Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

"C'est pourquoi, lorsque le prince est un sage, il se tient hors de la confusion, gardant ainsi sa conscience au bon endroit, et il reste humblement dans le non-agir toujours plein de vie et de force. Il travaille, exempt de désirs, à garder le peuple dans sa pureté originelle, loin des connaissances vaines".

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

Si vous tenez à partager ce texte, copiez-collez son adresse

 

Tao-Te-King entier

Télécharger le mp3

 

 

 

 

 

« En ne mettant pas sur des piédestaux les sages, on évite de blesser le peuple et on le garde en paix. En ne montrant point ostensiblement le luxe, on le garde loin du vol. En ne gardant pas son attention fixée sur les objets du désir, on empêche le cœur de se troubler. C'est pourquoi, lorsque le prince est un sage, il se tient hors de la confusion, gardant ainsi sa conscience au bon endroit, et il reste humblement dans le non-agir toujours plein de vie et de force.

Il travaille, exempt de désirs, à garder le peuple dans sa pureté originelle, loin des connaissances vaines. Il fait en sorte que les savants se méfient de leurs savoirs et n'osent plus agir en les prenant pour guide de conduite. Ce prince éclairé pratique le non-agir, et alors il n'y a rien qui ne soit bien gouverné ».

 

 

La bonne gouvernance

 

 

La Tao-Te-King ne parle pas seulement du Tao (Le tout) et du tao (la pratique), il parle aussi d'un temps mythique où les peuples étaient gouvernés par ce que Lao-tseu nomme des « sages », qui étaient des éveillés, en Inde, on aurait dit des satguru. Lao-Tseu (de son vrai nom Li Er), qui était un maître parfait, un éveillé, est parti, selon sa « légende », pour une destination inconnue, à l'ouest de la Chine. Personne ne sait où il s'est rendu ni quel avait été le but de son voyage.

À l'ouest de la Chine se trouve, à l'époque de Lao-Tseu (  VIe siècle av. J.-C ), comme encore aujourd'hui, un passage pour une région des Indes où vivent des « sages », détenteurs d'une connaissance spirituelle particulière que Lao-Tseu voulait recevoir. Ces « sages » ou éveillés étaient les héritiers directs de la mystique d'une civilisation disparue, la civilisation de l'Indus ou harappéenne.

C'est cette mystique harappéenne que nous disons être l'ancêtre du yoga mystique, de La Voie, enseignée par de nombreux éveillés comme Krishna, Bouddha, Lao-Tseu, Guru Nanak, Jésus, Patanjali, etc. Il était possible de passer de la Chine à l'Inde (l'actuel Pakistan), à travers la chaîne de l’Himalaya, par le col de Khunjerab, qui relie la région chinoise du Xinjiang et le nord du Pakistan.

À cette époque, vivaient dans cette région du nord-ouest de l'Inde, l'Hindu-Kush et le Cachemire (Kasmir), au Pakistan actuel, un peuple venu de plus à l'ouest (Bactriane), les Aryens, et les descendants du peuple de l'Indus. Les Aryens avaient assimilé la mystique Harappéenne à la leur, védique, et Lao-Tseu a été initié à La Voie (Tao signifie « La Voie ») dans cette région. Il est ensuite retourné en Chine où il l'a enseignée.

La civilisation Harappéenne avait été une civilisation particulière, où les cités, comme Mohenjo Daro, étaient gouvernées par des sages. On dit que cette civilisation ne connaissait ni la prison ni les armes et n'avait pas d'armée. Les védas parlent de cette civilisation des bords du Sarasvati, fleuve disparu, berceau de la civilisation harappéenne. Lao-Tseu fait souvent mention de cette civilisation mythique disparue, à son époque, depuis mille ans.

Dans le Tao-Te-King, il est souvent question de ces princes sages, c'est-à-dire éveillés, qui gouvernaient, sagement, leurs royaumes. Dans cette phrase trois du livre premier, il est question de ça : « C'est pourquoi, lorsque le prince est un sage, il se tient hors de la confusion, gardant ainsi sa conscience au bon endroit, et il reste humblement dans le non-agir, toujours plein de vie et de force ».

 

 

La technique du Saint-Nom ou non-agir

 

 

La confusion, dont parle ici Lao-Tseu, est l'état où se trouve le mental quand il n'est pas dirigé par l'âme. Comment l'âme (ou conscience), garde-t-elle le contrôle du mental ? En restant au « bon endroit ». Quel est ce bon endroit ? C'est l'Unité ou « conscience du Tao ». Sur La Voie, actuellement, nous dirions : « En restant dans le Saint-Nom », c'est-à-dire en pratiquant la technique du Saint-Nom.

Cette technique, Lao-Tseu la connaissait, il l'avait reçue lors de son initiation. Cette technique permet de rester « en conscience » de l'Unité tout en vaquant à ses occupations quotidiennes. C'est ce que veut dire : « il reste humblement dans le non-agir ». Rester dans le « non-agir », sur La Voie actuelle, c'est être dans le service. Le service est un des trois piliers de la sadhana, de La Voie. Il correspond au « non-agir » de Lao-Tseu.

Krishna, qui était un maître de La Voie, parlait, comme nous, de service : « Le service peut, dans cette vie, libérer qui s’y engage des suites de l’action, bonnes ou mauvaises. Efforce-toi d'agir en renonçant aux fruits de tes actes ». (Bhagavad-Gîtâ 2:50, le chant du bienheureux 1:10). Renoncer aux fruits de ses actes, c'est le non-agir de Lao-Tseu ! « Celui qui connaît le Tao ferme sa bouche, ses oreilles et ses yeux, il reste dans le non-agir, il se dégage de tous liens, voile l'éclat dont il rayonne, il ressemble à tout le monde. Il est semblable au Tao ».(Tao-Te-King, livre deux, extrait de la phrase 56)

 

 

La connaissance et les connaissances

 

 

Ce prince « sage », des temps anciens, connaissait la différence entre « la connaissance » non-apprise, venue par la fréquentation assidue du Tao, et « les connaissances », toutes théoriques, le savoir venu de l'intellect et génératrices de confusion : « Il travaille, exempt de désirs, à garder le peuple dans sa pureté originelle, loin des connaissances vaines. Il fait en sorte que les savants se méfient de leurs savoirs et n'osent plus agir en les prenant pour guide de conduite ».

Dans cette société « parfaite », dirigée par des « sages », il y a des savants, sans doute travaillent-ils à trouver des techniques susceptibles d'améliorer le sort commun, mais ces savants, s'ils se servent de connaissances intellectuelles, dans le cadre de leur travail, ne laissent pas ces connaissances théoriques diriger leur vie. Le guide de conduite était, à l'époque, ce que, sur La Voie, nous nommons l'agya. Cet agya est l'ensemble des préconisations d'ordre moral, destinées à favoriser, chez celui qui les respecte, la pratique de La Voie, c'est-à-dire la conscience du Tao. Dans la phrase : « Il se tient hors de la confusion, gardant ainsi sa conscience au bon endroit », il est question de cette conscience du Tao. C'est elle « le bon endroit », qui garde la conscience hors de la confusion.

 

 

 

 

Avec un smartphone, ou certaines tablettes, le blog est moins confortable

Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur

 

Tag(s) : #Tao, #taoteking, #laotseu, #lavoie, #spiritualité, #méditation, #hansyoganand

Partager cet article

Repost0