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Les vrais exégètes du yoga, les rares connaisseurs, universitaires dont c'est le métier, docteurs en histoire des spiritualités asiatiques, swamis et guru, en Inde, s'intéressent, avant tout, aux trois voies de la Trimàrga. La Trimàrga est un ensemble de trois yogas visant à la Libération (Moksha ou Mukti), des chaînes du samsâra.

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Propos liminaire :

 

 

Ce texte est tiré d'un satsang, qui a été enregistré, puis retranscrit, édité sur le blog des satsang : « Compagnie des sages », « Le vrai yoga », mais il ressemble plus à un exposé qu'à un satsang. Sans doute a-t-il été donné un jour où des chercheurs, des aspirants étaient présents, physiquement, dans la salle de satsang.

 

Je rappelle que le principe du satsang, c'est que l'on tient un propos complètement improvisé : on médite, sur le « Saint-Nom », quelques instants, puis, le feeling ressenti, on ouvre les yeux et on commence à parler sans savoir ce qui va être dit. J'ai décidé de faire un texte explicatif, à propos du yoga, partant de ce satsang, en étoffant les références et en y réfléchissant un peu.

 

 

Les vrais exégètes du yoga, les rares connaisseurs, universitaires dont c'est le métier, docteurs en histoire des spiritualités asiatiques, swamis et guru, en Inde, s'intéressent, avant tout, aux trois voies de la Trimàrga. La Trimàrga est un ensemble de trois yogas visant à la Libération (Moksha ou Mukti), des chaînes du samsâra. Le samsâra est le cycle des réincarnations. Donc les trois voies de la Trimàrga, sont trois sadhana (ce qu'il faut faire, ensemble de pratiques), à visées mystiques, dont la finalité est la Libérations du cycle des réincarnations, par la fusion de la conscience dans l'Unité (Tao).

 

 

Sens du mot yoga

 

 

Le mot yoga (prononcer youga), est un mot sanskrit. Le sanskrit est une langue morte indo-européenne, de la famille indo-aryenne (Wikipédia). Elle est, pour les spiritualités et religions indiennes, l'équivalent du latin pour les catholiques romains. Beaucoup de livres spirituels de référence ont été rédigés dans cette langue.

 

Actuellement, le mot yoga est donné pour signifier, en un : « union, joug, méthode», et en deux : « mise-au-repos, liberté, libération ». Il faut dire qu'un mot sanskrit peut avoir plus de cinquante acceptions, en fonction de l'époque, où il a été utilisé, du contexte, de l'école spirituelle, de la religion qui l'utilisent. À l'origine, le mot « yoga », avait la signification donnée en deux : « mise-au-repos, liberté, libération » et ce jusqu'à la venue d'un moine errant, Adi Shankara, qui lui a donné le sens d'union, d'unité au huitième siècle après J.C. A l'époque de la rédaction du Yogasûtra, le mot yoga signifiait repos, liberté et libération.

 

Le mot yoga est utilisé depuis, au moins, le quinzième siècle avant J.C, dans le rig-Véda, l'un des quatre grands textes connus sous le nom de Véda. Le mot Véda signifie : « Connaissance » mais parle d'une connaissance non-apprise (« Prajnà »), venue de l'intérieure, de façon intime, par la pratique spirituelle profonde, la méditation, la dévotion et le service (le « non-agir » de Lao-Tseu et le « service de dévotion » de Krishna).

 

Les hindouistes considèrent le Veda comme une de leurs écritures les plus importantes, or le Veda n'est pas hindouiste, mais aryen, venu de la Bactriane, via les hauts plateaux de l'Iran, peu après la disparition des grandes villes de la civilisation Harappéenne. Les hindouistes, surtout les brahmanes (les pharisiens Indiens),  sont coutumiers du fait : ils ont déjà incorporé la Bhagavad-Gîtâ, d'un maître dont on a oublié le nom, qu'ils ont surnommé « Krishna », ou « le noir », parce qu'il avait la peau sombre, contrairement aux Aryens, clairs de peau. Ils ont mis la « Bhagavad-Gîtâ » au centre d'une de leurs sagas, le « Mahabharata », et ajouté des chapitres, (le premier et le onzième), et des personnages, comme Arjuna et sa nombreuse famille, pour mieux fusionner cet enseignement original à l'hindouisme. En fait, l'enseignement du Yoga remonterait bien avant le Véda et l'hindouisme et serait l'héritage de la spiritualité de la civilisation de l'Indus. Il aurait 8000 ans. La Voie est son héritière directe.

