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Sans le trou du moyeu, le char ne servirait à rien. C'est le vide du vase qui est utile, pas l'argile. Une maison sans le vide des portes et des fenêtres ne servirait à rien. Comment y entrer, en sortir et comment le soleil pourrait-il l'éclairer ? La perfection est faite de l'être et du non-être, de la matière et du Tao.

 

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« Trente rayons se réunissent autour d'un moyeu. C'est de son vide dont dépend toute l'utilité du char. Si le moyeu n'avait pas de trou, l'axe ne pourrait y entrer et le char ne servirait à rien.

 

On pétrit de l'argile pour faire un vase. C'est de son vide que dépend la contenance du vase. On perce des portes et des fenêtres pour faire une maison, c'est de leur vide que dépend l'usage de la maison. Sans le vide, des portes et des fenêtres, comment pourrait-on entrer et sortir de la maison, comment le soleil pourrait-il l'éclairer ?

 

C'est pourquoi l'utilité vient de l'être, qui est comme la matière pleine et la réalisation du non-être, qui est comme le vide. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King livre premier phrase 11)

 

 

Résumé de cette phrase

 

 

« Sans le trou du moyeu, le char ne servirait à rien. C'est le vide du vase qui est utile, pas l'argile. Une maison sans le vide des portes et des fenêtres ne servirait à rien. Comment y entrer, en sortir et comment le soleil pourrait-il l'éclairer ? La perfection est faite de l'être et du non-être, de la matière et du Tao. »

 

 

Explications

 

 

Le vide essentiel

 

 

« Trente rayons se réunissent autour d'un moyeu. C'est de son vide dont dépend toute l'utilité du char. Si le moyeu n'avait pas de trou, l'axe ne pourrait y entrer et le char ne servirait à rien. »

 

Ici Lao-Tseu, dans son satsang (compagnie de la vérité) rappelle à ses disciples l'utilité de ce qui ne se voit pas du premier regard, ce vide apparent qu'est le Tao. Dans beaucoup d'autres phrases, il parle de l'importance du « vide », par exemple, dans la phrase 4 du livre un : « Le Tao est un vide inépuisable, il est si profond ! De lui sont sortis tous les êtres vivants. ». La phrase 5, du même livre dit aussi : « Le Tao, ce vide plein d'une inépuisable paix créatrice... »

 

Lao-Tseu, dans la phrase 15, du livre un, dit : « Celui qui reste sur la voie du Tao aime la vacuité, ce vide si plein du Tout... »

 

Krishna, pour parler de ce « vide », disait « non-manifesté » : « ...Toutes choses créées sont, à l’origine, non manifestées ; elles se manifestent dans leur état éphémère et, une fois dissoutes, se retrouvent non manifestées... » (la Bhagavad-Gîtâ, 2:27 à 30 ou le Chant du bienheureux, 1.6).

 

Pour dire le Tao, ce vide inépuisable, d'où sont sortis tous les êtres vivants, comme le disait Lao-Tseu, Krishna disait : « On le dit non manifesté et impérissable, ce royaume suprême, ce but ultime. Pour qui l'atteint, point de retour. C'est là où le Seigneur réside. » (la Bhagavad-Gîtâ, 8:21 ou le Chant du bienheureux, 7.14). Jésus parlait aussi du Royaume, ce Royaume qu'il disait être à l'intérieur de nous, comme à l'extérieur. (évangile selon thomas, loggion 3)

 

Lao-Tseu continue sur le même thème : « On pétrit de l'argile pour faire un vase. C'est de son vide que dépend la contenance du vase. On perce des portes et des fenêtres pour faire une maison, c'est de leur vide que dépend l'usage de la maison. Sans le vide, des portes et des fenêtres, comment pourrait-on entrer et sortir de la maison, comment le soleil pourrait-il l'éclairer ? » Pour finir par :

 

 

L'être et le non-être

 

 

« C'est pourquoi l'utilité vient de l'être, qui est comme la matière pleine, et la réalisation du non-être, qui est comme le vide. »

 

Lao-Tseu a déjà parlé de l'être et du non-être : « Une chose est l'être, l'autre, le non-être et ces deux choses, le non-être et l'être, s'ils ont des noms différents, ont la même origine. Le non-être est le Tao, l'être est ce qu'il a créé par sa vertu, qui est son énergie. C'est ainsi que le non-être habite l'être. », il continue, ici, à enfoncer ce clou.

 

L'être est la matière pleine, c'est-à-dire la créature, dont nous sommes. Pour que cette créature, pour que nous ayons quelque raison d'être, il nous faut réaliser le non-être, c'est-à-dire le Tao.

 

Le but de La Voie est justement ce que nous dit Lao-Tseu, dans cette phrase : la réalisation. Quand la conscience, habituellement occupée à la matière (pleine), s’intéresse aussi au non-être, c'est-à-dire à ce qui n'est pas né et ne mourra jamais ; le Tao. Quand l'être réalise le non-être, il prend tout son sens, comme le moyeu du char, avec son trou.

 

 

 

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Tag(s) : #tao, #laotseu, #taoteking, #spiritualité, #vide, #lavoie, #hansyoganand

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