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La solution, à la vanité, c'est l'humilité (qui n'est pas la modestie) et la sobriété, la pondération... « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Jean-Pierre Florian, « le grillon et le papillon »). Les Angas, quatrième pilier de l'agya (la sadhana de La Voie), recommandent la sobriété en tout. Le livre de La Voie dit, à propos d'humilité : « La Grâce aime l'humilité. » (Bhaktimàrga 2-7-4)

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« Le sage redoute la gloire autant que la disgrâce. Les honneurs sont, pour lui, une grande calamité. Pourquoi redoute t-il ainsi autant la gloire que la disgrâce ? Quand vous avez la gloire, vous craignez de la perdre et vous craignez la disgrâce. Voilà pourquoi gloire et disgrâce sont toutes deux des choses à redouter.

 

Que veut-on dire en disant que les honneurs sont une grande calamité ? Que la vanité plonge dans une grande confusion et que la confusion est une calamité. Mais quand nous ne connaissons pas la gloire, quelle vanité pourrions-nous éprouver ?

 

Ainsi, les sages ne cherchent pas l'éloge. Ils servent simplement sans se soucier dʹeux mêmes. Par conséquent, ils peuvent vivre en paix. Comme ils ne se battent contre rien ni personne, ils ne peuvent être battus. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, livre premier, phrase 13).

 

 

Résumé de cette phrase

 

 

« Le sage redoute autant la gloire que la disgrâce. Les honneurs sont pour lui une grande calamité, car la vanité engendre la confusion et la confusion est une calamité. Le sage ne cherche pas l'éloge et sert en s'oubliant dans le non-agir. Comme il ne se bat contre personne, il ne peut être battu, ainsi, il connaît la paix. »

 

 

Explications

 

 

La vanité

 

 

« Le sage redoute la gloire autant que la disgrâce. Les honneurs sont, pour lui, une grande calamité. Pourquoi redoute t-il ainsi autant la gloire que la disgrâce ? Quand vous avez la gloire, vous craignez de la perdre et vous craignez la disgrâce. Voilà pourquoi gloire et disgrâce sont toutes deux des choses à redouter. Que veut-on dire en disant que les honneurs sont une grande calamité ? Que la vanité plonge dans une grande confusion et que la confusion est une calamité. Mais quand nous ne connaissons pas la gloire, quelle vanité pourrions-nous éprouver ? »

 

Dans toute cette partie de la phrase, Lao-Tseu veut mettre en garde ses disciples contre la vanité. Pourquoi ? Parce que la vanité est une manifestation du faux-ego. La notion de faux-ego est quasiment inconnue, en occident, où l'on utilise plutôt, pour dire « faux-ego », le mot « ego ».

 

Mais tous les défauts, tout le mal que l'on attribue couramment à l'ego, sont en fait produits par le faux-ego. Un maître parfait (éveillé ou bouddha), surnommé, par les Aryens « Krishna », a parlé du faux-ego, dans le livre qui compile ses enseignements, la Bhagavad-Gîtâ, ou « Chant du bienheureux », ici, par exemple : « Celui que les plaisirs matériels n’attirent plus, qui n’est plus esclave de ses désirs, qui a rejeté tout esprit de possession et qui s’est libéré du faux-ego, peut seul connaître la Paix parfaite. » (Bhagavad-Gîtâ, extrait de 2:71 et 72 ou « Chant du bienheureux », 1:17).

 

Il dit aussi, dans un autre verset : « Sous l'influence de la nature humaine (les trois gunas), la conscience égarée par le faux-ego croit être l'auteur de ses actes, alors qu'en réalité, ils sont accomplis par la nature. » (Bhagavad-Gîtâ, extrait de 3:27 à 29 ou « Chant du bienheureux », 2:6).

 

Ou encore ici : « Qui connaît le détachement et garde contenu le faux-ego, qui reste d'humeur égale et déterminé dans le Service, celui-là est l'ami de Dieu. » (Bhagavad-Gîtâ, 12:13 et 14 ou « Chant du bienheureux », 10:10).

 

Dans le livre de La Voie il est dit : « Le faux-ego est inconscience. » (Bhaktimàrga, 1-2-28). Le faux-ego est le fruit de la « nescience », ou ignorance, absence de la connaissance (non-apprise ou para).

 

Il est à remarquer que dans « vanité », il y a « vain » et vain signifie dépourvu de sens. Quand le faux-ego, ivre d'honneurs et de reconnaissance, se gonfle d'importance, il plonge son « hôte » dans la confusion. La confusion, c'est quand on ne sait plus reconnaître le vrai du faux, le bien du mal, ce qui importe de ce qui est vain. La confusion engendre la souffrance. C'est pourquoi Lao-Tseu met en garde ceux qui l'écoutent, chercheurs, aspirants ou disciples, contre la vanité.

 

 

Humilité et sobriété

 

 

« Ainsi, les sages ne cherchent pas l'éloge. Ils servent simplement sans se soucier dʹeux mêmes. Par conséquent, ils peuvent vivre en paix. Comme ils ne se battent contre rien ni personne, ils ne peuvent être battus. »

 

La solution, à la vanité, c'est l'humilité (qui n'est pas la modestie) et la sobriété, la pondération... « Pour vivre heureux, vivons cachés » (Jean-Pierre Florian, « le grillon et le papillon »). Les Angas, quatrième pilier de l'agya (la sadhana de La Voie), recommandent la sobriété en tout. Le livre de La Voie dit, à propos d'humilité : « La Grâce aime l'humilité. » (Bhaktimàrga 2-7-4)

 

Lao-Tseu, dans la phrase 8, du livre premier, dit : « C'est pourquoi le sage, qui ressemble à l'eau, se rapproche du Tao. Il se plaît dans l'humilité, son cœur aime la profondeur. » (Tao-Te-King, extrait de 1:8)

 

 

 

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Tag(s) : #Tao, #Taoteking, #Laotseu, #sobriété, #humilité, #spiritualité, #lavoie

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