 

 

Les trois yogas

 

 

En général, quand on dit le mot « yoga », en occident, on parle du Hata-yoga, mais le hatha-yoga, tel que pratiqué dans nos sociétés, est plus un exercice de fitness, qu'une mystique visant la Libération des chaînes du samsara ! Le hatha-yoga a été inventé par yogi Svàtmàràma, au seizième siecle de notre ère. Il est connu pour être le compilateur, sinon l'auteur, du Hatha Yoga Pradipika. Le Hatha-yoga, avec ses asanas, est donc une discipline très récente n'ayant pas grand chose à voir  avec le yoga, tel que vécu par les mystiques de la trimàrga, visant la Libération des chaînes du samsara. Pourtant, quand en occident, on communique sur le yoga, il est toujours sous-entendu Hatha-yoga !

 

Ces trois yogas, constitutifs de la Trimàrga, qu'apprécient tant les spécialistes de la mystique yogique, sont : le bhakti-yoga, le jnana-yoga et le karma-yoga. Le Bhakti-yoga est axé sur la dévotion, les  chants, les rituels, le jnana-yoga, sur la connaissance (non-apprise), et le karma-yoga, sur l'action faite dans l'Unité et le vrai détachement (que Lao-tseu, dans le Tao-Te-King nomme le « non-agir » et Krishna, dans la Bhagavad-Gîtâ, le service ou « service de dévotion » ou encore « abandon du fruit de ses actes »). Dans le Bhaktimàrga, qui est le livre de la Voie, on dit « service ». Le service est un des quatre piliers de sa sadhana.

 

Certains gurus ont rassemblé ces trois yogas sous une même sadhana, comme le raja-yoga, l'ashtanga-yoga, etc. A l'origine, dans la Bhagavad-Gîtâ, il n'y avait pas trois yoga différents : ces trois voies, bhakti, jnana et karma-yoga étaient trois piliers d'une même sadhana, constitutifs de La Voie (Lao-Tseu disait « tao »). La spiritualité, qu'enseignait « Krishna », quelle était-elle ? Certainement pas l'hindouisme, comme les hindouistes l'ont affirmé.

 

 

La Voie du Krishna

 

 

Cette voie, Lao-Tseu la nommait « tao », c'est-à-dire, traduit de l'ancien chinois, « La Voie ». « Krishna » parle beaucoup, dans la Bhagavad-Gîtâ ou « Le chant du bienheureux », de la connaissance non-apprise, ainsi le nom de la mystique enseignée dans le « Chant du bienheureux », serait la « connaissance ». Certains, la plupart des exégètes, ont traduit cette notion par « jnana », mais il s'agissait plus de « Prajnà », ou « connaissance, sagesse transcendante », capable d'appréhender la vacuité. Certains l'ont nommée shruti, mais ce mot a tant de sens différents que son usage en est devenu difficile. La spiritualité vécue et enseignée par « Krishna » avait plus à voir avec le yoga, comme vu dans les Yogasûtras de Patanjali, qu'avec la religion hindouiste. Lao-Tseu pratiquait la même mystique, ainsi que Bouddha et guru-Nanak, entre autres maîtres.

 

« Krishna » n'a jamais séparé son enseignement en trois yogas différents, jnana, bhakti et karma. Il s'agissait juste de trois membres d'une même sadhana (pratique). Sur La Voie d'aujourd'hui, ces membres existent toujours, sous la forme de trois piliers, auxquels on ajoute un quatrième piliers, les angas, qui sont plus des valeurs morales que des pratiques. Le karma-yoga est le service, le jnana-yoga est la méditation et le bhakti-yoga est le satsang et les rituels, tels que les chants.

