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Voici un texte  qui parle de la prière silencieuse des catholiques, moines et moniales vivant dans la contemplation. Le Christ priait ainsi et plus encore, nous sommes absolument sûrs qu'il méditait et pratiquait les mêmes techniques que la voie.

 

L'astérisque* renvoie au lexique

 

 

 

La vraie prière du Christ ou prière silencieuse

 

 

Sur la voie de la liberté, notre pratique, la Sàdhana ou Agya*, repose sur trois pieds. Un de ces pieds est la Méditation* ''formelle''. J'écris formelle parce qu'un des trois pieds, le Service*, est une forme de Méditation en action, c'est à dire qu'il est possible de la pratiquer tout en vaquant à ses occupations habituelles. La Méditation formelle se pratique à l'aide de quatre techniques révélées à ceux qui en font la demande au cours d'une initiation; la Révélation*.

 

Parmi ces trois techniques de Méditation, il en est une qu'il est possible d'utiliser dans le Service. Cette technique, dite du Saint-Nom* est très semblable à cette prière silencieuse dont nous parle le moine dominicain Jean-Marie Gueulette, dont l'article est reproduit plus bas.

 

La technique du Saint-Nom fait penser à cette prière silencieuse à ceci près que sur la voie il n'est pas question d'un nom que nous pouvons dire, prononcer, auquel il nous est possible de penser. Je ne puis être plus précis, l'explication est donnée au cours de la Révélation.

 

Cette technique de Méditation, que nous pratiquons en Méditation formelle et dans le Service, est cette prière que le Christ pratiquait lorsqu'il allait s'isoler, la nuit. [lire ce texte: La vraie prière du Christ] A part cette différence, tout ce qu'a écrit ce moine dominicain est essentiellement similaire à l'enseignement délivré aux disciples à travers le Satsang [un autre des trois pieds de l'Agya].

 

 

Les initiés à la voie-originelle

reconnaîtront les propos de ce moine

 

 

Cette phrase: ''cette pratique qui remonte aux origines du christianisme consiste à '' s’asseoir et désirer Dieu '' en répétant intérieurement son nom'' en dit plus qu'elle n'en a l'air...parmi ces premiers chrétiens certains connaissaient le Saint-Nom et sa pratique; le vraie prière du Christ qui s'est perdue depuis, remplacée par cette belle pratique décrite dans l'article. Mais le christianisme n'est pas la seule religion dont l'origine est la pratique que la voie enseigne et qui est devenue autre chose, au fur et à mesure que les concepts ont pris la place de la Vérité*, faute de parole vivante.

 

La vraie prière n'est expliquée par aucun livre, seul un guide vivant la transmet au cours du ''baptême dans l'esprit Saint et dans le feux'' [Luc 3:16]. Dans les spiritualités asiatiques, indiennes il s'est passé la même chose avec le bouddhisme, le védisme, le taoïsme, le yoga [raja, karma, bhakti, jnana et hatha] le sikhisme, le jaïnisme etc.

 

 

''Le guide est un être humain incarné en même temps que celui qui le suit ''

[Bhaktimàrga 3-1-3]

 

 

C'est ainsi que sont apparus les mantras, les mandalas, les exercices respiratoires de type prànàyàma etc.

 

Les moines pratiquant la prière silencieuse décrite par le texte ci-après, comme les moines bouddhistes pratiquant la respiration consciente, la récitation des mantras, les yogis s'exerçant au prànàyàma et les moines taoïstes enchaînant les mouvements de taï-chi sont de belles personnes qui affinent leur Conscience. Il n'empêche que le yoga-originel de la voie est celui qui est à l'origine de toutes ces spiritualités.

 

Voici, en suivant, un article publié sur www.lavie.fr un article sur la prière silencieuse. C'est ce qui reste de plus ressemblant à cette vraie prière du Christ dont je vous ai entretenu dans un texte du blog, même si le Saint-Nom a été un peu changé.

 

Début de l'article:

 

''On l’appelle parfois prière monologiste [sur un unique mot], prière du silence intérieur  ou oraison de simple regard. Simple et dépouillée, cette pratique qui remonte aux origines du christianisme consiste à '' s’asseoir et désirer Dieu '' en répétant intérieurement son nom.

 

Depuis plus de 10 ans, le dominicain Jean-Marie Gueullette en transmet les fondements dans des sessions. Il publie chez Albin Michel un Petit Traité de la prière silencieuse.

 

Comment aborder cette façon de se recentrer sur Dieu ?

 

La présence de Dieu, en nous, est au-delà de toute sensation. La prière silencieuse est un acte de foi. Il s’agit de choisir de désirer Dieu, de recentrer ''inlassablement sa volonté et son amour sur Lui, de faire comme Lui : nous donner entièrement, nous tenir présents. Cette pratique n’est ni un monologue avec nous-même, ni une méditation sur des valeurs : elle est adressée à quelqu’un ! À Dieu, dont nous sommes le temple. Pour une fois, nous sommes attentifs à sa présence. Nous le rejoignons en nous.

