dire que le Tao, c'est la matière-noire, et « la vertu du Tao », l'énergie-noire. Ce Saint-Nom, comme nous disons sur La Voie, se répète sans cesse et il nous faut  l'écouter pour entrer au Royaume (satçitananda). « Ainsi établi dans le yoga écoutant le son qui se répète, celui qui, à l'instant de quitter le corps, reste la conscience fixée sur lui, celui-là, sans nul doute, atteindra le Royaume. » (Bhagavad-Gîtâ 8:13 et « Le chant du bienheureux » 7.7).

 

Dans le Yogasûtra, on en parle, dans un des aphorismes : «  Tat japah tadarthabhavanam », souvent traduit par : « psalmodier respectueusement ce son en conscience de son sens sacré », ou, selon d'autres traductions : « La répétition de la syllabe ÔM dévoile sa signification et sa nature essentielle ». Mais voici une traduction grammaticalement plus juste : « La méditation sur ce son qui se répète est la méditation sur Dieu » (Yogasûtra livre 1 aphorisme 27).

 

« Japah » ne signifie pas : « répéter le Saint-Nom de Dieu », contrairement à ce que croient la plupart des traducteurs, pensant au mantra Ôm, mais « Son qui se répète ». Ce son, le Saint-Nom, ou Verbe, n'a pas besoin de nous pour être répété ; il se répète tout seul et il suffit alors, quand on sait comment faire, de l'écouter. C'est la « Vertu du Tao ». La vertu du Tao n'est pas le son qui se répète, mais l'énergie de Dieu, du Tao, de l'Unité. Le son qui se répète est le support d'une technique de méditation ( pour arriver à la maîtrise du mental (pensées, émotions) ou samyama. Ce Son est parfois appelé « Kewali-Kumbhak » ou « Shabda-Brahamn » dans des livres comme la Dhyanabindu-Upanishad ou la Gheranda-Samhita .

 

 

La nature du Tao

 

 

« Voici quelle est la nature du Tao : il est indistinct, indéterminable, profond et insondable. Il est la matrice de tout le vivant. Qu'il est profond et insondable ! »

 

Ce n'est pas la première fois que Lao-Tseu parle du Tao en ces termes : « profond et insondable ». Voyez la phrase première, du livre premier (extrait) : « Le non-être est le Tao, l'être est ce qu'il a créé par sa vertu, qui est son énergie. C'est ainsi que le non-être habite l'être. On dit ces deux choses profondes et elles le sont. C'est dans cette profondeur qu'est la porte de l'Unité, quand le Un et le multiple se confondent. »

 

Le sage (ou éveillé) est comme le Tao, profond et insondable : « Ils (les grands sages) sont emplis d'espace comme une vallée. Ils sont insondables comme une eau troublée. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, extrait de 1.15). Pour ce qui est que le Tao soit la matrice de tout le vivant, ce n'est pas fait pour nous étonner. Le Tao n'est-il pas Dieu ?

 

 

La connaissance-intime ou para.

 

 

« En lui (le Tao), est l'essence vraie de l'être et la preuve de ce qu'il est. Depuis les débuts des temps son Nom nous a été transmis et tous les êtres sont issus de lui. Comment je le sais ? Je le sais par la pratique de La Voie. »

 

Le Tao est l'essence vraie de l'être, il est la « matière » de son âme et, en même temps, la preuve de ce qu'il est. Ici, Lao-Tseu a fait un petit « jeu de mot », avec l'expression : « En lui ». Le Tao est, en lui-même, l'essence vraie de l'être comme il l'est de tout et, « en lui » signifie aussi : « La conscience plongée en lui », c'est-à-dire en méditation, en conscience de lui. C'est en plaçant sa conscience « en lui », par la méditation et le service (des piliers de La Voie), qu'on a la preuve de ce qu'il est. C'est une connaissance non-apprise, venue de la « fréquentation » intime de ce qu'il est (le Tao). Comment je le sais ? « Je le sais par la pratique de La Voie. »

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

le blog des satsang

Avec un smartphone, ou certaines tablettes, ce blog est moins confortable

Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur.

 

Tag(s) : #Tao, #Taoteking, #Laotseu, #spiritualité, #méditation, #vertu, #lavoie

Partager cet article

Repost0