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Le ciel et la Terre ne différencient pas les passions humaines. Ils regardent toutes les créatures comme importantes. Le sage considère chacun comme important. Le Tao, ce vide plein d'une inépuisable paix créatrice, ressemble à un soufflet de forge qui ne s'épuise point. Par une pratique assidue, on se met dans son mouvement et on ne s'épuise point.

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« Le ciel et la Terre ne différencient pas les passions humaines. Ils regardent toutes les créatures comme importantes. Le sage considère chacun comme important. Le Tao, ce vide plein d'une inépuisable paix créatrice, ressemble à un soufflet de forge qui ne s'épuise point.

 

Par une pratique assidue, on se met dans son mouvement et on ne s'épuise point. Celui qui en parle beaucoup arrive souvent à l'épuisement. Quand c'est possible, mieux vaut se taire et rester dans le non-agir ». (Tao-Te-King, 1:5)

 

Vanité des passions

 

« Le ciel et la Terre ne différencient pas les passions humaines ». Cet ensemble dual, de la Terre et du ciel, compose le lieu de vie des créatures, humaines ou non. Que Lao-Tseu ait débuté cette phrase en citant cet ensemble dual et fonctionnant en synergie est bien dans l'esprit de son enseignement, où souvent les choses sont présentées en paires. Le ciel et la Terre sont encore les sujets de plusieurs autres phrases, les plus proches étant les 1:6 et 1:7, soit les deux suivantes.

 

Le ciel symbolise souvent la spiritualité éthérée, l'origine de l'eau, souvent comparée au Tao, et la Terre est le lieu de la matérialité, de l'incarnation où vivre sa spiritualité, pratiquer une sadhana. L'ensemble Terre et ciel est souvent cité, dans le Tao-Te-King, comme référence de ce qui est ancien et ce qui est plus ancien, encore, incréé est le Tao :

 

« Il est un être indéfinissable et indistinct qui existait avant le ciel et la terre. Il n'a pas de voix audible, il est immatériel ! Sa vie ne doit rien à personne, il est inchangeant. Il est en tout, constamment.

 

Vous pouvez le considérer comme l'origine de l'univers. Je ne sais quel nom lui donner. Pour parler de lui je l'appelle Tao. On ne peut lui trouver de nom. Invisible, il est immense, immobile, il se propage à l'infini, en fuyant, il revient.

 

Le Tao est grand. L’univers est grand. La Terre est grande. L’homme est grand. Ce sont les quatre grandes puissances. L’homme se base sur la Terre. La Terre se base sur l’univers. L’univers se base sur le Tao. Le Tao ne se base que sur lui-même ». (Tao-Te-King 1:25).

 

Le ciel et la Terre symbolisent la dualité. L'Unité viendra le jour où la Terre et le ciel s'uniront. «  Le ciel et la terre s'uniront pour faire descendre une douce rosée, et les peuples vivront en Paix de leur propre chef ». (Tao-Te-King, extrait 1:32).

 

Les êtres humains sont pris dans la confusion de l'ignorance (de l'Unité), alors leurs esprits sont pris de passions, grandes et petites. Toutes ces passions sont vaines et ni la Terre, ni le ciel ne s'en soucie.

 

Le sage (nom générique que Lao-Tseu donne à l'éveillé, celui qui a conscience de l'Unité ou Tao), est comme le ciel et la Terre, il sait les passions vaines et ne juge pas. Il considère chaque vie avec un regard égal, lui accordant le même respect. Le grand, le petit, l'humain, l'animal, l'insecte sont, pour le sage des manifestations du Tao, plus exactement de sa vertu.

 

La pratique du souffle

 

« Le Tao, ce vide plein d'une inépuisable paix créatrice, ressemble à un soufflet de forge qui ne s'épuise point ». Cette mention du soufflet de forge est un rappel d'une des techniques que Lao-Tseu avait reçue en Inde, (au Pakistan actuel, durant son mystérieux séjour, quand il s'en est allé vers le sud-ouest de la Chine). Il rencontra, en Inde, des détenteurs et pratiquants d'une connaissance mystique qu'il a fait sienne et enseigna à son tour, revenu en Chine. Cette connaissance est la mère du yoga que les Aryens intégrèrent, en partie, à leur religion védique. Le yoga dont il est question ici n'a rien à voir avec quelconque yoga existant aujourd'hui. La Voie est l'héritière directe de cette mystique.

 

Il reçu quatre techniques de méditation différentes, dont une ayant à voir avec le souffle, qui était l'ancêtre du pranayama. Cette technique n'a rien à voir avec celles du pranayama, telles qu'enseignées et pratiquées depuis longtemps. Elle est encore aujourd'hui révélée à ceux qui en font la demande. C'est une des quatre techniques de La Voie.

 

Le soufflet de forge est comme les poumons qui aspirent et expirent l'air et cet air attise la braise, pour en faire un grand feu. Cette braise peut-être comparée à la conscience humaine, le feu, à la réalisation, à la dévotion, ou bhakti. Ce soufflet ne s'épuise point, de la naissance à la mort. Mais après la mort, ce que son souffle contenait, continue d'exister, même sans le soufflet. Le soufflet est l'outil de l'incarnation pour concrétiser ce que Lao-Tseu nommait « vertu du Tao », c'est-à-dire sa force, son pouvoir en action dans le vivant.

 

La pratique (ou sadhana)

 

« Par une pratique assidue, on se met dans son mouvement et on ne s'épuise point ». Une pratique assidue est l'Observance d'une sadhana. On sait déjà que le mot sanskrit : « sadhana », signifie : « Ce qu'il faut faire ». Ici Lao-Tseu nous dit qu'une pratique consiste à se mettre (en conscience), dans le mouvement (de va-et-vient, de remplissage et de vidange) du soufflet de forge inépuisable. Il nous invite à être comme ce soufflet de forge, la respiration, inépuisable, ce qui signifie ne rater aucune respiration. Si on ne s'épuise point, par cette pratique assidue, c'est qu'elle est naturelle, simple, ne demandant aucun effort, contrairement aux techniques du pranayama, difficiles à pratiquer constamment. Ici, il semblerait que Lao-Tseu nous dise que l'attention portée au souffle de la forge, doit être constante.

 

Agir plutôt que dire

 

« Celui qui en parle beaucoup arrive souvent à l'épuisement ». Ici, Lao-Tseu nous dit que d'en parler est plus fatiguant que de le faire. Pratiquer cette technique de méditation, que nous avons nommé la technique « du Saint-Nom » est, non seulement, simple et naturelle, mais que de parler est plus fatigant que de la pratiquer.

 

Le non-agir

 

« Quand c'est possible, mieux vaut se taire et rester dans le non-agir ». Se taire permet de faire le Nectar, les initiés comprendront et rester dans le non-agir signifie « rester dans le service », le service qui est un des quatre piliers de La Voie. Le non-agir, c'est agir en se mettant hors d'atteinte de la loi d'action-réaction (karma), dans le détachement du fruit de nos actes. C'est possible d'agir dans le « non-agir », c'est-à-dire d'être dans le service en pratiquant le Saint-Nom, tout en faisant ce que l'on a à faire. Porter son attention sur le souffle de la forge, ce qui ne demande aucun effort, moins que de parler, peut se faire en agissant et en se taisant. Ici, Lao-Tseu nous invite au silence et à l'action, dans l'Observance.

 

 

 

 

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Tag(s) : #laotseu, #taoteking, #spiritualité, #respiration, #saintnom, #lavoie, #méditation

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