 

Vous consacrez plusieurs pages à décrire les différentes postures adaptées à cette pratique. Pourquoi ?

 

Il est toujours tentant de regarder la relation à Dieu comme quelque chose de compliqué pour mieux y renoncer. Au lieu de reconnaître qu’on ne sait pas se tenir immobile, on a vite fait d’inventer des discours pour se convaincre qu’on n’est pas contemplatif ou qu’on est un grand pêcheur... Alors que, parfois, c’est juste un problème de lombaires ! Trouver la position qui convient et se tourner vers la présence de Dieu de tout son être : ce programme peut sembler pauvre. Encore faut-il s’en donner les moyens. Pour y arriver, la façon de se tenir, la forme du tabouret ou la hauteur de la chaise qu’on utilise sont déterminants. Les chrétiens ne sont pas spontanément réceptifs à un discours associant corps et prière. Mais quand ils acceptent de tenter l’expérience, ils sont stupéfaits de ce qu’ils sont capables de faire.

 

À quoi « sert » le support du nom de Dieu ?

 

Cette façon de prier existe depuis les débuts du christianisme : la répétition intérieure d’un nom de Dieu aide à se recentrer sur Sa présence. L’idée est de choisir celui par lequel on s’adresse habituellement à Dieu dans la prière. Encore une fois, on ne peut réduire Dieu à nos perceptions. On ne choisira donc pas une idée sur Dieu ou un qualificatif. Car, si je dis amour ou justice, je suis dans l’emprise, j’impose mon prisme. Or, Dieu est au-delà de ce que je peux dire de Lui. Cette répétition aide à fixer l’attention, mais il faut y mettre une intention : celle de se tourner vers quelqu’un. Le nom nous permet un accès plus rapide à notre temple intérieur, lieu de silence où Dieu réside.

 

Cette prière silencieuse est-elle faite pour tout le monde ?

 

De nombreuses personnes la pratiquent spontanément sans savoir qu’elle relève d’une longue tradition. Elle n’est pas forcément adaptée à tout le monde, mais elle est accessible à tous ! Ça n’est ni la « meilleure », ni la seule façon de prier – c’est d’ailleurs la richesse de l’Église d’avoir permis une telle diversité d’expressions spirituelles –, mais sa simplicité parle à de nombreux croyants. Elle est exigeante, sans être compliquée. Selon votre état intérieur, vous prononcerez sans doute le nom de Dieu avec des nuances de joie, d’angoisse, de colère. Le silence, le dépouillement, le fait qu’il n’y ait pas besoin de se raconter rencontrent une demande.

 

Certains milieux chrétiens y sont-ils plus sensibles que d’autres ?

 

Les acteurs de la pastorale de la santé, par exemple, accueillent cette forme de prière avec un naturel incroyable. J’ai vécu une expérience très forte avec trois cent visiteurs d’hôpitaux ou de maisons de retraite. Le silence est immédiatement descendu dans la salle et, en quelques minutes à peine, chacun avait trouvé sa posture. Ces bénévoles font chaque jour l’expérience de la gratuité et du calme donné. Être assis au chevet d’un malade et lui tenir la main : ça n’est en rien ''efficace'', mais c’est une présence essentielle. Ils ont compris spontanément cette façon de prier.'' 

 

Interruption de l'article.

 

Cette prière est très semblable à notre Méditation sur le Saint-Nom ou Verbe, sinon par la technique au moins par la posture intérieure. Suivent les extraits de l'article qui ont le plus de similitudes avec l'enseignement de la voie et l'expérience de bien de ses pratiquants.

 

Reprise de l'article:

 

-''s’asseoir et désirer Dieu'' 

-''Il s’agit de choisir de désirer Dieu, de recentrer inlassablement sa volonté et son amour sur Lui''

-''nous donner entièrement, nous tenir présents''

-''...À Dieu, dont nous sommes le temple. Pour une fois, nous sommes attentifs à sa présence. Nous le rejoignons en nous''.

-''Il est toujours tentant de regarder la relation à Dieu comme quelque chose de compliqué pour mieux y renoncer''

-''Au lieu de reconnaître qu’on ne sait pas se tenir immobile, on a vite fait d’inventer des discours pour se convaincre qu’on n’est pas contemplatif ou qu’on est un grand pêcheur''

-''Trouver la position qui convient et se tourner vers la présence de Dieu de tout son être'' 

-''Cette répétition aide à fixer l’attention, mais il faut y mettre une intention : celle de se tourner vers quelqu’un. Le nom nous permet un accès plus rapide à notre temple intérieur, lieu de silence où Dieu réside''.

 

Fin de l'article

 

 

Des Satsang sur ce thème:

-S'abandonner pour se retrouver

-Se taire et changer son regard

-Quand je médite je n'aime personne: je médite

 

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Tag(s) : #spiritualité, #yogaoriginel, #spirituality, #jésuschrist, #dieu

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