 

Il y a une différence essentielle entre les connaissances intellectuelles, apprises et la connaissance non-apprise, venue de la méditation. Les connaissances-apprises ont leurs utilités dans la vie quotidienne, mais sur le plan de la spiritualité elles ne sont pas d'une grande utilité. En spiritualité, c'est Prajnà qui compte, la connaissance venue de profond, grâce à la méditation et au reste de la sadhana de La Voie : service, satsang et angas.

 

 

Une pratique

 

 

La Voie est avant tout une pratique... pas une théorie. On peut en parler des heures, des jours, des semaines, des mois et des années sans avancer d'un pas ! Ce qui compte, c'est de pratiquer. Pratiquer quoi ? Les quatre piliers de La Voie, c'est-à-dire le service, le satsang, la méditation et les angas. La connaissance profonde (Prajnà), viendra de cette pratique, du plus profond de l'âme, jusqu'à la surface de la conscience-mentale.

 

« L’homme peu averti s’attache au langage fleuri des livres saints et savants, qui enseignent diverses pratiques pour atteindre les délices de paradis théoriques, pour renaître en des incarnations plus favorables et y gagner la puissance et d’autres bienfaits. Enflammé de désir pour les joies d’une vie opulente, il est aveugle à la Vérité. » (Bhagavad-Gîtâ 2:44 à 46 et « Le chant du bienheureux » 1:9)

 

La lecture des livres saints n'apportera jamais la connaissance intime (Prajnà) de la vérité suprême, elle ne vous apprendra pas, non plus, les secrets de la pratique (Observance de la sadhana), car ces livres saints n'ont pas été rédigés pour ça, à l'attention des chercheurs. Ils ne sont pas des livres de cours, des modes d'emploi de la vérité mais, des paroles adressées, par les maîtres qui ont été à l'origine de ces livres, directement ou indirectement, à leurs disciples, ceux qu'ils avaient initiés, qui connaissaient les techniques. Ces livres saints sont des aides-mémoire à l'usage des « initiés ».

 

 

La Vita

 

 

« Parmi eux seuls ceux qui connaissent le but de la pratique sont libérés des chaînes des conséquences ; ayant goûté au nectar, ils atteignent les sphères suprêmes de l'éternité. Sans cette pratique assidue, on ne peut vivre un véritable bonheur en ce monde. Ces diverses ascèses sont prescrites par La Voie et conçues pour être possibles à travers touts les actes quotidiens, sachant cela, tu atteindras la Libération. » (Bhagavad-Gîtâ 4:30 à 32 et « Le chant du bienheureux » 3:10) 

 

Les livres saints, des époques anciennes, ont été rédigés dans des styles différents, mais toujours avec beaucoup de poésie, d'images et prendre toutes les phrases au pied de la lettre, est une erreur. Par exemple, quand on disait que Jésus marchait sur l'eau, on disait qu'il était comme une fleur de lotus ! Les évangiles ont été rédigés dans un style littéraire, connu et apprécié à l'époque, la « Vita », où le vrai était mélangé au merveilleux. Jésus était un éveillé, comme Gautama, Lao-Tseu, Patanjali et autres. Marcher sur l'eau, ça ne se peut pas !

 

La base de toute spiritualité, c'est l'initiation donnée par un maître vivant. Les livres peuvent venir après, simplement pour confirmer la vérité que l'on vit, ou avant, pour vous inspirer à la spiritualité et à demander l'initiation (Révélation).

 

Le yoga est un état de conscience, celui de la conscience libérée des vrttis, celui de la conscience au repos. Cet état de conscience permet de vivre la béatitude de l'instant où l'harmonie fondamentale, l'Unité ou Tao, règne. Pour atteindre cet état de conscience du yoga, il faut atteindre samyama, qui est la maîtrise du corps, des émotions et des pensées. Pour arriver à ce résultat il y a la sadhana, l'ensemble formant une voie spirituelle. La sadhana de La Voie, c'est les quatre piliers ou agya.

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

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Tag(s) : #yoga, #spiritualité, #méditation, #vérité, #lavoie, #bonheur, #hansyoganand

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