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Les sens tournés vers le dehors font que les Hommes ne voient plus, n'entendent plus, ne sentent plus l'essentiel en eux. L'existence humaine, sans conscience intérieure, rend fous les Hommes. Le sage, au contraire, se tourne aussi vers l'intérieur, c'est ce qui le rend libre.

 

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« Les cinq couleurs rendent aveugles les Hommes. Les cinq notes rendent sourds les Hommes. Les cinq saveurs trompent le goût des Hommes. Tout occupés aux plaisirs de leurs sens tournés vers le dehors, les Hommes ne voient plus l'essentiel en leur dedans.

 

Les courses violentes, l'exercice de la chasse rendent fou le cœur des Hommes. La course aux biens inaccessibles pousse l'Homme à des actes mauvais. De là viens que le sage se tourne vers l'intérieur et ne s'occupe pas uniquement de ce qu'il voit, de ce qu'il entend ni de ce qu'il goûte. C'est pourquoi il reste maître de ses choix. » (Lao-Tseu, Tao-Te-king, livre premier, phrase 12)

 

 

Résumé de cette phrase

 

 

« Les sens tournés vers le dehors font que les Hommes ne voient plus, n'entendent plus, ne sentent plus l'essentiel en eux. L'existence humaine, sans conscience intérieure, rend fous les Hommes. Le sage, au contraire, se tourne aussi vers l'intérieur, c'est ce qui le rend libre. »

 

 

Explications

 

 

Les cinq sens

 

 

« Les cinq couleurs rendent aveugles les Hommes. Les cinq notes rendent sourds les Hommes. Les cinq saveurs trompent le goût des Hommes. Tout occupés aux plaisirs de leurs sens tournés vers le dehors, les Hommes ne voient plus l'essentiel en leur dedans. »

 

Ici Lao-Tseu, dit à ses disciples que de ne vivre sa vie qu'à travers ses cinq sens (qui sont quatre au niveau du cerveau), induit l'Homme dans la confusion, l'erreur, la souffrance et l'ignorance. Il y a à voir, à entendre et à sentir, ressentir en son dedans, mais obnubilé par les sens, tourné uniquement vers le dehors, on ne perçoit pas l'essentiel en soi.

 

L'initié au Tao se tourne vers l'intérieur et ses yeux voient de nouveau, ses oreilles entendent, son odorat, son goût sentent et goûtent le Tao sous sa forme première. Sur La Voie d'aujourd'hui, on connaît le moyen de faire cela. Lao-Tseu révélait à ses disciples ces mêmes moyens : les techniques de méditation du tao ou La Voie. Ces techniques sont révélées à qui en fait la demande.

 

Krishna disait la même chose, par exemple : « ...Celui qui peut détacher ses sens des objets du désir, celui-là possède la vraie Connaissance. Éloignée des sollicitations des sens, l'âme incarnée leur est encore attachée. Mais qu'elle retrouve L'Unité et les désirs se calmeront. Forts et impétueux sont les sens ; ils captivent même le mental du sage qui veut les maîtriser. » (Bhagavad-Gîtâ ; extrait de 1:57 à 60 et le ''Chant du bienheureux'' extrait de 1.13)

 

 

Le libre-arbitre

 

 

« Les courses violentes, l'exercice de la chasse rendent fou le cœur des Hommes. La course aux biens inaccessibles pousse l'Homme à des actes mauvais. De là viens que le sage se tourne vers l'intérieur et ne s'occupe pas uniquement de ce qu'il voit, de ce qu'il entend ni de ce qu'il goûte. C'est pourquoi il reste maître de ses choix. »

 

Ici Lao-Tseu précise son enseignement, avec des mots de son époque, et dit que les plaisirs virils des Hommes, l'activité uniquement physique rendent fous les Hommes et les poussent au crime. Le sage, lui, a sans doute les mêmes activités, mais pas uniquement, il se tourne aussi vers son dedans, par la méditation, par exemple, et par le non-agir (le service), ce qui fait qu'il est dans l'harmonie du Tao, complet, en même temps du dehors et du dedans. C'est cette possibilité d'être du dehors et du dedans qui fait que le sage est libre, libre de choisir. C'est ce que l'on appelle le « libre-arbitre ».

 

Krishna a parlé, lui aussi, de la liberté attachée à la nature humaine : « ...Reste fermement libéré des fluctuations du mental. Fais ton devoir, sans être lié ni par le succès ni par l’échec, c'est ta liberté... » (Bhagavad-Gîtâ ; extrait de 2:47 à 50 et le ''Chant du bienheureux'' extrait de 1.10). Vous avez remarqué que Krishna parle de fluctuations du mental. On parle aussi de ces fluctuations du mental (vrttis), dans un autre livre : le Yogasûtra : « La liberté (le repos), est l'indifférence aux fluctuations du mental.» (Yogasûtra, aphorisme 2 du livre premier). J'ai noté "la liberté" ou "le repos" à la place du "yoga", dans les autres traductions du yogasûtra, parce qu'à l'époque de Patanjali, le mot yoga, sanskrit, signifiait "liberté", "libération" ou "repos". Plus tard il a signifié "Unité", "union".

 

Dans le « livre de La Voie », on parle aussi du libre-arbitre : « L'humain est libre d'aller, ou de ne pas aller, au Royaume, cette liberté en est La Clé. » (Bhaktimàrga 1-2-16).

 

 

 

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Tag(s) : #Tao, #Taoteking, #laoTseu, #lavoie, #sens, #spiritualité, #méditation

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