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Comment peux-tu dire que la Grâce n'est pas avec toi ? Elle t'a donné le corps humain, qui est la porte vers la libération. N'as-tu pas lu, dans les Upanishad, que cette connaissance (para), ne peut être atteinte que par l'intermédiaire d'un maître éveillé ? N'as-tu jamais approché un tel Maître ?

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« Sot est celui qui croit être le guide de lui-même, quand il est le sujet soumis de ses désirs de sa vanité et de ses concepts. » (Bhaktimàrga 3-1-8)

 

Voici un dialogue entre un Satguru (guru parfait), Sarupanand ji Maharaj, (qui était le maître de mon maître) et un de ses disciples, sri Hans maharaj, (père de prem Rawat, un guru vivant aux états-unis et très connu dans les années 70-80), lors de leur première rencontre, en Inde (Extrait du livre : "Hansyog Prakash", union avec la lumière, de yogiraj Paramsant Satgurudev Sri Hans Maharaj) :

 

-Le maître : vous intéressez-vous de près ou de loin à la spiritualité ?


-Le disciple : oui, elle m'intéresse beaucoup. Je désire réaliser la vérité, mais je ne crois ni dans les faux gurus, ni dans les rites. Swami Dayanand m'a beaucoup influencé. J'ai lu les Upanishad et la Gîta. Dans ma famille, on lit aussi le Râmâyana, mais ce sont vraiment les Upanishad que je préfère.


-Le maître : Penses-tu qu'il est possible de réaliser Dieu en étudiant les écritures ?


-Le disciple : non, il faut acquérir la concentration de l'esprit et pratiquer la méditation. Il faut accomplir « yama » et « niyama » (voir les Angas), puis chercher à atteindre le « samadhi » (extase).


-Le maître : quel type de méditation pratiques-tu ?


-Le disciple : je pratique « havan » (cérémonie du feux remontant à la période védique) et « sandhya » (le salut au soleil) et je médite sur « Ôm » (mantra).


-Le maître : obtiens-tu une concentration correcte ? Où fixes-tu ton esprit ? Ne vagabonde-t-il pas pendant que tu médites sur « Ôm » en raison du fait que les vagues de la pensée sont plus rapides que ta récitation ? En fait, tu ne pourras atteindre un contrôle total du mental que par l'intermédiaire d'une aide extérieure. Le vrai yoga est celui qui est éternel et qui contient en lui-même les moyens de garantir la concentration.


Patanjali l'a décrit ainsi : « yogà citta-vrtti-nirodhah  » « Le yoga est l'indifférence aux variations du mental » (Yogasûtra livre un, aphorisme 2). « Ôm » n'a de rapport qu'avec les trois états de la conscience (Jàgrat : veille, dans le sens de ''pause'' durant laquelle la conscience peut se réveiller, Svapna : rêve dans le sens d'illusion-intérieure et Sushupti : la conscience en sommeil profond).

 

Il en existe un quatrième appelé « Turiya » (état de conscience pure), qui se trouve au-delà de la sphère de « Ôm ». On ne peut atteindre le samadhi si on n'a pas atteint Turiya. Du reste, les écritures nous parlent de deux types de connaissances : « para » (connaissance non-apprise, révélée) et « apara » (connaissances apprises, conceptuelles). C'est seulement la connaissance para qui peut conduire à la réalisation de soi, et tu n'en connais même pas l’abc !


-Le disciple : franchement, ce que tu me dis est vraiment très stimulant, je sens qu'il y a là quelque chose de très important et que je ne connais pas, en dépit de mes connaissances en matière d’écritures. Jamais je n'avais eu, aussi puissant, cet éclair d'intuition. (note : vous voyez l'utilité de l'humilité ? Chez-nous la réflexion : « Tu n'en connais même pas l'abc », aurait suscité une réaction du faux-ego, une vexation et celui qui est ici nommé, "le disciple", serait parti en traitant le maître de gros mytho.)


-Le maître : n'as-tu jamais essayé de focaliser ton esprit sur cet Être suprême appelé « Bhargo » dans les Védas et « Jyoti » dans les Upanishad (Lao-Tseu disait « Tao », d'autres disent Dieu), qui nous apparaît parfois comme un lumière-intérieure ?


-Le disciple : non, j'ai eu quelques étranges visions de lumière, dans ma première enfance, mais maintenant, je ne perçois plus rien.


-Le maître : tu es une grande âme, avec un grand fond de bons samskàra (incarnations) accumulés au cours de tes vies antérieures. Tu as seulement besoin d'une étincelle. Car, dis-moi, quel est l'intérêt de répéter « Ram-Ram » ou « Ôm-Ôm », ou bien le mantra « Gayatrî », sans mettre en pratique ce que signifient ces mantras ? Ne devrions-nous pas vivre ce dont nous parlons ?


-Le disciple : oui, mais je ne sais pas comment faire.


-Le maître : est-ce que l'étude des écritures ne t'a pas rendu capable de le faire ? Et si cela ne peut être connu par les seules écritures, quel est le bon moyen pour y parvenir ?


-Le disciple : peut-être que c'est par la Grâce de Dieu, puisque les Upanishad disent qu'il révèle lui-même la connaissance à celui qu'il a choisi !


-Le maître : comment peux-tu dire que la Grâce n'est pas avec toi ? Elle t'a donné le corps humain, qui est la porte vers la libération. N'as-tu pas lu, dans les Upanishad, que cette connaissance (para), ne peut être atteinte que par l'intermédiaire d'un maître éveillé ? N'as-tu jamais approché un tel Maître ?


-Le disciple : non, je n'ai pas confiance dans les gurus, et je crois que seul Dieu peut être guru.


-Le maître : alors, pourquoi Swami Dayanand va vers Virjanand, et pourquoi Nachiketas va vers le Seigneur de la Mort ? Suivant nos écritures, on ne peut trouver cette connaissance que par l'intermédiaire d'une âme éveillée et par aucun autre moyen.


-Le disciple : je n'ai rien contre le fait de faire confiance à un guru, dans le but de recevoir la connaissance, mais je ne peux l'adorer comme Dieu, comme la plupart des gurus aiment être adorés !


-Le maître : ceci est un aspect mineur. Ce qui compte, c'est d'avoir la vraie connaissance. Une fois que tu l'auras reçue, d'un vrai maître, tu développeras naturellement du respect et de l'amour pour lui. Dans ce sens, ta propre expérience doit être le meilleur guide.


-Le disciple : s'il tu pouvais donner cette connaissance, je te la demanderais.


-Le maître : oui, je le peux, et quand je t'aurai révélé le Saint-Nom (la Parole), tu réaliseras toi-même son immense signification. Cependant, on ne peut obtenir de succès, dans cette pratique (sadhana), que par une dévotion et une persévérance sans fin. C'est la pratique qui permet la réalisation.


-Le disciple : Bien sûr, je vais la pratiquer avec toute la sincérité et la persévérance qui sont en mon pouvoir. Mon désir pour la vérité est devenu si intense qu'il ne pourra plus jamais être contenu tant qu'il n'aura pas été satisfait.

 

 

 

 

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Tag(s) : #maître, #guru, #éveil, #connaissance, #spiritualité, #hansyoganand, #lavoie

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